RTS : Sabotage, silence et cécité face à la Grande Transformation portée par le Président Diomaye Faye (Par Lababa FAYE)
Lettre ouverte à Monsieur le Directeur Général de la RTS
Monsieur le Directeur Général,
Le Sénégal ne se limite pas aux plateaux climatisés de Triangle Sud. Il vit, travaille et espère dans les champs, les ateliers et les foyers de nos régions, là où l’on s’informe et s’exprime en wolof, pulaar, sérère, joola, mandinka ou soninké.
Aujourd’hui, en tant que citoyen et analyste, un constat s’impose avec gravité : la RTS est devenue l’angle mort médiatique de la “Grande Transformation” démocratiquement plébiscitée par le peuple sénégalais.
Le 31 décembre 2025, le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a clairement annoncé la fin d’une phase de chirurgie structurelle et l’entrée du pays dans l’année de l’impact direct. Ce discours n’était ni cérémonial ni rhétorique : il constituait un contrat de confiance entre l’État et la Nation.
Pourtant, le lendemain, votre journal de 20 heures a fait un choix éditorial lourd de sens.
Au lieu de mobiliser économistes, ingénieurs, experts sectoriels et pédagogues pour décrypter cette trajectoire nationale, plus de dix minutes d’antenne ont été dilapidées sur des contenus anecdotiques, reléguant la vision présidentielle à l’arrière-plan.
Ce n’est pas une simple erreur d’appréciation.
C’est un manquement professionnel grave, assimilable à une obstruction informationnelle.
Monsieur le Directeur, au service de quel agenda la RTS se place-t-elle aujourd’hui ?
En tant que mathématicien et data analyste, je m’insurge contre la marginalisation de données vitales pour la cohésion nationale. Passer sous silence ce discours, c’est mépriser :
Le Baay de Dahra ou de Kaffrine, pour qui les 342,5 milliards FCFA d’économies sur les produits de base ne sont pas des chiffres abstraits, mais une question de dignité quotidienne.
Les 831 799 Sénégalais nouvellement électrifiés, du Fouta à la Casamance. Pourquoi n’avoir expliqué, en pulaar ou en joola, la portée réelle de cette avancée historique ?
Le patient de Podor ou de Kédougou, dont l’accès aux soins dépend directement des 91 milliards FCFA injectés dans la santé.
Les 2 300 emplois relancés à la SONACOS, socle stratégique de notre souveraineté alimentaire.
Le peuple de Touba, qui attend les retombées concretes des 65 milliards FCFA dédiés à l’assainissement, méritait un décryptage rigoureux, chiffré et honnête.
En privant les citoyens d’une analyse experte, vous affaiblissez volontairement le lien de confiance entre le Chef de l’État et la Nation.
Diagnostic : un impératif de réforme structurelle
Cette situation révèle également les limites actuelles du dispositif de communication présidentielle. Il est urgent de passer d’une simple équipe de presse à une véritable équipe de communication stratégique et offensive, capable d’imposer la hiérarchisation de la vision nationale dans l’espace médiatique public.
Je préconise la mise en place de représentants de la Présidence au sein des rédactions de la RTS et du Soleil, avec un mécanisme clair de pondération décisionnelle :
Coefficient 3 – Priorité absolue : Communication présidentielle (vision, politiques publiques, trajectoire nationale).
Coefficient 1 : Représentants des pouvoirs judiciaire et législatif.
Le Sénégal, de Louga à Ziguinchor, est en mouvement.
On ne conduit pas un peuple vers la souveraineté en dissimulant ses avancées dans les marges de l’information publique.
Monsieur le Directeur Général, un recadrage éditorial profond est exigé.
La loyauté envers la Nation impose que la parole présidentielle, lorsqu’elle engage l’avenir collectif, soit placée au cœur du service public audiovisuel.
Il est temps de remettre la télévision nationale au service de la République, du peuple et de la vérité.
Par Lababa FAYE
mathématicien analyste de données
Commentaires (20)
Demander à la RTS de montrer les réalisations du président comme vous le préconisez c’est en faire une télévision d’état, une télévision de propagande or c’est ce qu’on ne veut plus voir au Sénégal. Cette période est révolue et on ne veut plus revenir en arrière. Alors Monsieur Faye le data analyste vos critiques ne tiennent pas, alors allez régler vos comptes ailleurs et foutez nous la paix.
Vive Diomaye. Son second qui est son principal opposant ne le croyait pas capable de prendre de la hauteur et parler comme un véritable homme d'État. C'est ce qui justifie la réaction insensée de Passy où les paysans qui n'arrivent pas a vendre leur production ont été arrosés d'un discours sur la rédition des comptes qui n'en pas une.
Diomaye n'est pas son second et son second n'est pas son second
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