Calendar icon
Wednesday 01 April, 2026
Weather icon
á Dakar
Close icon
Se connecter

Qui choisit vraiment le Secrétaire général de l’ONU ?

Auteur: Dr. Madiagne Diallo,

image

Qui choisit vraiment le Secrétaire général de l’ONU ?

À chaque cycle de désignation du Secrétaire général des Nations unies, une même impression domine : celle d’une compétition internationale où les meilleurs profils s’affrontent à armes égales, croyant en une élection démocratique par les voix de l’Assemblée de l’Organisation des Nations Unies. Pourtant, cette perception est largement trompeuse. En réalité, l’histoire de l’ONU montre que cette fonction stratégique échappe aux logiques classiques de mérite, de démocratie ou de popularité.

La récente agitation autour d’une éventuelle candidature de l’ancien Président du Sénégal, S.E.M. Macky Sall, en est une illustration. Très commentée au Sénégal et en Afrique, elle mérite d’être replacée dans le véritable cadre de sélection du poste : un processus profondément géostratégique et géopolitique, dominé par les équilibres entre grandes puissances du Conseil de Sécurité de l’ONU : les États-Unis, la Russie, la Chine, la France et le Royaume-Uni.

Une élection… sous contrôle et induction des grandes puissances : officiellement, le Secrétaire général est nommé par l’Assemblée générale sur recommandation du Conseil de sécurité des Nations unies. Mais dans les faits, tout se joue au sein de cet organe, et plus précisément entre ses cinq membres permanents.

Leur pouvoir est déterminant : chacun dispose d’un droit de veto. Autrement dit, un seul de ces pays peut éliminer n’importe quel candidat, même largement soutenu par les autres Etats. Donc Le critère décisif est l’absence de veto, et non la supériorité du profil. Les blocages géopolitiques et géostratégiques produisent des candidats de compromis parfois inattendus et définissent le profil du généralement accepté par tous : le plus modéré, peu clivant et disposant d’une forte expérience internationale sans penchant politique démontrée.

De par les discours, comportements et cultures décisionnelles géostratégiques et géopolitiques respectives des grandes puissances du Conseil de Sécurité, on peut lire que les États-Unis ont historiquement exercé des vetos décisifs, là où la Russie et la Chine privilégient des profils non interventionnistes, alors que les puissances européennes soutiennent des profils multilatéralistes.

Tout ceci transforme radicalement la logique de sélection. Il ne s’agit pas de choisir le meilleur, mais d’éviter celui qui dérange. Le processus est donc moins une compétition qu’un filtrage progressif, au terme duquel émerge un candidat acceptable par tous — sans forcément susciter l’enthousiasme. Il s’agit de choisir un secrétaire et non un leader des leaders politiques mondiaux (ce qui serait inacceptable par au moins un d’eux, d’où un veto) !

Ainsi, une candidature fortement politisée a peu de chances d’aboutir. Le soutien public précoce doit être mesuré, privilégiant les canaux discrets. L’influence réelle s’exerce en amont, via des alliances diplomatiques ciblées discrètement.

Revenons à l’histoire qui parle d’elle-même : depuis 1946, les Secrétaires généraux de l’ONU illustrent parfaitement la logique expliquée.

Le premier SG ONU, Trygve Lie (Norvège, 1946–1952), est choisi dans un contexte de naissance de l’organisation, sans véritable compétition structurée. Son successeur, Dag Hammarskjöld (Suède, 1953–1961), reste l’un des exemples les plus frappants : quasi inconnu au moment de sa nomination, il émerge comme candidat de compromis après des blocages entre les grandes puissances, au détriment de figures beaucoup plus célèbres comme Lester B. Pearson. Après sa disparition brutale, U. Thant (Birmanie/Myanmar, 1961–1971) est choisi pour sa neutralité dans un contexte de Guerre froide. La même logique prévaut pour Kurt Waldheim (Autriche, 1972–1981), puis Javier Pérez de Cuéllar (Pérou, 1982–1991), ce dernier étant désigné après de multiples tours bloqués entre candidats plus en vue. De ce qui suit, se note que depuis 1981, l’Amérique n’a plus eu de SG ONU. Dans les années 1990, Boutros Boutros-Ghali (Égypte, 1992–1996) incarne un tournant : malgré un bilan jugé solide, il est empêché d’obtenir un second mandat à cause d’un veto des États-Unis. Cet épisode confirme une règle essentielle : même en fonction, un Secrétaire général reste dépendant des grandes puissances. Son successeur, Kofi Annan (Ghana, 1997–2006), est lui-même un choix de compromis après ce blocage. Fonctionnaire interne de l’ONU, discret et consensuel, il est préféré à des figures africaines plus politiques comme Amara Essy. Donc, l’Afrique a occupé le poste de 1992 à 2006. Plus récemment, Ban Ki-moon (Corée du Sud, 2007–2016) technocrate l’emporte face à Shashi Tharoor, pourtant très médiatique, avant que António Guterres (Portugal, depuis 2017) ne s’impose face à plusieurs candidates de premier plan, dont Irina Bokova et Kristalina Georgieva.

Une constante est le tri par élimination : de cette histoire, sur près de 80 ans, se dégage une constante forte à savoir que le Secrétaire général n’est presque jamais le plus connu au départ, mais souvent le plus acceptable à la fin. Les profils trop visibles, trop politiques ou perçus comme idéologiquement marqués sont généralement écartés. À l’inverse, les candidats discrets, expérimentés et capables de rassurer toutes les grandes puissances ont un avantage décisif. C’est ce que certains analystes appellent la « zone grise optimale » : un équilibre subtil entre crédibilité et neutralité. Cette élection se joue dans l’ombre, comme on dit “Straw polls” secrets, négociations bilatérales, « deals » géopolitiques implicites : le vote final n’est qu’une formalité !

2027 une course déjà balisée : dans la perspective du mandat 2027–2031, 5 figures internationales se positionnent (Costa Rica : ancienne Vice-Présidente, S. E. Mme Rebeca Grynspan, produit onusien et actuelle Secrétaire générale de la CNUCED ; Argentine : S. E. M. Rafael Grossi, diplomate et actuel Directeur général de l’Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) ; Chili (sans soutien du pays) : ancienne Présidente S. E. Mme Michelle Bachelet, Ancienne Haute-Commissaire aux droits de l’homme de l’ONU ; Union Africaine (26 contestés, sans soutien du pays) ancien Président du Sénégal S. E. M ; Macky Sall, ancien Président de l’Union Africaine ; et Argentine : S. E. M. Virginia Gamba, Représentante spéciale du Secrétaire général de l’ONU.

Ainsi, plusieurs tendances structurent déjà la compétition. D’une part, une rotation géographique non écrite favoriserait le continent américain (donc l’Amérique latine). D’autre part, une pression croissante plaide pour la nomination d’une femme, une première dans l’histoire de l’ONU.

Dans ce contexte, certaines candidatures se détachent. Celle de S. E. M. Rebeca Grynspan apparaît aujourd’hui comme la plus alignée avec les critères dominants : femme, latino-américaine, profil technocratique et peu clivant. À l’inverse, des personnalités plus exposées politiquement, comme S. E. Michelle Bachelet, suscitent davantage de réserves, notamment du côté de certaines grandes puissances et rejetée par son pays. Aussi, devant S. E. M. Virginia Gamba avec moins d’expérience sur le plan global.

Le diplomate S. E. M. Rafael Grossi incarne quant à lui une alternative crédible, susceptible d’émerger en cas de blocage sur les femmes et s’il ne bute pas sur les questions nucléaires liées aux deux guerres les plus en vue en Ukraine et Iran. Selon les critères historiques, il serait favori sur S. E. M. Macky Sall, un candidat médiatiquement et politiquement exposé et aussi éventuellement jugé clivant, lequel aussi la rotation géographique est à sa défaveur. Sa chance serait fortement liée au non vouloir d’une femme et un blocage sérieux sur les questions du nucléaire.

Une Afrique divisée, une opportunité manquée : un autre élément mérite attention, le rôle de l’Union africaine. Contrairement à certaines précédentes échéances, l’organisation n’a pas su porter une candidature unique, conforme et consensuelle. Cette dispersion affaiblit le candidat S. E. M. Macky Sall et le poids du continent dans les négociations. Elle prive également l’Afrique d’une occasion de parler d’une seule voix face aux grandes puissances — un levier pourtant essentiel dans ce type de processus.

Une vérité dérangeante, mais essentielle : au final, une réalité s’impose, aussi simple que déroutante, à l’ONU, on ne gagne pas parce qu’on est le meilleur ; on gagne parce qu’on est celui que personne ne veut bloquer.

Ce système, souvent critiqué, garantit pourtant une forme de stabilité : le Secrétaire général est avant tout un médiateur, dont la légitimité repose sur sa capacité à dialoguer avec tous, y compris les puissances les plus opposées.

Pour le grand public africain, comprendre cette mécanique, c’est déjà commencer à mieux défendre ses intérêts dans les grandes arènes internationales.

Quelle leçon et quel conseil pour le Sénégal : il s’agit de comprendre les règles réelles du jeu et sortir du réal politique national qui plus embarrasse que n’éclaire. Soutenir un candidat ne suffit pas. Encore faut-il qu’il soit acceptable par les cinq membres permanents du Conseil de sécurité. Dans ce contexte, une stratégie efficace consisterait à s’insérer dans les dynamiques de consensus, en nouant des alliances discrètes et en anticipant les équilibres géopolitiques et géostratégiques décisionnelles.

Auteur :

Dr. Madiagne Diallo, Professeur des universités en Aide à la Décision et Optimisation

Lauréat du Prix Africain de Evidence Leadership Award 2020, de l’Académie Africain des Sciences et AFIDEP Kenya.

Ancien Ministre Conseiller chargé de la Coopération Sud-Sud, auprès de S.E.M. Abdoulaye Wade

Ancien Consul Général du Sénégal à São Paulo au Brésil

Ancien Secrétaire général adjoint du CESE

Auteur: Dr. Madiagne Diallo,
Publié le: Mercredi 01 Avril 2026

Commentaires (13)

  • image
    Mandoir il y a 5 heures
    instructif Machalah 🙏🏿
  • image
    Galsen for ever il y a 3 heures
    Donc, je compte sur Poutine contre l'élection du criminel Macky Sall à la tête de l’Onu
  • image
    Jah il y a 5 heures
    Merci pour ces eclairecissements.
  • image
    Ngor il y a 5 heures
    Selon moi, l'absence de soutien de l'union Africaine est paradoxalement une bonne chose pour M. Macky Sall. Les 5 membres du conseil de sécurité qui sont les véritables décideurs n'aimeront pas avoir un secrétaire général trop aligné sur un groupe de pays. S'il apparaît trop comme le candidat d'un continent, il subira un ou plusieurs vetos.
  • image
    la ministre il y a 5 heures
    Mme Aissata Sall nous a deja donné tous les éclaircissements a ce sujet . Quelle femme intelligente !! le secretaire Gneral n est pas élu mais nommé .
  • image
    @ il y a 1 heure
    Booofff Elle ne fait que crier, réciter par coeur des citations mais Khamoul dara.
  • image
    Vérité il y a 5 heures
    Seuls les 5 du conseil de sécurité élisent qui ils veulent ,rien n'est figé ,tout évolue, quelque soit son degré de divination ,personne ne sait ce qui se passer ,seul Dieu le sait et il n"est pas bavard donc qu'on nous épargne des tâtonnements, comme disent les anglais ,wait and see !
  • image
    Vérité il y a 5 heures
    Devination plutôt
  • image
    Vieux briscard Onusard il y a 5 heures
    Le Secrétaire général de l'ONU est nommé par l'Assemblée générale sur recommandation du Conseil de sécurité. La procédure, fondée sur l'article 97 de la Charte, implique des candidatures proposées par les États, des dialogues interactifs, et nécessite le consensus des 5 membres permanents du Conseil avant un vote final de l'Assemblée générale.  Procédure de sélection : Candidatures : Les États membres proposent des candidats, qui soumettent une déclaration de vision et un CV. Sélection (Conseil de sécurité) : Le Conseil de sécurité, notamment ses 5 membres permanents (P5), recommande un seul candidat à l'Assemblée générale, généralement après des scrutins à huis clos. Dialogues interactifs : Des débats sont organisés avec les candidats pour présenter leur vision aux États membres. Nomination (Assemblée générale) : L'Assemblée générale nomme le candidat, généralement par acclamation ou vote.
  • image
    Ngor Jegaan il y a 4 heures
    C'est le meilleur article d'un sénégalais que j'ai lu sur cette affaire. Et c'est quand j'ai lu son CV (notamment auprès du Pdt Wade) que j'ai compris pourquoi il ne voulait pas être catégorique sur les chances de Macky préférant rester dans le politiquement correct. Mais il est clair que dans le contexte géopolitique et de la culture du genre actuels, MACKY SALL N'A AUCUNE CHANCE! D'ailleurs, il l'a subsumé en filigrane, démontant au passage tous les arguments de ATS, en particulier sur sa tentative de nier le principe de la rotation géographique. LA TENTATIVE DE CANDIDATURE DE MACKY N'EST RIEN D'AUTRE QUE DE LA DIVERSION LIEE A DES CONSIDERATIONS POLITIQUES INTERNES (reddition des comptes, crimes de sang, etc.).
  • image
    Xeme il y a 4 heures
    .Les seuls soutiens sûrs de Macky Sall seront la France, et peut-être les USA et l'Angleterre à cause du lobbying d'Israël. Et dans ce dernier cas, il y aura veto de la Russie et de la Chine. Ne nous voilons pas la face la seule raison qui a fait espérer à un Macky Sall un poste de secrétaire général de l'ONU c'est tout le travail qu'il a abattu pour l'Occident pour son nouvel ordre mondial, ses mensonges de changement climatique, de promotion du genre a la place du sexe, de sa plandémie covid19. Pour tout cela, il espère un fort soutien. Mais vu que Trump tente de défaire les USA de l'emprise d'Israël, et vu la correction que Israël est entrain de recevoir de l'Iran, les cartes de Macky Sall pourraient se retrouver brouillées.
  • image
    Dr. Abdoulaye Mbengue il y a 4 heures
    Merci Prof. Madiagne Diallo pour une brillante analyse 🙏
  • image
    Ah les titres académiques il y a 4 heures
    Un « docteur » « professeur des universités »? C’est la première fois que je vois ça
  • image
    Samba Thiam il y a 3 heures
    La nomination du Secrétaire général de l’ONU : au-delà des illusions régionales et des sabotages internes. J’ai regardé le biopic Dag Hammarskjöld avec beaucoup d’intérêt et je recommande vivement de le visionner à domicile. Il restitue avec intensité la dimension mythifiée du rôle du Secrétaire général des Nations Unies. Mais ce récit cinématographique ne doit pas nous détourner de la réalité crue : la désignation du Secrétaire général demeure avant tout un arbitrage de haute sécurité, régi par l’efficacité opérationnelle et le consensus des grandes puissances. Dans ce processus, la bénédiction régionale n’est qu’un rituel creux, sans valeur juridique ni poids réel. Or, ce constat est aggravé par les agissements indignes de la diplomatie sénégalaise actuelle. Le ministre des Affaires étrangères, Cheikh Niang, ressuscité par S.E. M. le Président Macky Sall en 2012, incarne la ligne brouillonne et incohérente de la diplomatie sénégalaise. Au lieu de défendre avec force la candidature de S.E. M. le Président Macky Sall, il s’est enfermé dans une posture de sabotage et de petites manœuvres réduisant l’action diplomatique du Sénégal à un théâtre d’ombres. Ce comportement est non seulement indigne d'un grand diplomate de carrière mais suicidaire pour l’image du pays. Il prive le Sénégal d’une opportunité historique, affaiblit l’Afrique sur la scène internationale et révèle une tentative de dissimulation du primat du Conseil de sécurité. C’est pourquoi il est essentiel de rappeler que l’histoire récente démontre la prééminence du profil individuel sur les blocs régionaux. Le précédent Kofi Annan en 1996 et le choix d’António Guterres en 2016 illustrent clairement que ce sont les grandes puissances qui arbitrent et non les bénédictions régionales. I. La prééminence du profil individuel sur les blocs régionaux : En 1996, l'Organisation de l'Unité africaine (OUA) avait initialement porté Boutros Boutros-Ghali mais c’est l’émergence de Kofi Annan, soutenu par les cinq membres permanents du Conseil de sécurité (P5), qui a prévalu. Cela démontre qu’une personnalité d’envergure peut s’imposer au-delà des investitures régionales. En 2016, malgré les pressions de l'Union européenne pour une rotation vers l’Europe de l’Est ou une candidature féminine, les P5 ont privilégié António Guterres, un ancien Chef de Gouvernement capable d’incarner un leadership supérieur dans un contexte de crises polycentriques. Ces précédents confirment que le profil individuel et la stature internationale priment sur les bénédictions régionales. II. Les critères d’arbitrage du Conseil de sécurité : Pour les cinq membres permanents (P5), la gestion d’un monde multipolaire exige un profil d’exception. Face aux diplomates de carrière, un ancien Chef d’État dispose d’une autorité naturelle et d’une expérience directe de la haute décision. Les contestations politiques internes sont perçues comme des nuisances tropicales sans impact sur la perception internationale. Dans cette logique, les réserves exprimées par l’État du Sénégal ne sauraient entamer la crédibilité de S.E. M. le Président Macky Sall aux yeux des cinq grandes puissances du Conseil de sécurité qui ont très bien documenté les agissements subversifs du PASTEF, de 2021 à 2024. III. Le cadre juridique : L’Article 97 de la Charte des Nations Unies est clair. Le Secrétaire général est nommé par l’Assemblée générale sur recommandation du Conseil de sécurité. L’endossement par une organisation régionale (Union Africaine, par exemple) n’est qu’un bonus politique, parfois même un malus géopolitique. En conclusion, si les P5 s’accordent sur une figure telle que S.E. M. le Président Macky Sall, ni l’absence de soutien formel de l’Union Africaine ni les sabotages internes ne constituent un obstacle juridique. IV. Rupture souverainiste et déficit de dialogue multilatéral : La doctrine diplomatique actuelle du Sénégal complique davantage la situation. Le virage vers un souverainisme de rupture sans politique étrangère claire fragilise les ambitions internationales. - Fragilisation des alliances stratégiques : La remise en cause des partenariats historiques avec l’Europe et les États-Unis a isolé le Sénégal des centres de décision. Paradoxe de la dénonciation du système post-1945 : On ne peut récuser les fondements du multilatéralisme onusien tout en prétendant influencer son organisation. Conséquences sur l’influence internationale : Le Sénégal a perdu sa fonction historique de « pont » diplomatique entre l’Afrique et l’Occident, basculant d’une diplomatie d’influence vers un activisme brouillon. V. Le sabotage de la candidature de S.E. M. le Président Macky Sall : Dans ce contexte, les sabotages internes contre la candidature de S.E. M. le Président Macky Sall apparaissent comme une faute politique majeure. Non seulement ils privent le Sénégal d’une opportunité historique mais ils révèlent une incapacité à comprendre que la vraie bataille se joue au Conseil de sécurité. Refuser d’appuyer son propre candidat, c’est affaiblir l’Afrique et renoncer à une voix crédible au sommet de l’ONU. Conclusion La bénédiction régionale est une illusion. Le vrai pouvoir réside dans le Conseil de sécurité et dans la stature individuelle du candidat. Les sabotages internes et l’isolement diplomatique du Sénégal ne doivent pas masquer l’essentiel : si les grandes puissances s’accordent sur S.E. M. le Président Macky Sall, aucune réserve régionale ou nationale ne pourra bloquer sa nomination. Le combat est clair : briser les rituels creux, dénoncer les sabotages indignes et imposer une voix africaine forte et crédible au cœur des Nations Unies.
  • image
    SAPIO il y a 2 heures
    Un président doit toujours garder en tête qu’il n’est que de passage. La présidence n’est ni un héritage familial, ni un titre à vie, ni un privilège personnel. C’est une fonction temporaire, confiée par le peuple, et qui doit être exercée avec responsabilité et humilité. Un dirigeant africain véritablement visionnaire prépare non seulement son mandat, mais aussi l’après‑mandat : la continuité institutionnelle, la stabilité du pays, et la capacité des générations futures à gouverner dans de meilleures conditions. Penser à l’après‑présidence, c’est comprendre que le pouvoir n’appartient à personne. Il se transmet, il se mérite, et il se quitte avec dignité.

Participer à la Discussion

Règles de la communauté :

  • Soyez courtois. Pas de messages agressifs ou insultants.
  • Pas de messages inutiles, répétitifs ou hors-sujet.
  • Pas d'attaques personnelles. Critiquez les idées, pas les personnes.
  • Contenu diffamatoire, vulgaire, violent ou sexuel interdit.
  • Pas de publicité ni de messages entièrement en MAJUSCULES.

💡 Astuce : Utilisez des emojis depuis votre téléphone ou le module emoji ci-dessous. Cliquez sur GIF pour ajouter un GIF animé. Collez un lien X/Twitter, TikTok ou Instagram pour l'afficher automatiquement.