Licences de pêche mauritaniennes : le CLPA de Saint-Louis sensibilise les pêcheurs sur le respect du protocole
Le Conseil local de la pêche artisanale (CLPA) de Saint-Louis a organisé, ce week-end au quai de pêche de Djamalaye, une séance de sensibilisation à l’endroit des acteurs de la filière halieutique. Objectif : faire l’état des lieux du protocole d’accord liant le Sénégal et la Mauritanie sur les licences de pêche et rappeler aux pêcheurs la conduite à tenir pour son respect intégral.
Prenant la parole au nom du CLPA, Fama Sarr, transformatrice de produits halieutiques et secrétaire adjointe de l’instance locale, a souligné l’importance stratégique de ce protocole pour les communautés de pêche. « Nous sommes ici pour faire l’état des lieux des licences de pêche octroyées par la République sœur de Mauritanie et montrer toute l’importance de ce protocole pour les pêcheurs et l’ensemble des métiers qui gravitent autour de la pêche », a-t-elle déclaré.
Selon elle, la diversité des acteurs présents au quai de Djamalaye illustre le poids économique et social de la filière. D’où la nécessité, insiste-t-elle, de renforcer la sensibilisation, notamment sur le respect strict des lois et règlements encadrant ces licences. « Il est essentiel de porter à la connaissance de toutes les parties prenantes, surtout des pêcheurs, l’obligation de respecter les 6 %, condition indispensable pour l’application correcte du protocole », a rappelé Mme Sarr.
La responsable du CLPA a également profité de l’occasion pour saluer l’accompagnement de l’État, à travers le ministère de la Pêche et de l’Économie maritime, particulièrement à Saint-Louis. Elle est revenue sur le récent accident survenu à Guet-Ndar, où une pirogue a été percutée par un navire mauritanien, occasionnant des pertes matérielles importantes et des pertes en vies humaines. « La présence conjointe de l’État du Sénégal, de la Mauritanie, des inspecteurs de pêche et des organisations professionnelles a permis la prise en charge des blessés et le règlement des frais », a-t-elle reconnu.
Toutefois, le CLPA plaide pour des mécanismes plus durables. Il réclame notamment la mise en place d’un fonds public d’indemnisation, fruit d’un long plaidoyer, afin d’accompagner les pêcheurs victimes d’accidents. « Dans le secteur de la pêche, on peut parler d’exploitation des ressources, mais jamais de zéro dégât. Les accidents en mer et à l’embouchure entraînent souvent des pertes de matériels évaluées à des millions », a expliqué Fama Sarr.
Le CLPA invite l’État à renforcer son soutien aux familles touchées, en particulier celle ayant perdu une pirogue et des proches lors du dernier accident. « Un fonds doit être alloué pour leur permettre de se doter de nouveaux équipements et de poursuivre leurs activités de pêche », a-t-elle plaidé, réaffirmant l’engagement du CLPA à œuvrer pour une pêche artisanale plus sécurisée et mieux encadrée à Saint-Louis.
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