Calendar icon
Monday 27 April, 2026
Weather icon
á Dakar
Close icon
Se connecter

Réforme institutionnelle : le Président de la République ne peut plus diriger un parti politique

Auteur: Aminata SARR

image

Réforme institutionnelle : le Président de la République ne peut plus diriger un parti politique

🎧 Écouter l'article 39 écoutes

Le projet de loi portant révision constitutionnelle introduit une évolution majeure du statut du chef de l’État, désormais formellement exclu de toute fonction de direction au sein d’un parti politique ou d’une coalition.

Selon l’article 38 du texte, la fonction de Président de la République est incompatible avec l’appartenance à toute assemblée élective nationale ou locale, ainsi qu’avec l’exercice de toute autre fonction, publique ou privée. Elle consacre également l’interdiction pour le chef de l’État de diriger un parti politique ou une coalition de partis politiques, son rôle au sein d’une formation politique étant strictement limité à une fonction honorifique.

Le texte précise en outre que le Président de la République ne peut participer à une campagne électorale, sauf s’il est lui-même candidat à sa propre succession. Il conserve néanmoins la possibilité d’être membre d’académies dans des domaines du savoir.

Selon l'article 39, "en cas de démission, d’empêchement définitif ou de décès du Président de la République, la suppléance est assurée par le Président de l’Assemblée nationale. Celui-ci est chargé d’organiser l’élection présidentielle dans un délai minimum de soixante jours et maximum de quatre-vingt-dix jours, après la constatation et l’annonce de la vacance par la Cour constitutionnelle".

Lorsque le Président de l’Assemblée nationale se trouve lui-même dans l’un des cas d’empêchement visés, la suppléance est assurée par le premier Vice-Président de l’Assemblée nationale, et, si ce dernier est empêché, par l’un des autres Vice-présidents selon l’ordre de préséance établi.

Auteur: Aminata SARR
Publié le: Lundi 27 Avril 2026

Commentaires (7)

  • image
    observateur il y a 6 heures
    Mon cher on n'a pas de probleme avec tout ce qui est instiution . On a un probleme économique et financier. Tu dois chercher un PM financier qui a un bon carnet d'adresse avec les bailleurs
  • image
    bouka il y a 4 heures
    c'est quoi l'utilité du président donc c'est le PM qui doit avoir un carnet d'adresse mais le président? vous etes trop con
  • image
    Aamx il y a 6 heures
    Ah non ! ce serait une grave erreur Rien que la situation de l'actuel Président de la République Diomaye suffit à prouver le dangerosité d'une telle réforme, qui est juste une mauvaise idée issus des assises nationales que Tout le monde pensait être une bonne chose, jusqu'à ce qu'on rencontre la situation actuelle de Diomaye, un PR pris en otage par son propre parti politique PASTEF, jusqu'à ce qu'il sente le besoin de créer une coalition pour exister : résultats pays bloqué. Dans le contexte sénégalais un Président de la République doit avoir la direction d'un parti politique, s'il veut être efficace, sinon c'est juste une coquille vide.
  • image
    kof il y a 6 heures
    Donc c'est fini entre le pastef et diomaye
  • image
    Ngor Jegaan il y a 5 heures
    Moi, je suis pour UN REGIME PARLEMENTAIRE. Vous remarquerez que notre "référence", la France, est le seul pays d'Europe occidentale et même des démocraties avancées, à avoir un PR fort. Tous les autres ont un PR (ou un roi) avec un rôle purement globalement honorifique, avec toutefois le statut de protecteur de la constitution. Outre son caractère plus équilibré et plus transparent - parce que permettant d'éviter la concentration des pouvoirs entre les mains d'un seul homme qui pourrait avoir des tentations autocratiques et des mécanismes de contrôle plus indépendants - le régime parlementaire permet de remettre la question de la limitation des mandats entre les mains des électeurs : aussi longtemps que ces derniers auront confiance au parti (ou à la coalition) au pouvoir et à son leader pour la marche du pays ils les maintiendront au pouvoir par le biais d'élections générales ; mais une fois qu'ils perdent la confiance de la majorité (à la suite d'un scandale, d'une crise grave, etc.), même en plein mandat, le PR peut convoquer des élections anticipées pour faire correspondre la nouvelle configuration de l'assemblée à la volonté populaire.
  • image
    QUESTION il y a 5 heures
    Un coup d'état rampant, debout voire courant. Pardon... volant ?
  • image
    Samba il y a 5 heures
    Ca c'est une arme a double tranchant pour Pastef mais il ne voit pas, ils ne s'occupent que de l'immediat. Pastef sans Ousmane Sonko c'est rien. Interdire au president d'etre membre d'un parti c'est pour Pastef en cas d'accession de Ousmane Sonko a la magistrure supreme la fin du parti parce qu'en verite ils sont bati comme les autre parti avec le culte du chef. Je pense qu'il ferait mieux de s'occuper aux problemes financiers et sociaux des senegalais autrement ils auront la pire deisillusion de leur histoire.
  • image
    RAJOUT il y a 3 heures
    Il faut rajouter que le Président est exclu de toute création de fondation et il doit renforcer les institutions .

Participer à la Discussion

Règles de la communauté :

  • Soyez courtois. Pas de messages agressifs ou insultants.
  • Pas de messages inutiles, répétitifs ou hors-sujet.
  • Pas d'attaques personnelles. Critiquez les idées, pas les personnes.
  • Contenu diffamatoire, vulgaire, violent ou sexuel interdit.
  • Pas de publicité ni de messages entièrement en MAJUSCULES.

💡 Astuce : Utilisez des emojis depuis votre téléphone ou le module emoji ci-dessous. Cliquez sur GIF pour ajouter un GIF animé. Collez un lien X/Twitter, TikTok ou Instagram pour l'afficher automatiquement.