A Ziguinchor, les familles des trois jeunes tués la semaine dernière par une mine anti-personnelle ont déploré ce mardi lors de la levée des corps l’absence d’assistance de l’Etat.
En outre la plateforme des femmes pour la paix en Casamance exige la reprise des opérations de déminage «dans les plus brefs délais». Dans une déclaration, Ndèye Marie Thiam, présidente des femmes a déclaré que « toutes les personnes opposées au déminage de la Casamance doivent retenir les noms de ces garçons emportés par une mine dont leur conscience entend leurs cris ». selon elle, ce nouveau drame pose avec « acuité la question du déminage en Casamance ». D’ailleurs, poursuit-elle « aucune divergence entre l’Etat et le MFDC ne saurait être un obstacle au déminage. «Nous ne voulons plus que nos enfants meurent dans ces conditions », a-t-elle alerté.
Pour rappel, l’accident s’est produit le 16 août dernier dans la commune d’Oulampane (Bignona), tuant 7 garçons âgé de 26 à 13 ans et dont 4 parmi les gens tués ont été enterrés sur place à cause de leur état). La charrette qui les transportait a sauté sur une mine anti-personnelle. Il s’agit de Ibrahima Sané (26 ans), Sadibou Sané (13 ans), Mbaye Sané (19 ans), Mamadou Sané (13 ans) Mamadou Lamine Sané (10 ans) et deux de leurs cousins, Demba Goudiaby et Bassirou Mbengue. Les blessés sont Ansoumana Sané (18 ans), Djibril Sané (19 ans) et Mamadou Lamine Sané (13 ans). C’est une charrette remplie de jeunes du village de Tatacouré en partance pour un mariage.
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