Argentine: les syndicats manifestent contre l'austérité de Milei, promettent de durcir les conflits
Plusieurs milliers de personnes ont manifesté jeudi à Buenos Aires, veille du 1er-Mai, contre l'austérité et la réforme du travail du président ultralibéral Javier Milei, la principale centrale syndicale CGT promettant de « durcir les conflits » sociaux.
Des militants d'un syndicat de travailleurs de l'industrie de la viande défilent vers la Plaza de Mayo lors d'une manifestation organisée par les syndicats argentins le 30 avril 2026, à la veille de la Journée internationale des travailleurs et contre le gouvernement du président argentin Javier Milei.
Par :
RFI avec AFP
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« Nous allons approfondir les conflits, la patience c'est terminé ! », a lancé à la foule Octavio Argüello, co-secrétaire général de la Confédération générale du travail (CGT). « On ne peut plus supporter que ce soit toujours le peuple qui subisse l'ajustement » budgétaire.
« Clairement, on va aller vers une action de force bien plus dure », a pour sa part menacé en amont de la manifestation le co-dirigeant, Jorge Sola, sans pour autant confirmer une prochaine grève générale, qui serait la cinquième de la présidence Milei, entamée en décembre 2023.
Dans une ambiance festive de pétards et tambours, la traditionnelle marche de la fête du Travail, avancée d'un jour, ne remplissait qu'à moitié l'emblématique place de Mai, devant la présidence.
Dans la foule, les manifestants disent redouter en particulier l'allongement du temps de travail, la remise en cause des indemnités de licenciement ou l'érosion des protections collectives. « On perd des droits, et la situation économique est de plus en plus difficile », résume Oscar Marin, salarié dans le recyclage.
Luz Marina Jaureguiberry, dirigeante du syndicat enseignant Sadop, dénonce un modèle ultralibéral qui porte « atteinte à la justice sociale ».
Le 1er-Mai intervient dans un climat social tendu, marqué par l'adoption au Parlement en février d'une vaste réforme de dérégulation du travail portée par l'exécutif. La réforme fait l'objet de recours en justice, dont un déposé par la CGT qui la considère « inconstitutionnelle ».
Pour l'exécutif, le texte doit permettre de flexibiliser le marché du travail et stimuler l'emploi, dans un pays qui compte 43 % de travailleurs dans l'économie informelle, proportion en hausse depuis deux ans.
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