Lettre ouverte aux saboteurs du dimanche [Par Lababa Faye]
Assez.
Assez de vos sermons creux, de vos indignations calculées et de votre agitation numérique transformée en tribunal permanent. Messieurs les procureurs autoproclamés du patriotisme, votre militantisme de façade a viré à la foire aux egos. Ce qui se joue sous nos yeux n’est plus un débat politique : c’est une démonstration publique de vanité.
À force de vouloir exister par le bruit, vous avez fini par confondre influence et responsabilité, likes et légitimité, clash et courage. Vos attaques répétées contre le Président Bassirou Diomaye Faye ne relèvent ni de la vigilance citoyenne, ni de la franchise politique : elles sont devenues une entreprise méthodique d’auto-sabotage.
Comprenez une chose simple : on ne fragilise pas impunément l’autorité présidentielle quand on prétend défendre le projet qui l’a portée. Quand le sommet vacille, ce n’est pas une personne qui chute, c’est toute l’architecture qui tremble. Et dans l’effondrement d’un pouvoir, l’histoire ne distribue pas de badges de «vrais patriotes». Elle ne retient que les fossoyeurs.
Votre illusion la plus dangereuse ? Croire que vos plateaux Facebook surchauffés remplacent le suffrage populaire. Dix mille vues ne font pas une Nation. Une tendance Twitter ne gouverne pas un pays. Pendant que vous jouez aux révolutionnaires de studio, l’électeur silencieux observe, tranche, et sanctionne sans bruit.
Vous parlez de loyauté, mais, vous pratiquez la guérilla médiatique.
Vous invoquez la transparence, mais, vous cultivez la suspicion.
Vous prétendez défendre le peuple, mais, vous nourrissez surtout votre propre personnage.
La vérité est brutale : l’ennemi du Projet n’est pas seulement dehors. Il se cache aussi dans l’orgueil de ceux qui préfèrent briller seuls plutôt que construire ensemble. L’histoire politique est remplie de victoires sabotées de l’intérieur par des ambitieux impatients, des stratèges de salon et des héros autoproclamés qui n’auront laissé derrière eux que du bruit… et des ruines.
Alors, il est temps d’atterrir.
Éteignez les lives.
Rangez les micros.
Réapprenez la discipline.
Ou assumez clairement votre choix : celui de passer du camp des bâtisseurs à celui des démolisseurs.
Car, une chose est sûre : quand l’heure du bilan sonnera, l’histoire ne retiendra pas le nombre de vos abonnés, seulement, le poids de vos responsabilités.
À bon entendeur, salut.
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