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Save A Child’s Heart : Une maison, 75 pays, un seul battement

Auteur: Fatima Diop Ba (Envoyée spéciale à Tel-Aviv)

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Save A Child’s Heart : Une maison, 75 pays, un seul battement

⚡ Résumé express généré par IA, vérifié par la rédaction
- L'ONG Save A Child’s Heart a soigné plus de 8 500 enfants de 75 pays depuis sa création en 1995 par le Dr Ami Cohen. - L'organisation prend en charge 300 à 350 enfants par an, venant notamment du Rwanda, du Sénégal, d'Irak et des territoires palestiniens. - Plus de 150 médecins ont été formés en Israël pour traiter les pathologies cardiaques dans leurs pays d'origine.
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À quelques mètres d’un hôpital israélien, une maison ne ressemble à aucune autre. Ici, on parle toutes les langues, on porte tous les drapeaux, mais on n’a qu’une seule religion : sauver des enfants. La maison Save A Child’s Heart est bien plus qu’un refuge, c’est un lieu où la magie opère. En sus de l’hôpital dédié aux traitements des pathologies pédiatriques cardiaques, cet espace est un cocon pour les enfants accompagnés d’infirmiers et de leurs parents pour s’épanouir, le temps d’un traitement. 

C’est un espace suspendu entre la science et l’humanité, où le chargé des relations publiques et porte-parole de l’organisation, Daniel Campos et ses équipes font de la cardiologie pédiatrique un acte de paix. Ce dernier s’est chargé d’instruire la dizaine de journalistes venus de sept pays d’Afrique francophone, de la fondation à l’impact de l’organisation qui depuis sa création, a eu à soigner plus de 8 500 enfants de 75 pays. 

L’histoire commence il y a plus de trois décennies, dans l’appartement des parents du docteur Ami Cohen, à Netanya. En 1995, ce cardiologue visionnaire accueillait les premiers petits patients dans le salon familial, entouré d’infirmières bénévoles. Le premier enfant était venu d’Éthiopie. Il n’y avait rien, sauf une conviction : aucun enfant ne doit mourir parce qu’il est né au mauvais endroit. 

Quand le Dr Cohen meurt en 2021, en tentant l’ascension du Kilimandjaro, ses amis et collègues refusent l’arrêt du projet humanitaire et ils décident de pérenniser la mission. Aujourd’hui, l’ONG prend en charge 300 à 350 enfants chaque année. 

 

Plus qu’un traitement, une famille

Aujourd’hui, Save A Child’s Heart accueille des enfants du Rwanda, du Sénégal, d’Irak, d’Éthiopie, d’Europe orientale et « même des territoires palestiniens », nous renseigne t-on. D’après M. Campos, un enfant sur cent naît avec une malformation cardiaque. Et dans certains pays, une simple infection mal soignée, faute d’antibiotiques, devient une cardiopathie acquise. 

De ce fait, pour le traitement, certains peuvent rester des années. Et quand le séjour est long, c’est toute la famille qui est prise en charge : la maman, le papa qui vient une fois par an, parfois même la grand-mère. « Le but, c’est qu’ils se sentent à la maison », confie le responsable. 

Dans la cour, les bénévoles jouent avec les enfants. On traite, on console, on rit. On fait des trachéotomies pour que les tout-petits puissent respirer. Des parents, les mamans en particulier,  participent aux jeux et aux petits soins pour pouvoir assurer le suivi une fois au pays.

Plus de 150 médecins formés 

La mission ultime de Save A Child’s Heart n’est pas qu’à Tel-Aviv. Elle est à Dakar, à Kigali, à Addis-Abeba. « Notre objectif, c’est de donner aux pays africains la capacité de soigner eux-mêmes ces pathologies cardiaques. Et un jour, il ne devrait plus être nécessaire de faire voyager les enfants », espèrent les praticiens. 

À ce jour, plus de 150 médecins se sont déjà formés en Israël et sont rentrés chez eux pour servir et partager leur expertise.  « On donne un poisson, on nourrit pour un jour. On apprend à pêcher, on nourrit pour la vie », estime le Dr Campos. Rappelant que la formation est lente, exigeante, car il en va de la vie.

Au mur, des photos du Dr Cohen et le premier enfant éthiopien soigné.  Cette maison est remplie de beaux souvenirs comme ceux des enfants sénégalais Pierre Célestin Abraham Faye, soigné en 2018, à ses 2 ans,  et Ndiaga Fall.  Ce dernier, né en 2005, a été admis plusieurs fois en Israël pour traiter sa tétralogie de Fallot, une cardiopathie congénitale. À ses 14 ans, il a été soigné et y a réalisé son plus grand rêve de rencontrer la star du football, Lionel Messi. Et ce ne sont que les premières pages. Des centaines d'autres récits battent encore dans ces couloirs.

Car au fond, Save A Child’s Heart ne soigne pas seulement des cœurs. Elle redonne de l’espoir. Et elle prouve que quand un enfant respire à nouveau, c’est l’humanité entière qui bat plus fort.

Auteur: Fatima Diop Ba (Envoyée spéciale à Tel-Aviv)
Publié le: Mercredi 01 Juillet 2026

Commentaires (2)

  • image
    Iceberg Brainstorming il y a 8 heures
    Pendant ce temps Trump et Seytaniaou ont exterminé 170 PETITES FILLES par 3 frappes ciblees, successives avec des missiles de dernière génération... ET PERSONNE N'EN PARLE... Y'a Allah que sommes nous devenus 😭😢💔❤️🩹
  • image
    blabla il y a 8 heures
    Disons 171 ET demie ça sonne encore plus vraie. Certainement qu'eux pensent aux 189 petites filles africaines mortes au Soudan , Mali ou Congo

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