Assemblée nationale : « bébé de l’année », deux anciens députés sermonnent El Malick Ndiaye
L’intervention du député Pastef, Cheikh Bara Ndiaye, lors de la séance plénière sur le durcissement des peines contre les actes contre-nature (article 319 du Code pénal), suscite une vive indignation au sein du camp présidentiel. En qualifiant le président Bassirou Diomaye Faye de « bébé de l’année », le parlementaire a provoqué la colère des partisans du pouvoir, qui réclament désormais des sanctions exemplaires.
Interrogé par Les Échos, l’ancien député Théodore Cherif Monteil rappelle que le règlement intérieur de l'Assemblée nationale offre des outils juridiques clairs au président de l'institution. Selon lui, de tels propos pourraient être qualifiés d'injures publiques envers le chef de l'État, un délit qui autorise le président de l'Assemblée à faire dresser un procès-verbal et à saisir immédiatement le Procureur de la République, conformément à l'article 62 du règlement.
De son côté, Alioune Souaré déplore le manque de réaction immédiate durant la séance. Il estime que le président de séance aurait dû exercer son pouvoir de police en rappelant le député à l’ordre, en lui retirant la parole ou même en procédant à son expulsion temporaire de l’hémicycle.
« Au nom de la séparation des pouvoirs, le président de l'Assemblée nationale n'aurait pas dû permettre qu'une autre institution, en l'occurrence le président de la République, soit attaquée de cette manière au sein de l'hémicycle », tranche l'interlocuteur du quotidien d'information.
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