
La journée du 22 mars 2009 rappelle bien des souvenirs sur le plan politique, en ce sens qu'elle a vu l'opposition réunie au sein de Bennoo Siggil Senegaal gagner les Locales à Dakar, remportant du même coup la mairie de la capitale. Moussa Taye, aujourd'hui Secrétaire général adjoint de la mairie de Dakar, qui parle d'une «journée magique», déclare qu'ils ont passé le reste de l'année 2009 à régler des dettes laissées par leurs prédécesseurs. Quant à Moussa Sy de la coalition Sopi, par ailleurs député-maire des Parcelles assainies, il indique que «le grand signal du 22 mars pour les élus, c'est le contrôle citoyen». Au soir du 22 mars 2009, Bennoo Siggil Senegaal avait fini de prendre la mairie de Dakar des mains des libéraux. Moussa Taye, aujourd'hui Secrétaire général adjoint de la mairie de Dakar, qui a encore en mémoire cette «journée magique du 22 mars 2009», pense que «l'équipe municipale a répondu aux attentes des populations de Dakar». Mais, il tient à expliquer : «La municipalité étant une continuité, nous avons mené dans notre première phase une séance d'imprégnation et de mise à niveau pour comprendre le milieu dans lequel nous devions évoluer pour partager et voir ce que nous avions proposé dans les premiers mois». Il fallait aussi, poursuit-il, «assumer les conséquences de la continuité. Nous avons passé presque 2009 à régler la dette, à restaurer la crédibilité de l'administration communale». Et de souligner : «Dans la deuxième phase, il fallait que le maire donne des garanties aux Dakarois, comme le respect de ses engagements. C'est d'ailleurs le sens de sa déclaration de patrimoine. Ensuite, nous avons commencé à développer dans les différents secteurs les programmes que nous voulions mettre en oeuvre, selon notre calendrier». Moussa Sy : «Le grand signal du 22 mars pour les élus, c'est le contrôle citoyen»Toutefois, M. Taye attire l'attention que l'équipe dirigeante de la mairie de Dakar «n'est pas satisfaite à cent pour cent, car elle a rencontré des difficultés qui sont d'ordre structurel». «Comme vous le savez, le maire Khalifa Sall a inscrit son mandat sous la transparence, il n'y a plus de marché de gré à gré. C'est ce qui explique les lenteurs des procédures administratives liées aux marchés publics». Pour sa part, le député libéral Moussa Sy déclare que son appréciation de la gestion de la mairie de Dakar, après un an, «ne peut être que biaisée ou approximative». «C'est très difficile de faire une appréciation. Ils n'ont pas encore fait plus d'un an. Il y a des choses à faire, comme l'état des lieux, les prises de contact avec les populations etc. Il faut attendre deux ans pour jauger les initiatives des uns et des autres». Néanmoins, il dit saluer les initiatives des uns et des autres. «Pour le moment, il y a une synergie. Nous avons tous ensemble une visibilité par rapport à ce que nous voulons faire». Mais, pour le maire des Parcelles assainies, «le grand signal du 22 mars, pour les élus, c'est le contrôle citoyen». «Le contrôle citoyen se renforce de jour en jour par rapport à ce qui se faisait avant. Maintenant, le maire ne peut plus faire ce qu'il veut, il peut être révoqué à tout moment».
Auteur: Jacques Ngor SARR
Publié le: Mardi 23 Mars 2010
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