Ismaïla Diallo (Pastef) : « La reddition des comptes est une volonté du régime mais pas dans le rapport de force »
Ce vendredi 27 février, lors de l’examen des conclusions du projet de résolution de mise en accusation devant la Haute cour de justice de Moussa Bocar Thiam, l’Assemblée nationale, Ismaela Diallo a tenu à clarifier la position du régime sur la reddition des comptes.
Selon le député, la volonté de faire la lumière sur la gestion passée est réelle, mais elle ne saurait s’inscrire dans une logique d’affrontement. « La reddition des comptes est une volonté du régime. Mais pas dans le rapport de force », a-t-il affirmé. Ismaïla Diallo rappelle que le pouvoir a choisi d’agir dans le strict respect des lois.
« Nous avons choisi de respecter les textes, c’est ce qui explique la Haute Cour de justice », a-t-il souligné, en référence à la juridiction compétente pour juger les anciens ministres. Il insiste sur un point essentiel : « Une mise en accusation n’est pas un jugement. »
Pour lui, il s’agit d’une étape procédurale normale dans un État de droit. Néanmoins, il estime que Moussa Bocar Thiam doit répondre des faits qui lui sont reprochés. « Nous qui sommes aujourd’hui au pouvoir devrons, demain aussi, rendre compte », a-t-il ajouté. Tout en plaidant pour un principe d’exemplarité.
Au-delà des considérations judiciaires, Ismaïla Diallo met en avant un enjeu économique et social. « L’État a besoin de recouvrer ses biens et de faire face aux mouvements sociaux », a-t-il déclaré, liant la reddition des comptes à la nécessité de restaurer les marges budgétaires. Évoquant notamment la situation des enseignants et les tensions sociales, il affirme que le gouvernement entend investir dans le capital humain.
« Nous voulons renforcer l’éducation nationale et la santé », a-t-il expliqué. Le parlementaire estime que les efforts engagés témoignent d’une volonté politique claire.
Pour Ismaïla Diallo, la conjoncture exige un effort collectif. « La volonté est là et les actes posés montrent que l’État fait des efforts. Mais tout le monde doit se sacrifier », a-t-il conclu. Il a appelé à la responsabilité partagée dans un contexte de réformes et de redressement.
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