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Fiscalité des enseignants au Sénégal : Le ministre Cheikh Diba lève le voile sur la question de la « surimposition »

Auteur: Yandé Diop et Abdoulaye Seck

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Fiscalité des enseignants au Sénégal : Le ministre Cheikh Diba lève le voile sur la question de la « surimposition »

Face aux interpellations des députés et aux inquiétudes du corps enseignant, le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, a apporté des éclaircissements concernant l’imposition des salaires et des rappels de revenus. Selon le ministre, les accusations de « surimposition » ne reposent plus sur une réalité factuelle, mais sur une confusion entre fiscalité et cotisations sociales. Le ministre a reconnu qu’une injustice fiscale a longtemps pesé sur les agents de l’État. Auparavant, lorsqu'un enseignant percevait un rappel de salaire accumulé sur plusieurs années, celui-ci était imposé en une seule fois sur l'année de perception, faisant bondir mécaniquement la tranche d'imposition. « Nous avons considéré que c’était une injustice et qu’il fallait la corriger », a affirmé Cheikh Diba. Désormais, la loi prévoit que ces rappels soient étalés sur une période maximale de quatre ans. Cette réforme permet de lisser l'impôt et d'éviter que l'enseignant ne soit pénalisé par le caractère exceptionnel de ce versement.

L’un des points de friction soulevés par les syndicats concerne la baisse du net à payer lors de la régularisation de certains agents. Le ministre a tenu à faire une distinction pédagogique essentielle : « L’Impôt sur le Revenu : Il est désormais calculé de manière équitable sur la durée de constitution du revenu. Le Fond National de Retraite (FNR) : Lorsqu’un contractuel est intégré dans la fonction publique, il commence à cotiser pour ses vieux jours ». « Ce n'est pas une imposition, c'est une constitution de revenus futurs pour la retraite », a-t-il précisé, soulignant que ces prélèvements sont des garanties sociales et non des taxes perdues.

Par ailleurs, le ministre a lancé un défi ouvert aux parlementaires : il se dit prêt à examiner, pièce par pièce, le bulletin de salaire de n'importe quel enseignant pour démontrer qu'aucune surimposition indue n'est pratiquée.

Cette mise au point intervient dans un contexte de dialogue social tendu, où la question du pouvoir d'achat reste au cœur des préoccupations du secteur de l'éducation.

Auteur: Yandé Diop et Abdoulaye Seck
Publié le: Mardi 24 Février 2026

Commentaires (2)

  • image
    Loi il y a 6 heures
    Faut k les enseignants déclare les heures sup et k cela soit taxées.
  • image
    SORONTOME il y a 3 heures
    Réponse assez claire ! Les rappels de tous les agents de l'Etat sont assujettis aux mêmes prélèvements. Naturellement avec les lenteurs administratives, les rappels des enseignants sont plus conséquents et ces derniers ont l'impression qu'ils sont plus imposés que les autres corps d'agents de l'Etat. Or, plus les montants dus sont importants, plus les prélèvements le sont. L'enjeu devrait consister à mettre fin aux lenteurs administratives pour tous les corps des agents de l'Etat.

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