« L’Équilibre du Cœur » : Paul Sédar Ndiaye autopsie le couple sénégalais entre passion et trahison
Avec son nouveau roman « L’Équilibre du Cœur », Paul Sédar Ndiaye signe une œuvre profonde qui ausculte, sans complaisance, les fragilités du mariage moderne au Sénégal. À travers une intrigue conjugale tendue, l’auteur met en scène un conflit universel : celui de la confiance amoureuse confrontée au poids des héritages culturels et aux pressions sociales.
Le récit s’ouvre à Dakar, dans un univers de réussite et d’élégance. Alassane Ndiaye, architecte talentueux, et Yeuma Seck, femme brillante et raffinée, incarnent le couple parfait. Leur union semble être l’aboutissement d’un idéal social. Pourtant, très vite, l’auteur fissure cette image lisse pour révéler les failles invisibles derrière les apparences.
Le poison du doute et le poids des traditions
Des difficultés financières inattendues viennent fragiliser cet équilibre. À ces tensions s’ajoute l’influence insidieuse de la mère d’Alassane, porteuse d’une maxime ancestrale attribuée à Kocc Barma Fall : « Il faut aimer la femme, mais se garder de lui faire entière confiance ».
Cette phrase agit tel un poison lent, installant le soupçon au cœur de la relation. Paul Sédar Ndiaye excelle dans la description de cette dérive psychologique. Secrets financiers, non-dits et manipulations entraînent Alassane dans un labyrinthe intérieur où la raison dispute à la peur de la trahison. Yeuma, quant à elle, se retrouve prise au piège d’un procès silencieux, révélateur de la condition féminine face aux jugements sociaux et familiaux.
Une radioscopie de la société dakaroise
Au-delà de l’histoire intime, le roman offre une lecture fine de la société dakaroise contemporaine, tiraillée entre modernité et obligations familiales. L’argent et le regard des autres deviennent des personnages à part entière, influençant les décisions et précipitant les drames.
La plume de l’auteur est sobre et incisive. Sans excès de pathos, il parvient à installer une tension constante, invitant le lecteur à une introspection nécessaire : jusqu’où peut-on faire confiance ? Le pardon est-il possible lorsque le doute s’installe durablement ?
À propos de l’auteur : Paul Sédar Ndiaye, une plume au service du social
Auteur, enseignant et cadre supérieur, Paul Sédar Ndiaye s’impose comme une figure aux multiples facettes. Professionnel chevronné au sein de la Sonatel depuis plus de quinze ans, il mène de front une carrière de manager et un engagement intellectuel rigoureux.
Bibliographie : Après « Teranga : la gestion de l’hospitalité » (2025), essai interrogeant le vivre-ensemble, il confirme son talent de romancier avec « L’Équilibre du cœur » (2026), tous deux publiés aux éditions L’Harmattan.
Parcours Académique : Titulaire d’un diplôme de l’ISM Dakar et spécialisé à l’Université de Montpellier, il prépare actuellement un Doctorate of Business Management (DBM) à l’ESG Paris.
Engagement Citoyen : Président de l’association « Mains Solidaires » depuis 2016, il œuvre pour l’éducation et la solidarité envers les populations vulnérables.
À travers ses écrits et son action, Paul Sédar Ndiaye incarne cette génération d’intellectuels qui interrogent les mutations de la société sénégalaise pour mieux accompagner son développement.

Commentaires (10)
Tu es avec un homme qui n'a rien, tu le soutiens sur tous les plans, tu appelles tes frères, oncles, et la famille pour soutenir ton mari, mais dès qu'il a une promotion, ou ses affaires marchent, la première des choses qu'il va faire, c'est d'épouser d'autres femmes, au nom de l'islam.
Yewoulen, khel ndieurinieum moy khalaat !
Euskeuy !
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