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Drames conjugaux: Une autre femme meurt, et après ? (Par Fatou Ouleye Sambou)

Auteur: Par Fatou Ouleye Sambou

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Drames conjugaux: Une autre femme meurt, et après ? (Par Fatou Ouleye Sambou)

Une tiktokeuse enceinte de sept mois est décédée dans des circonstances suspectes. Son mari est aujourd’hui au cœur de l’enquête. La justice fera son travail, et il faut lui laisser le temps d’établir les faits. Ok.

Réduire cette affaire à une simple procédure judiciaire serait une erreur.

Car au Sénégal, comme ailleurs, les drames conjugaux ne sont pas des faits isolés. Ils s’inscrivent dans un schéma connu : des tensions, parfois des violences, souvent banalisées, jusqu’au point de rupture. Et à chaque fois, le même cycle se répète : choc, émotion, indignation, puis oubli.

La vraie question n’est donc pas seulement de savoir ce qui s’est passé. Elle est de comprendre pourquoi, malgré la répétition de ces drames, les mécanismes de prévention et de protection restent aussi faibles.

Aujourd’hui, une femme en situation de danger a-t-elle réellement des recours efficaces ?

Existe-t-il des dispositifs accessibles et rapides, capables de la protéger avant qu’il ne soit trop tard ? 

Les signaux d’alerte sont-ils pris au sérieux dans les familles voire dans la société ? Il faut avoir l’honnêteté de reconnaître que, dans bien des cas, la réponse est non.

Les violences conjugales continuent d’être minimisées. Elles sont souvent perçues comme des affaires privées, à régler en interne, jusqu’à ce qu’elles dégénèrent. Cette tolérance sociale est une faille majeure.

Dans ce contexte, parler de féminicide n’est pas un effet de langage. C’est reconnaître que des femmes meurent dans des relations où des déséquilibres, et parfois des violences, existaient déjà. Ce qui interpelle, ce n’est pas seulement le drame en lui-même. C’est l’absence de réponse structurelle.

Chaque affaire relance le débat, mais aucune ne semble produire de changement durable.

Il n’y a ni évaluation publique des cas précédents, ni réforme clairement assumée, encore moins de mécanisme renforcé pour éviter que ces situations ne se reproduisent. Et ça se passe en mars, au lieu d’être un moment de vérité et de solidarité, ce mois devient un simple tintamarre rose. 

Quelles mesures ont été prises depuis les derniers cas ? Quels résultats peut-on objectivement constater ?

Sans réponses à ces questions, l’indignation restera un réflexe ponctuel, sans impact réel. Ce drame ne doit pas être traité comme un épisode de plus. Il doit être l’occasion d’un examen sérieux de nos failles collectives.Ces drames ne sont pas imprévisibles. Nous ne faisons tout simplement pas assez pour les empêcher.

La réponse structurelle réside en l'éducation des hommes aux valeurs religieuses et sociales. Depuis que nos enfants ne sont plus éduqués avec rigueur, les drames se sont multipliés. Des hommes pensant être investis d'une mission de rééducation maritale, fondée juste sur la puissance de leurs poings. La femme restera toujours cet être frêle qui, en rogne, te débitera les pires vilénies mais qu'elle oublie aussitôt que le problème est résolu par la patience de son homme.

Depuis que les hommes manquent de contenance, les drames se multiplient car face au verbe acide, ils ne peuvent opposer que la violence physique. Elle est disproportionnée. Retournons à l'éducation de nos enfants dans les foyers chaleureux pour en faire des êtres accomplis. Nous avons tous eu l'impression que nos parents ne se sont jamais chamaillés car ils avaient la délicatesse de le faire hors de portée de notre vue et de notre ouïe.

Auteur: Par Fatou Ouleye Sambou
Publié le: Vendredi 27 Mars 2026

Commentaires (5)

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    Focus il y a 1 mois
    Paix à l'âme de Khady SOW, la tiktokeuse connue, décédée. Le mari est certainement innocent. Emmener son épouse malade à l'hôpital est tout à fait normal. Il n'y a aucune trace de coups sur le corps de la défunte. L'hématome à la tête est superficiel. Il a très bien pu être causé par des tresses trop serrées. Non aux violences contre les femmes.
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    @Focus il y a 1 mois
    Je disais hier que rien ne prouve que le c’est l’époux qui a causé la mort, l’autopsie ne prouve rien du tout. Elle a peut être eu un malaise. Le voisinage doit être interrogé et vérifier le contenu des téléphones Dieu seul sait.
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    W il y a 1 mois
    La question est plutôt quels sont les avantages du mariage. À part reveler la part d’animosité qui dort en nous. Amoul bene sens
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    Thiey il y a 1 mois
    @W  C'est vrai ce que vous dites. Divorcée depuis 3 ans et demi, no more mariage. Vie en solo, focus sur mon travail et Développement personnel. Tout va pour le mieux au monde!
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    Mafia il y a 1 mois
    Il ne sert absolument à rien d'organiser des panels, séminaires, formation des femmes et du genre, des films contre les violences faites aux femmes : Tout cela pour nous adultes qui sommes déjà pourris. La solution : C'est d'éduquer nos garçons, en bas âge, à ne pas se battre avec les filles à l'école, à protéger leurs sœurs, à aider les filles, et surtout ... que Papa arrête de tabasser Maman devant les enfants, s'il ne peut pas arrêter de la tabasser tout court. C'est cela qui va faire que les garçons, en grandissant, vont conserver ces réflexes, cette éducation. Et en plus, le fait de s'occuper de la gente féminine créera moins d'homos et de pape Cheikh.
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    Double sens il y a 1 mois
    la violence sous toutes ses formes doit etre bani aussi bien du côté des garcon que des filles. on ne parle que de la violence physique exercée par les hommes, sans comprendre l'origine de celle-ci, la cantonner à de la violence gratuite et légitime est une erreur. Il faut également que les femmes soient éduquées à ne pas pousser à bout leur partenaire, par le comportement ou le verbe
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    Psychologique il y a 1 mois
    @Double sens  Il y a aussi la violence psychologique et sur ce plan, les femmes ne sont pas en reste. La société sénégalaise est ultra violente dans sa globalité.
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    Sok il y a 1 mois
    Homme ou femme, qui déconne doit avoir affaire à la justice. Les hommes souffrent, injures, menaces, sodé par leurs épouses. Des femmes souffrent injures menaces violences Donc qui a tort doit être sanctionné point
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    Blankagiga il y a 1 mois
    Une fois le mois de mars terminé et les posts Facebook enterrés sous de nouvelles polémiques, on range l'indignation au placard. Les mécanismes de protection restent aussi inexistants qu'avant, et on attend sagement la prochaine victime pour recommencer le spectacle. En résumé : On préfère pleurer les mortes avec éloquence plutôt que de protéger les vivantes avec efficacité. La violence est une "affaire privée" jusqu'à ce qu'elle devienne un fait divers public, puis une archive oubliée.
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    Constat il y a 1 mois
    Il ne sert à rien de légiférer pour avantager les femmes sur les hommes comme le réclament les féministes. Nous avons tous des garçons et des filles, éduquons les au respect mutuel, et incitons nos filles à privilégier le bon comportement plutôt que la richesse dans le choix de leurs conjoints. Inviter la justice dans les foyers ne fera qu'envenimer les relations sociales.

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