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Seydina Alioune Ndiaye plaide pour une restructuration de la dette sénégalaise

Auteur: Léna THIOUNE

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Seydina Alioune Ndiaye plaide pour une restructuration de la dette sénégalaise

Seydina Alioune Ndiaye plaide pour une restructuration de la dette publique du Sénégal. L’invité du "Grand Jury" de la RFM ce dimanche 31 mai 2026 estime que le pays ne dispose plus de suffisamment de marges de manœuvre pour faire face à ses engagements financiers tout en répondant aux nombreuses attentes sociales.

Selon l’économiste et banquier d’affaires, les ressources de l’État sont devenues insuffisantes pour supporter durablement le poids du service de la dette. « Nos ressources sont très limitées. On ne peut pas continuer à prendre 90 à 93 % de certaines ressources pour les affecter au paiement de la dette alors que les urgences sociales se chassent les unes les autres », a-t-il déclaré.

Pour Seydina Alioune Ndiaye, les difficultés actuelles traduisent une situation économique préoccupante. « Depuis deux ans et demi, le pays est bloqué », a-t-il affirmé, estimant que cette réalité est reconnue jusque dans certains rapports officiels de l’administration économique.

Face à ce constat, il ne voit qu’une seule issue. « Pour nous, il n’y a pas d’autre voie. Il faut restructurer la dette. Absolument », a-t-il soutenu. Une position qu’il dit défendre depuis plusieurs mois malgré les critiques qu’elle a suscitées. « Quand j’ai parlé de restructuration en décembre et en janvier, j’ai reçu une volée de bois vert. Beaucoup de personnes ont estimé que j’étais dans une sorte de prophétie autoréalisatrice », a-t-il rappelé.

L’économiste rejette cependant toute volonté d’alimenter un discours catastrophiste. « Nous n’avons aucun intérêt à jouer contre le Sénégal. Au contraire, nous soutenons le Sénégal, nous sommes patriotes et nous voulons que ce pays sorte la tête de l’eau », a-t-il insisté.

Pour illustrer l’ampleur du défi, Seydina Alioune Ndiaye a détaillé les échéances financières auxquelles l’État devra faire face dans les prochains mois. « Chaque mois, le Sénégal devra payer au minimum 300 milliards F CFA de dette sur les tombées d’échéances », a-t-il expliqué. 

Selon les chiffres avancés lors de l’émission, les remboursements atteindraient environ 580 milliards F CFA en juin, 633 milliards F CFA en juillet, 318 milliards F CFA en août, 414 milliards F CFA en septembre, 345 milliards F CFA en novembre et 69 milliards F CFA en décembre.

« Rien que pour les deux prochains mois, à partir du 1er juin, il faut payer presque 1 200 milliards F CFA », a-t-il souligné, estimant que le recours à des mécanismes exceptionnels de financement ne pourrait constituer une solution durable.

Associé du cabinet Fifty Four et spécialiste des stratégies de financement et de restructuration de grands projets, Seydina Alioune Ndiaye considère que les autorités devront rapidement prendre des décisions importantes afin de restaurer les marges budgétaires de l’État. 

Pour lui, l’enjeu consiste à trouver un équilibre entre le respect des engagements financiers du Sénégal et la nécessité de soutenir l’économie ainsi que les politiques publiques destinées aux populations.

Dans ce contexte, l’économiste estime que le prochain gouvernement héritera d’un chantier particulièrement complexe. « Le prochain gouvernement aura du pain sur la planche », a-t-il conclu.

Auteur: Léna THIOUNE
Publié le: Dimanche 31 Mai 2026

Commentaires (1)

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    XXX XXX il y a 3 heures
    Vraiment, laissons les techniciens du ministère des Finances et ceux de l’Économie faire leur travail, au lieu d’utiliser ce sujet comme tremplin pour des ambitions personnelles ou pour se faire de la publicité. Ce que l’État est en train de mettre en œuvre s’apparente à une restructuration de la dette. Ce que certains évitent de dire clairement, c’est que l’alternative souvent proposée consiste à laisser le FMI imposer sa propre restructuration, avec son lot de conditionnalités qui pèsent généralement sur les populations. Parmi ces mesures figurent souvent la réduction drastique des subventions à l’énergie, l’augmentation de certains tarifs publics ou encore des restrictions budgétaires ayant un impact direct sur le pouvoir d’achat des ménages les plus vulnérables. En tant qu’économistes, avez-vous évalué de manière rigoureuse les conséquences sociales et économiques de ces options ? Disposez-vous de solutions alternatives crédibles qui permettraient de rétablir les équilibres macroéconomiques tout en préservant les conditions de vie des populations ? Le débat mérite mieux que des postures. Il exige des analyses sérieuses, des propositions concrètes et une appréciation équilibrée des coûts et bénéfices de chaque option.
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    OK il y a 3 heures
    Merci pour votre contribution très pertinente! Au Sénégal, il y a trop de spécialistes qui ne vont pas au fonds des choses qui proposent des débats constructifs, des contre propositions. Il faut aussi une éducation dans les partis politiques. Les invectives, les insultent noient les vrais enjeux.
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    cqfd il y a 2 heures
    Mais gouverner ce n'est pas que de l'économie , il y aussi de la sociologie. Où alors vous voulez un peuple ignorant et superstitieux facile à dominer, un culture où le Sénégalais est très valorisé et peu évalué. Quand on voit les gens qui fêtent Wade comme un grand papa alors que c'est un homme complexé qui s'est juste enrichi sans développer le pays
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    Kane il y a 2 heures
    Si ce gouvernement restructure la dette comme le veut imposer le FMIm les populations seront dans les rues avec la réduction drastique des subventions à l’énergie, l’augmentation de certains tarifs publics ou encore des restrictions budgétaires ayant un impact direct sur le pouvoir d’achat des ménages, Ca sera la fin de ce regime qui ne terminera pas son mandat avec des greves et trouble sociales a tout vent.
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    Sonko looser il y a 1 heure
    Sonko est le seul resoonsable de cette situation.malgre l opppsition de PR Diomaye et du Ministre de l Economie Cheikh Diba le Pm Ousmane Sonko a decidé pour des raisons politiciennes d ajouter la dette des entreprises parapbuliques comme Petrosen Lonase etc dans la dette publique de l Etat.ce qu aucun pays du monde ne fait. resultat des courses une dette de 70 a 110 puis 132% du Pib. Il a joué il a perdu il doit assumer et payer
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    Yep! il y a 22 minutes
    Les Sénégalais ne doivent pas payer pour les voleurs, Surtout que les voleurs sont souvent de méche avec les prêteurs.

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