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Iran: le bilan des morts s'alourdit, le pouvoir appelle à des contre-manifestations

Auteur: AFP

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Iran: le bilan des morts s'alourdit, le pouvoir appelle à des contre-manifestations

Le pouvoir iranien a perpétré un "massacre", selon un groupe de défense des droits humains, pour réprimer le mouvement de contestation dans le pays, où les autorités ont appelé à des manifestations lundi en soutien à la République islamique.

L'ONG Iran Human Rights (IHR), basée en Norvège, a déclaré dimanche avoir confirmé la mort d'au moins 192 manifestants, mais averti que le nombre réel de victimes pourrait être beaucoup plus élevé.

"Des informations non vérifiées indiquent qu'au moins plusieurs centaines, voire plus de 2.000 personnes selon certaines sources, auraient été tuées", a-t-elle souligné, dénonçant un "massacre" et un "crime (...) majeur contre le peuple iranien".

D'une ampleur inédite depuis trois ans, le mouvement pose à la République islamique, proclamée en 1979, l'un de ses plus grands défis.

Déclenché à Téhéran le 28 décembre par des commerçants protestant contre la cherté de la vie, il a gagné de nombreuses autres villes. Les autorités ont imposé une coupure d'internet, désormais en vigueur depuis plus de 72 heures, selon l'ONG de surveillance de la cybersécurité Netblocks.

Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, a appelé les autorités à "la plus grande retenue" dans l'usage de la force et à rétablir les communications.

L'IHR a aussi estimé à plus de 2.600 les manifestants arrêtés.

Le pouvoir judiciaire a réitéré que les mis en cause seraient traités "avec fermeté", après que le chef de la police a fait état "d'importantes arrestations".

- "Deuil national" -

En fin de journée, le gouvernement a décrété trois jours de deuil national pour les "martyrs de la résistance", en référence notamment aux membres des forces de sécurité tués.

Si les autorités disent comprendre les revendications économiques des manifestants, elles fustigent désormais de plus en plus des "émeutiers" instrumentalisés selon elles par l'étranger, les Etats-Unis et Israël en tête.

Le président Massoud Pezeshkian a exhorté la population à participer lundi à une "marche de résistance" dans tout le pays, pour dénoncer les violences commises, selon lui, par des "criminels terroristes urbains".

La télévision d'Etat a diffusé des images de bâtiments en feu, dont une mosquée, ainsi que de cortèges funéraires d'agents des forces de l'ordre.

Très présent sur les réseaux sociaux, Reza Pahlavi, fils en exil du chah renversé en 1979, a de son côté appelé à de nouvelles actions, se disant prêt à retourner dans son pays et mener une transition démocratique.

- Hôpitaux "débordés" -

Des images publiées sur les réseaux sociaux - probablement par des moyens satellitaires - ont montré de grandes foules défilant dans la nuit de samedi à dimanche dans plusieurs villes iraniennes, notamment la capitale Téhéran et Machhad, dans l'est du pays.

Dans une autre vidéo authentifiée par l'AFP, on voit des dizaines de corps enveloppés dans des sacs noirs devant une morgue de Téhéran, et ce qui semble être des Iraniens à la recherche de leurs proches disparus.

Le Centre pour les droits de l'homme en Iran (CHRI), dont le siège est à New York, a affirmé que les hôpitaux étaient "débordés" par l'afflux de manifestants blessés, et que les réserves de sang diminuent.

A Téhéran, un journaliste de l'AFP décrit une quasi-paralysie de la vie quotidienne, avec beaucoup de boutiques qui ont baissé le rideau.

Les écoles sont fermées et l'enseignement se fait désormais à distance mais sans internet, il est impossible de se connecter. De même, si de nombreux Iraniens se rendent encore au bureau, l'absence de réseau rend toute activité difficile.

Samedi soir, les lignes de téléphonie mobile ont également été coupées, ce qui n'avait pas été le cas, selon des habitants de Téhéran, lors de la dernière grande vague de manifestations en 2022-2023.

Des manifestations de solidarité ont rassemblé des milliers de personnes dimanche à Paris, Londres ou Vienne, tandis qu'à Istanbul, la police turque a bloqué les manifestants devant le consulat iranien.

- "Vivant ou non" -

"Nous ne savons rien de nos proches actuellement en Iran", a déploré dans la foule londonienne Fahimeh Moradi, 52 ans. "Mon fils est là-bas, et je ne sais pas s'il est vivant ou non".

Le président américain Donald Trump a répété samedi que Washington se tenait "prêt à aider" les manifestants "aspirant à la liberté".

En cas de frappes américaines, l'Iran ripostera en ciblant des sites militaires et le transport maritime des Etats-Unis, a averti le président du Parlement Mohammad Bagher Ghalibaf.

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a lui dit espérer que Téhéran "serait bientôt délivré du joug de la tyrannie", tandis qu'un haut responsable militaire affirmait que l'armée serait "en mesure de répondre avec force si nécessaire".

La mobilisation survient dans un pays affaibli par une guerre avec Israël en juin et les coups portés à plusieurs de ses alliés régionaux, ainsi que par les sanctions liées à son programme nucléaire rétablies en septembre par l'ONU.

Auteur: AFP
Publié le: Dimanche 11 Janvier 2026

Commentaires (13)

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    Le véridique il y a 1 jour
    C un pouvoir à l agonie
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    @Le veridique il y a 1 jour
    Non. Le régime Iranien est très solide, c'est plutôt le lobby judéo-américano-sioniste qui manipule une partie de la population en faveur d'Israel..
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    @Le veridique il y a 1 jour
    Non. Le régime Iranien est très solide, c'est plutôt le lobby judéo-américano-sioniste qui manipule une partie de la population en faveur d'Israel..
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    le meridique il y a 1 jour
    je ne bave que de la foutaise haineuse, je suis contre la liberté citoyenne !!
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    - il y a 1 jour
    «Nous écouterons les revendications socio-économiques, mais nous ne céderons pas aux violences», affirme le président iranien

    Face à l’escalade des violences qui secoue l’Iran, Massoud Pezeshkian s’est exprimé pour dénoncer une ingérence étrangère orchestrée par les États-Unis et Israël. Il appelle la population à ne pas confondre protestation légitime et actes de sabotage, tout en affirmant la volonté du gouvernement d’entendre les revendications économiques.

    Dans une allocution télévisée diffusée ce 11 janvier, le président iranien a réaffirmé son engagement à répondre aux attentes économiques et sociales de la population. Il s’est voulu à l’écoute, tout en affichant une ligne claire : la sécurité du pays ne sera pas sacrifiée.

    « Nous sommes prêts à écouter la voix du peuple et déterminés à poursuivre des réformes économiques », a-t-il déclaré. Il a insisté sur la nécessité de faire la distinction entre des citoyens exprimant un malaise réel et des éléments violents venus semer le désordre. « Nous marcherons avec ceux qui veulent exprimer des demandes légitimes, mais nous ne permettrons pas la destruction de notre société », a-t-il affirmé.

    Le président iranien a appelé au calme, estimant que les tensions actuelles exigent sang-froid et solidarité. Il a également réaffirmé que l’État ne laissera pas s’installer une logique de chaos.

    Des violences orchestrées depuis l’étranger

    Massoud Pezeshkian a ensuite élargi son propos en désignant clairement les responsables extérieurs qu’il accuse de manipuler les violences. Selon lui, les troubles récents ne relèvent pas uniquement de tensions internes, mais d’une offensive organisée depuis l’étranger. Il pointe directement les États-Unis et Israël.

    « Ces gens ne sont pas des nôtres, ils ne font pas partie de cette nation », a-t-il déclaré. « Ils ont été formés et à l’intérieur et à l’extérieur du pays pour incendier des mosquées, des marchés, des maisons ». Avant d'ajouter : « Ce sont les mêmes qui ont frappé ce pays et qui aujourd’hui leur ordonnent d’agir. ».

    Le président iranien met en garde : « Je supplie les familles : ne laissez pas vos enfants être manipulés par ceux qui viennent pour tuer et décapiter ». Il affirme que ces actes ne peuvent en aucun cas être associés à un mouvement de protestation ordinaire. Les responsables sont, selon lui, des groupes liés à des puissances étrangères cherchant à saper la stabilité nationale.

    Un contexte de tension et un appel à l’unité

    Les propos du président interviennent après plusieurs jours de troubles dans le pays. Des manifestations ont éclaté en fin d’année dans un climat de crise économique. Les autorités ont signalé la présence de groupes armés dans certaines villes, des attaques ciblées contre des bâtiments publics et des lieux de culte, ainsi que des affrontements avec les forces de l’ordre.

    Les violences du 8 janvier ont fait au moins 12 morts parmi les civils, dont un enfant. Les autorités iraniennes ont également annoncé la mort de 25 membres des forces de sécurité. Le maire de Téhéran, Ali Reza Zakani, a rapporté l’incendie de 25 mosquées, la destruction de 26 banques, et des dégradations sur des centres médicaux, institutions publiques et véhicules de secours.

    Face à cette situation, le président a lancé un appel à l’unité. « Le peuple ne devrait pas permettre aux émeutiers de déstabiliser la société », a-t-il affirmé. Et de conclure : « Il est de notre devoir d’écouter les préoccupations du peuple, mais le devoir le plus élevé est de ne pas permettre à une minorité de détruire toute la société. »
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    Choquant complot occidental il y a 1 jour
    Téléguidé depuis les USA où un fils d'un Chah d'Iran parti depuis...1979 appelle en direct pour appeler à la violence contre le régime iranien
    Plus les grands petits Satan d'Israël. Le " grand Satan" et le petit veulent bien sûr la destruction du régime islamique d'Iran. Ce sont leurs sanctions économiques depuis des années qui ont affaibli le pouvoir d'achat de la populations iranienne.
    Après le Vénézuela, Cuba, Iran puis le Groenland avec peuplades pas aux yeux Vikings danois.
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    Human Being il y a 1 jour
    Tout à une fin sur cette terre. Le pouvoir qui gouverne les communautés d'humains ne peut pas rester statique alors que les gouvernés évoluent et changent. Il faut de temps à autres des changements qui renouvèlent les idées et apportent un souffle nouveau plus conforme aux besoins courants des populations. Les truands qui veulent indéfiniment garder le pouvoir en se déclarant des soldats ou des bénis ou mêmes des choisis de Dieu finissent toujours de la sorte. Qu'ils le veuillent ou non, la fin du règne de la révolution de Khoumeyni est enclenchée. Les iraniens n'en veulent plus, ils veulent autre chose que ces gens ne peuvent leur donner.
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    Démocratie rek il y a 1 jour
    Sale temps pour les partenaires de la Russie dans le monde
    Assad Maduro avant il y a eu sadam Hussein sans oublier khadaffi
    Les dictateurs sont dans la tourmente
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    Xeme il y a 15 heures
    Sale temps pour les satanistes du nouvel ordre mondial.
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    Le véridique il y a 16 heures
    Vous demandez la démocratie dans vos pays et vous voulez que les Iraniens meurent dans la dictature alors que ceux qui les dirigent sont des bandits du sexe c quoi cette façon de faire
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    Xeme il y a 15 heures
    Sale temps pour les satanistes du nouvel ordre mondial.
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    lol il y a 14 heures
    Le malheur des pays arabes et africain n'ont pas de stratégie face aux occidentaux plus forts et plus stratèges. dans ce monde, meme dans un maison, le chef de famille doit avoir une stratégie
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    hee il y a 14 heures
    il n y a pas plus stratege que les iraniens
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    hee il y a 14 heures
    il n y a pas plus stratege que les iraniens
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    papis il y a 13 heures
    humain right base a Norvege pas en iran meme cest de la salade cette histoire.Pourquoi cette meme institution ne parle de la venezuela ou bien de la palestine.
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    Xeme il y a 13 heures
    Les manipulations des médias occidentaux sur l'Iran, particulièrement celles de l'AFP en direction de nos régions d'Afrique, deviennent flagrantes.
    Au Sénégal où on fait souvent du copier/coller, et où des trolls sont envoyés dans les forums pour brouiller les pistes, c'est pas facile de comprendre. Mais dans la sphère médiatique mondiale, l'Iran a fait tomber la première ligne de la manipulation occidentale. Comment ? J'explique.
    En Iran, ce qu'il y a c'est comme ce qu'il y avait au Sénégal en 2011 lorsque le sioniste israélien Georges Soros avait financé Y en a marre contre Wade. C'est la même chose qu'il a fait dans toutes les révolutions de couleurs et celles du printemps arabe. Des iraniens sont financés pour manifester. Même s'ils ne sont que 100 personnes, ce sont les médias qui feront le reste du travail. Et pour, obtenir une adhésion d'un grand nombre de personnes, il faut que dès le début, les manifestations aient du sang, du feu et au moins un mort. C'est absolument nécessaire parce que ce sont les meilleurs excitations de la colère: feu, sang, morts. Les manifestants tuèrent une fille de 3 ans, Melina, dans la ville de Kermanshah. Le lendemain une manifestation monstre mobilise toute la ville pour dénoncer des manifestants criminels. Et ce sont les images de cette manifestation là que les médias occidentaux vont utiliser pour "prouver " que les manifestations contre le pouvoir iranien mobilisent et sont des réussites.
    Un indice pour percer cette manipulation ? La principale image utilisée utilisée par les médias occidentaux et reprise par les nôtres, c'est celle d'une photo, de drone, d'une marée noire dans une rue (de Kermanshah), bordée de hauts arbres. Observez la photo aux détails. C'est une marée de femmes en chadors noirs, l'habit traditionnel des femmes iraniennes. Ce sont donc des femmes en "meulfes " noirs. Les manifestants de l'Occident en Iran sont-ils des femmes ? C'est cette faille que la communication de l'Iran a exploité, en expliquant la nature et le contexte de la manifestation que les médias occidentaux tentaient de retourner contre l'Iran. Conséquences: les médias occidentaux changent aussitôt de photos, et poursuivent la manipulation en ajoutant: "le pouvoir iranien commandite des contre manifestations ".
    Et voilà un exemple de comment les médias occidentaux nous manipulent. Le but ? C'est de detourner nos cœurs pour un soutien à Israël contre l'Iran, la mobilisation de nos énergies pour Israël. Si afficher Israël risque d'être contre productif, alors ce sera le détournement de nos cœurs pour détester le pouvoir iranien, pour soutenir ce que font les manifestants de Georges Soros.
    NB: Sur X, rechercher "Melina 3 ans, Kermanshah", et vous aurez les preuves de tout ce que j'ai écrit ici.

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