Le chef de l’Etat veut ériger l'économie sociale et solidaire en priorité nationale. Il souhaite aussi capitaliser sur les acquis, actions et expériences mis en œuvre par les différents acteurs, notamment les coopératives, associations, fondations, Ong et mutuelles.
C’est dans cette perspective qu’un atelier de partage a réuni, ce jeudi, Enda Ecopole et le Réseau des acteurs et des professionnels des entreprises et des industries culturelles de l'Afrique de l'Ouest (Rapeicao).
Une rencontre ayant pour but de discuter de «la diversité culturelle et architecturale au cœur du projet», notamment le fait de savoir «comment construire et habiter autrement dans les collectivités territoriales».
«C’est une discussion assez ouverte où les gens essaient d’analyser ce projet de 100 000 logements, eu égard à la capacité de production du pays qui n’avait pas, jusqu’à présent, dépassé 5 000 logements par année, depuis l’indépendance. Faire 100 000 logements en 5 ans équivaut à 20 000 par année ; c’est vraiment une utopie», souligne Malick Gaye, Directeur du Relais pour le développement urbain du réseau Enda.
En effet, ledit projet cible les bidonvilles. «La cible du président de la République, ce sont les habitants des bidonvilles et les Sénégalais qui sont voués à la location. Car, matériellement, il est très difficile de produire ce type de logement pour ces cibles. Mais les coopératives, les fédérations d’habitat mobilisent les financements pour améliorer et construire leurs propres logements».
A noter que ces coopératives construisent des logements dont le coût est inférieur à 2,5 millions de francs Cfa. En sus de cela, elles ont des crédits qui sont sans intérêt.
Par ailleurs, selon Malick Gaye, l’innovation doit être accompagnée par des institutions financières pour les demandeurs de logement.
Il soutient qu’«il faut beaucoup d’innovations, d’abord au niveau des populations. Parce que, tout simplement, il faudrait que nous allions dans un contexte d’avoir une coopérative qui est propriétaire même du logement et interlocutrice des institutions financières qui sont ciblées. Des institutions financières qui doivent être populaires, comme les caisses d’épargne, les tontines qui sont très nombreuses au Sénégal et qui prêtent de l'argent, non pas à une personne, mais à un collectif de personnes avec une caution solidaire», avance-t-il.
Et pour se faire, il y a deux réformes à faire au Sénégal par les officiels. Dans un premier temps, «reconnaître les coopératives, les fédérations, les caisses par une loi votée à l’Assemblée nationale».
Puis, faire en sorte que les populations se démettent d’une propriété individuelle de la terre. Car, déclare le directeur du Relais pour le développement urbain du réseau Enda, la terre appartient toujours à une communauté et pas à une habitation.
A l’en croire, si ce problème de terre est réglé, cela permettra d’avoir une sécurité de l’occupation de la tenure foncière et immobilière et que la personne soit garantie dans 30 ans et que l’on ne la déloge pas.
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