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[Billet d'humour] Aides Tabaski : les guichets de survie, reflet d'un drame social silencieux !

Auteur: Mass Massamba NDAO

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Illustration billet d'humour — Aides Tabaski, guichets de survie au Sénégal

Au Sénégal, la pauvreté ne frappe plus à la porte. Elle s'est bien installée dans les files d'attente. À l'approche de la Tabaski, les mairies se transforment en véritables scènes de pèlerinage social, où des milliers de citoyens viennent solliciter une aide devenue presque rituelle.

Au Complexe culturel Léopold Sédar Senghor de Pikine, l'affluence est telle que les autorités ont dû mobiliser la police et le GMI pour contenir une marée humaine déjà installée avant l'aube. Certains ne rentrent plus chez eux, ils dorment sur place, convaincus que l'espoir obéit à l'ordre d'arrivée.

La scène a des airs de loterie sociale. Sauf que le billet est gratuit, et la perte déjà connue. Les mairies deviennent des guichets de survie, et la citoyenneté un ticket d'attente.

La police trace des barrières comme on trace des frontières entre la dignité et la nécessité.

Et pendant ce temps, ailleurs, une autre foule s'était déjà exercée à la même chorégraphie tragique, celle des jeunes massés devant une entreprise de cosmétiques, "Diodio Glow Skin", croyant qu'un clic TikTok pouvait ouvrir les portes de l'emploi. Là aussi, même scénario : espoir massif, réalité étroite, déception collective.

Le chômage n'a plus besoin de statistiques pour exister, il a des images virales.

Pourtant, les chiffres parlent avec la froideur des constats qu'on n'écoute plus. Un taux de chômage élargi qui oscille autour de 20 %. Des formations en hausse, mais des débouchés en pause.

Une jeunesse qualifiée sur papier, mais suspendue dans la file d'attente du réel.

Et dans ce pays où les discours sur l'avenir sont toujours en avance sur le présent, le "gorgorlou" reste fidèle à son poste : debout, plié par les prix, écrasé par les urgences, mais toujours en service minimum de survie.

Les politiques débattent de trajectoires, pendant que le quotidien, lui, ne connaît qu'une seule direction : tenir encore un peu.

Mass Massamba NDAO

Auteur: Mass Massamba NDAO
Publié le: Mercredi 29 Avril 2026

Commentaires (14)

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    Jj il y a 7 heures
    Bilahi ñi di tall politique dénio yab senegalais yii ,
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    D il y a 2 heures
    J'avais écrit ici que les Sénégalais sont affamés les boy Pastef m'ont insulté bien bon
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    Karim-USA il y a 1 heure
    Si j’étais au gouvernement, ce genre de spectacle n'aurait jamais lieu ! Parce que dans toutes les grandes démocraties du monde, tout citoyens qui convoque les gens pour distribuer des billets de banque, il est tout de suite arrêté et mos en prison. Je réitère aussi mon refus d’entrer dans un gouvernement don't DIOMAYE est le Président.
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    LE MYSTERIEUX il y a 1 heure
    En afrique et plus particulierement au senegal, la pauvrete grandi d une facon extraordinaire. Seuls les gouvernants sont dans les privileges et quelques fonctionnaires. 80 pour cent des sengalais se debrouillent pour vivre. Donc cette image ne doit pas surprendre pour qui sait ce qu est la pauvrete et les senegalais sont extremement pauvres.
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    Djey il y a 7 heures
    Cela contraste avec l’opulence dans laquelle vit nos dirigeants. Les 50 millions dépensés pour le confort d’un député qui nous coûtent deja 1.200.000 chaque mois est une aberration. Le salaire de certains DG frise l’irrationnel dans un pays aussi pauvre, des caisses noires sans aucune contrôle bref c’est triste et écœurant a la fois. Nos députés pendant ce temps sont obnubilés par les prochaines élections
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    Ouz il y a 1 heure
    Yaw ragalale yalla si li gaye wakh gni fi nekhone gno tegoulwone rewmi si Yonne mo indi Li lepe
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    Manela il y a 6 heures
    Responsabilité partagée entre tous ceux qui ont eu à diriger le Sénégal
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    non il y a 2 heures
    non, responsabilité des kheud votén goudi jubilé
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    Kang fory il y a 6 heures
    Bof, ils s'en foutent eux, les gougnafiers. Ils vivent leurs belles vies.
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    lala il y a 6 heures
    mais, je reconnais tata Fatimata, c'est la petite sœur de mon père, c'est pas possible, ses enfants sont des émigrés
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    Senegalais lambda il y a 6 heures
    il n'y aucun drame.il y aura toujours des nantis et des nécessiteux c'est le choix du créateur. en france il y a eu les soupes populaires avec une fréquentation folle de nécessiteux français.
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    Senegalais lambda il y a 6 heures
    mass massamba ndao tu n'as jamais fait un article pareil sous macky sall alors que c'était pareil durant ses 12 ans de présidence ! on te connaît !
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    mouais il y a 2 heures
    Certains ne sont pas dans le besoin, mendier devient une habitude. Beaucoup d'argent qui circule mais n'est pas déclaré
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    lavérité il y a 2 heures
    Ils font ce qu'ils voient au sommet de l'Etat mendier l'aide et se laisser dépouiller par paresse et incompétence.
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    Jay il y a 2 heures
    il faut les remettre en 2029 comme ça on verra.
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    Incroyablement il y a 1 heure
    On aime s’humilier ou humilier les gens dans ce pays. On refuse de s’organiser. A quoi servent toutes ces données, toutes ces statistiques. Non il faut regrouper les gens pour leur distribuer dès miettes afin d’étaler toute la misère. Des profitards s’en mêlent.
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    Patriote il y a 48 minutes
    Pour se justifier certains disent que c'était comme cela avant. Ils oublient qu'on a justement dégager l'autre régime pour que les choses changent. Si une alternance permet la même chose ou pire, elle ne sert à rien et autant alors garder ce qui était là où on a au moins des routes et des ponts, brt, ter, etc. Une chose est sûre, 2029 on va vous balayer comme une tsunami, attend rék...
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    Thiey il y a 17 minutes
    billet d'humour est ...mal trouvé
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    KEDIRE il y a 17 minutes
    Le sénégalais adore le folklore et l’irrationnel. Il suffisait d’annoncer aux conseil de quartier les montants à répartir et de sélectionner les bénéficiaires à partir du RNU qui est bien disponible, de vérifier la régularité des inscriptions proposées et de délivrer des bons à tirer au Trésor comme ça se faisait avant, pour éviter ces spectacles d’un autre âge. Mais non ! On organise la pagaille au niveau des mairies, on fait semblant d’innover et bonjour les dégâts.

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