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Affaire Epstein : 3 millions de pages, 2 000 vidéos et plus de 3 000 références à Trump… Que contiennent les derniers documents publiés ?

Auteur: nouvel obs

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Affaire Epstein : 3 millions de pages, 2 000 vidéos et plus de 3 000 références à Trump… Que contiennent les derniers documents publiés ?

Récap Le ministère de la Justice américaine a publié ce vendredi près de 3 millions de documents concernant l’affaire Epstein. Une publication tardive, qui entretient les soupçons autour de l’administration Trump, alors que le président est plusieurs fois cité.

Trois millions de documents autour de l’affaire Epstein publiés. Après plusieurs semaines de retard, le ministère américain de la Justice a annoncé publier ce vendredi 30 janvier 2 000 vidéos, 180 000 images et des millions d’autres documents concernant le criminel sexuel Jeffrey Epstein. Il s’agit de la plus grande quantité de fichiers publiés à ce jour par le ministère de la Justice des Etats-Unis au sujet de Jeffrey Epstein, qui est mort en prison en 2019 avant son procès.

Cette publication arrive tardivement, alors qu’une loi votée par le Congrès l’année dernière obligeait le ministère de la Justice à rendre publics les dossiers sur Epstein au plus tard le 19 décembre 2025. Une lenteur que le numéro deux du ministère de la justice, Todd Blanche, a justifiée par la nécessité de protéger les victimes en cachant certains éléments sur les documents.

Mais ces publications au compte-goutte et ces caviardages alimentent la méfiance vis-à-vis de la gestion de l’affaire par l’administration Trump alors même que les premières pièces publiées confirmaient une proximité passée entre le criminel sexuel et Donald Trump. D’après le « New York Times », au moins 3 200 références au président américain sont présentes dans les documents publiés ce vendredi. « Le Nouvel Obs » revient sur cette nouvelle étape dans l’affaire Epstein.

• « Plus de trois millions de pages »

« Aujourd’hui nous publions plus de trois millions de pages, dont plus de 2 000 vidéos et plus de 180 000 images », a déclaré le numéro deux du ministère de la Justice, Todd Blanche, lors d’une conférence de presse. Les plus de 2 000 vidéos et de 180 000 images publiées n’émanent pas toutes de Jeffrey Epstein ou de son entourage, a-t-il précisé, expliquant qu’il s’agissait en grande partie de « pornographie ».

Les images et vidéos de toutes les femmes ont été masquées à l’exception de celles de la complice de Jeffrey Epstein, Ghislaine Maxwell, a souligné Todd Blanche lors d’une conférence de presse. Le procureur général adjoint a aussi indiqué qu’aucune image d’homme n’avait été censurée, sauf lorsqu’il était impossible de censurer les images des femmes sans censurer également celles des hommes.

Les éléments permettant d’identifier les victimes, ceux représentant des violences sexuelles sur des enfants ou encore ceux compromettant une enquête en cours ont aussi été retirés, précise la BBC.

Todd Blanche a aussi déclaré que les procureurs fédéraux avaient identifié 6 millions de pages comme « potentiellement pertinentes », dans le cadre de la loi du Congrès exigeant la divulgation des dossiers sur Epstein, comme le rapporte le « New York Times ». Mais il a ensuite indiqué que « le nombre de pages pertinentes est nettement inférieur au nombre total de pages initialement collectées ». D’où les 3 millions de documents actuellement publiés.

• Pourquoi un tel délai de publication ?

Le Congrès avait fixé au 19 décembre la date limite de publication des documents. En retard, le ministère a justifié la lente diffusion par la nécessité de protéger les victimes en biffant des noms voire des passages entiers, ou en recouvrant des visages sur les photos.

La loi qui obligeait le ministère de la Justice à rendre publics les dossiers sur Epstein lui imposait également d’expliquer au Congrès les raisons pour lesquelles il avait expurgé certaines informations. Le représentant du ministère de la Justice Todd Blanche, a fait savoir que les autorités fédérales soumettraient leur rapport « en temps voulu ».

Comme lors des publications précédentes, le ministère de la Justice a expurgé certaines informations en vertu notamment du « privilège du processus délibératif », qui permet aux agences gouvernementales de ne pas divulguer certaines communications échangées avant qu’une décision finale ne soit prise dans une affaire, comme l’explique le « New York Times ».

Toujours est-il que ces délais et ces caviardages ont alimenté des accusations de dissimulation contre l’administration Trump. Le président des Etats-Unis s’était d’ailleurs montré particulièrement réticent aux efforts des parlementaires républicains et démocrates qui poussaient pour la publication de cette énorme masse de documents ; certains ayant mis en évidence la proximité passée de Donald Trump avec Jeffrey Epstein.

Le « New York Times » rapporte que le représentant Ro Khanna, démocrate de Californie, qui a rédigé la loi obligeant le ministère de la Justice à publier ses dossiers Epstein, a partagé son scepticisme quant aux explications de Todd Blanche au sujet des documents qui ont été, ou non, publiés. Il a fait savoir qu’il examinerait si certaines des pièces qu’il réclame étaient dévoilées comme « les déclarations des victimes recueillies lors des entretiens avec le FBI (formulaire 302) » ou encore « un mémorandum de poursuite préparé au cours de l’enquête menée en Floride en 2007 ».

Il a rajouté que « refuser de publier ces documents ne fait que protéger les personnes influentes impliquées et nuit à la confiance du public envers nos institutions. »

• Que contiennent ces nouveaux documents ?

Depuis ce vendredi, plusieurs médias analysent le contenu de ces millions de dossiers récemment publiés. Selon le « New York Times », il y aurait au moins 3 200 références au président Donald Trump. Un nombre qui pourrait augmenter dans les prochaines heures, notifie le journal. Certains documents semblent provenir de signalements transmis aux enquêteurs dans le cadre de l’affaire Epstein. D’autres sont des mentions de Trump dans des articles de presse, joints au dossier d’enquête. Il y a aussi des e-mails, tant Donald Trump et Epstein discutaient régulièrement, notamment sur ses chances d’élection à la présidentielle de 2016.

« Le New York Times » a aussi identifié un schéma, réalisé par les autorités fédérales, qui illustre le cercle restreint de Jeffrey Epstein, dont plusieurs membres étaient considérés comme des complices potentiels. Y figurent les noms et les photos de plusieurs personnes connues de l’entourage du pédocriminel, notamment sa complice condamnée Ghislaine Maxwell, son avocat Darren Indyken, son comptable Richard Kahn, son conseiller financier Harry Beller ou encore Jean-Luc Brunel, qui s’est suicidé dans une prison française après avoir été inculpé de viol.

La BCC rapporte de son côté que des documents renvoient à Ghislaine Maxwell comme un certificat de naturalisation, avec pour adresse de domiciliation « Little St James Island », qui est en fait l’île qu’a achetée Jeffrey Epstein en 1998. Son ancienne collaboratrice Ghislaine Maxwell est seule autre personne poursuivie dans cette affaire pour le moment. Elle purge actuellement une peine de 20 ans de prison aux Etats-Unis.

Des rapports psychologiques sur Jeffrey Epstein pendant son incarcération sont aussi présents dans ces nouvelles publications.

• Qu’est-ce qu’il y avait dans les derniers documents publiés ?

Les publications précédentes ont surtout éclairé le réseau spectaculaire du richissime financier new-yorkais, mort en prison en 2019 à New York avant d’être jugé pour avoir monté un système d’exploitation sexuelle de jeunes filles mineures.

Parmi les documents publiés en décembre, des photos de l’ancien président démocrate Bill Clinton en compagnie de Jeffrey Epstein ou de femmes aux visages dissimulés avaient en particulier retenu l’attention.

D’autres pièces avaient confirmé la proximité qui a existé à une époque entre le riche homme d’affaires et Donald Trump, lequel n’a jamais été accusé d’agissements criminels en relation avec Jeffrey Epstein. Le président américain reconnaît l’avoir fréquenté dans les années 1990, mais affirme avoir coupé les liens avant qu’il ne soit inquiété par la justice.

Il avait déclaré en janvier 2024 sur son réseau Truth Social : « Je n’ai jamais pris l’avion d’Epstein ». Le nom de Donald Trump apparaît huit fois sur la liste des passagers de l’avion privé de Jeffrey Epstein entre 1993 et 1996, affirme toutefois un enquêteur, dans un courriel datant de 2020, rendu public dans le cadre des premières publications.

Auteur: nouvel obs
Publié le: Samedi 31 Janvier 2026

Commentaires (1)

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    Karim-USA il y a 3 heures
    L’être humain a un côté sombre et diabolique ! Donc soyons tous très méfiants et prudents. Faîtes toujours vos 5 prières quotidiennes. C’est la meilleure protection contre tout. Soyez honnêtes et sincères vis à vis des autres, soyez patriotes et donnez toujours la priorité à votre pays et votre continent africain. Bonne chance à tous.

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