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SANTE : Ce que l’Association des cliniques privées du Sénégal attend des autorités publiques

Auteur: Laïka Nzanguila BA

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SANTE : Ce que l’Association des cliniques privées du Sénégal attend des autorités publiques

Le secteur privé de la santé, au Sénégal, veut désormais compter. Réunie ce samedi 18 avril à Dakar en assemblée générale ordinaire, l’Association des cliniques privées du Sénégal a affiché clairement ses ambitions : se restructurer, renouveler ses instances, mais surtout s’imposer comme un acteur incontournable dans les politiques sanitaires du pays.

Face à ses membres venus de plusieurs régions du pays, le président de l’association, Dr Serigne Falilou Samb a dressé le bilan d’un mandat marqué, selon lui, par des avancées significatives. «Nous avons structuré l’association et participé activement à l’évolution du système sanitaire sénégalais », a-t-il déclaré.

Un poids majeur encore sous-estimé

Le secteur privé estime encore son rôle, dans la chaîne sanitaire du pays, sous-évalué, malgré son poids réel. D’après les chiffres avancés, les cliniques privées assurent près de 50% de l’offre de soins de jour et jusqu’à 80% des prises en charge nocturnes. «À partir de 18 heures, la majorité des urgences est gérée par le privé», a insisté le président.

Avec 150 voire 200 cliniques recensées sur le territoire, dont une centaine légalement constituées, le secteur représente également un investissement de plusieurs centaines de milliards de francs CFA. À Dakar comme dans des régions, telles que Thiès, Kaolack ou Ziguinchor, les structures privées sont largement majoritaires.

Un sentiment d’exclusion des décisions publiques

Malgré ce poids, le constat reste amer : le secteur privé se dit insuffisamment associé aux décisions stratégiques. «On a l’impression qu’il existe un ministère de la santé publique, mais pas un ministère de la santé dans sa globalité», a regretté le président, pointant une absence d’intégration dans les politiques sanitaires nationales.

Autre défi majeur évoqué : l’exercice illégal de la médecine. Sur ce point, le président se veut ferme. «C’est une question juridique. La profession est strictement encadrée et toute pratique en dehors des règles constitue une infraction grave, voire un crime», a-t-il rappelé, appelant à une application rigoureuse des lois.

Vers une posture plus offensive

Face à ces enjeux, l’association affiche désormais une ambition claire : passer d’un rôle passif à une posture proactive. La création imminente d’une chambre patronale marque cette volonté de changement. L’objectif est de faire reconnaître pleinement les cliniques privées comme des acteurs économiques majeurs et des partenaires incontournables du système de santé.

«Nous voulons être considérés comme des investisseurs à part entière et établir un cadre de concertation avec les autorités», a expliqué le président. Une démarche qui vise à renforcer la collaboration public-privé et à améliorer l’efficacité des politiques de santé au Sénégal.

Avec cette nouvelle orientation, les cliniques privées entendent non seulement consolider leur place, mais aussi redéfinir leur influence dans un système sanitaire en quête de performance et d’équilibre.

Auteur: Laïka Nzanguila BA
Publié le: Samedi 18 Avril 2026

Commentaires (2)

  • image
    Khasseur il y a 7 heures
    Vous avez fini de faire du système de santé sénégalais un zoo inaccessible. La recherche absolue du profit tout en foulant au pied le minimum d'humanisme a fait du système sénégalais (public comme privé) un lieu de mouroir silencieux
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    Yoo il y a 6 heures
    Personne ne s'efforce à soigner. Vous êtes payés, comme tout autre métier. Kéneu défoufi bénévolat. Arrêtez ces foutaises
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    Patience il y a 2 heures
    Il y a un vrai problème parce que la quasi totalité des médecins du public exercent dans le privé. Ils accélèrent leurs RV du public pour être disponibles à leurs RV dans le privé qui payé plus. Ils font leurs interventions chirurgicales dans le privé à coût de millions. Au Sénégal, à partir du jeudi, il n'y a plus de médecins au Sénégal puisqu'ils sont tous en week-end à Saly. De nuit comme de jour, les cliniques privées travaillent à la chaîne et l'hôpital public est malade. Les cliniques privées se portent bien et il faut arrêter l'hypocrisie en faisant semblant d'être en souffrance. Comment peut-il exister 200 cliniques privées pour seulement 100 reconnues et homologuées. Cela veut dire que les 100 cliniques privées clandestins tuent volontairement des malades avec la complexité de l'état. Au lieu de faire la chasse aux homosexuels, l'état ferait mieux de se lancer à la poursuite de ces criminelles de cliniques clandestines. Cela veut dire qu'au Sénégal, tout le monde est complice et la sanction n'existe pas. Il est où le changement de régime et celui des mentalités et pratiques ? Si on continue à se mentir, le pays risque de sombrer sous peu.

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