[Billet d'humour] Pastef : la rupture… version ndogou
Ça sent le déjà-vu. Ou mieux, le déjà-mâché. Au Palais, on ressort les marmites et on sert des «ndogou» politiques comme au bon vieux temps. Après les coordonnateurs départementaux de Pastef, voilà que le journaliste Madiambal Diagne annonce un autre festin. Les députés du même parti conviés, sur invitation solennelle du président. Service à table, photos presque officielles, sourires soigneusement calibrés.
On applaudit. Il y a rupture. Oui, celle du jeûne.
Pour le reste, on cherche encore la fameuse frontière entre gestion de l’État et affaires partisanes. On nous avait promis un mur étanche ; on découvre une porte tambour.
Les régimes précédents faisaient pareil ? Justement. Le «système» change de locataires, mais la vaisselle reste.
Peut-être que cette majorité écrasante — non moins mécanique — profitera du dessert pour être briefée sur l’urgence d'adopter le projet de loi sur les « actes contre nature ».
On se souvient pourtant qu’il n’y a pas si longtemps, cette même galaxie, dans les ténèbres de l’opposition, promettait la criminalisation de l'homosexualité.
A la place, on durcit les peines d’un côté et, de l’autre, on met en garde les dénonciateurs.
Moralité sous cloche, sifflet contre les lanceurs d’alerte.
Drôle de pédagogie. On tape sur la table, mais pas trop fort ; on brandit l’exemple, mais à huis clos. Et pendant que les convives trinquent à la «transformation», le citoyen, lui, compte les couverts et se demande : rupture ou simple rotation des chaises ?
Au fond, le problème n’est pas le « ndogou ». C’est l’indigestion politique.
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