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Suicide de Tyah, 16 ans : une enquête ouverte pour « harcèlement scolaire » une semaine après la découverte de son corps

Auteur: Le Parisien

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Suicide de Tyah, 16 ans : une enquête ouverte pour « harcèlement scolaire » une semaine après la découverte de son corps

Après un courrier de la mère de l’adolescente, retrouvée pendue dans un parc de Lormont, affirmant que sa fille était harcelée au lycée, le parquet de Bordeaux a ouvert une enquête pour « harcèlement scolaire ».

Pourquoi Tyah, 16 ans, a-t-elle mis fin à ses jours ? Une semaine après la découverte de son corps pendu dans un parc à Lormont, (Gironde), le parquet de Bordeaux a ouvert une enquête pour « harcèlement scolaire », ce mardi, pour « s’attacher à déterminer la véracité des faits », a-t-il fait savoir au Parisien, confirmant des informations de l’agence Radio France.

L’ouverture de cette enquête fait suite à un courrier envoyé par la mère de l’adolescente de 16 ans, jeudi 29 janvier, au rectorat de Bordeaux. Les investigations ont été confiées à l’Office mineurs (OFMIN), selon nos informations.

Des « moqueries » et des « insultes »

Le 29 janvier dernier, Hatyce Tyah Halidi Selemani, une adolescente de 16 ans, scolarisée en classe de 1re à Pessac (Gironde), avait été retrouvée morte à Lormont, dans la métropole bordelaise. La jeune fille a été retrouvée pendue dans le parc de l’Ermitage par un promeneur. L’autopsie, réalisée le 30 janvier, a « confirmé que la cause du décès était compatible avec une asphyxie mécanique par ligature cervicale d’origine autolytique », poursuit le parquet. Autrement dit, le décès de Tuah est dû à une action au niveau du cou qui a provoqué son asphyxie, sans intervention extérieure, confirmant la thèse du suicide.

Selon ses proches, « Tyah a été victime de harcèlement au lycée », a expliqué son frère, Erwan, au Parisien, ce jeudi, évoquant notamment des « moqueries » et des « insultes ». S’il ne sait pas quand les faits ont débuté, il affirme que sa sœur a prévenu l’établissement scolaire dès le 18 décembre, à l’occasion d’un rendez-vous avec l’infirmière de son lycée Pape-Clément à Pessac. « Le nécessaire n’a jamais été fait par le lycée par la suite », dénonce Erwan.

Le suicide de l’adolescente est-il lié au harcèlement scolaire qu’elle affirmait subir ? Pour sa mère, ça ne fait pas de doute. « Tyah s’était confiée à une autre élève en affirmant que si ce harcèlement continuait, elle mettrait fin à ses jours », a-t-elle raconté au micro de nos confrères de BFMTV. De son côté, le rectorat de Bordeaux a ouvert une enquête administrative. « Les éléments actuels semblent montrer que la jeune fille a été accompagnée par son établissement, sans qu’une situation de harcèlement n’ait été formellement mise en évidence », indique-t-il dans un communiqué, tout en précisant qu’une enquête a été ouverte « afin de disposer de tous les éléments ».

Plusieurs jours de recherche

L’adolescente était portée disparue depuis le 12 janvier. Ce jour-là, Tyah avait quitté son lycée Pape Clément de Pessac à la mi-journée pour rentrer déjeuner chez elle. Elle devait retourner en cours dans l’après-midi, mais ne s’est jamais présentée au lycée, qui a alerté ses proches. « Elle a pris son téléphone, mais pas son cartable », avait raconté Erwan, son grand frère, joint par Le Parisien, qui a d’abord « pensé à une petite fugue ».

Mais après plusieurs heures sans nouvelles, sa famille, qui n’arrivait pas à la joindre sur son téléphone, avait signalé sa disparition. Très vite, les proches de Tyah avaient lancé des appels à l’aide, multipliant les messages sur les réseaux sociaux, pour tenter de retrouver l’adolescente. Le 20 janvier, un appel à témoins avait été lancé par les forces de l’ordre. D’importants moyens avaient également été déployés sur le terrain pour localiser la lycéenne, en vain. Jusqu’à la tragique découverte de son corps sans vie le 29 janvier.

Depuis le jour de la disparition de Tyah, les proches de la jeune fille se sont mobilisés pour tenter de la retrouver. Le téléphone portable de l’adolescente avait d’abord borné dans le quartier Bacalan à Bordeaux, avant de ne plus être géolocalisé selon son frère, Erwan. Ce dernier avait assuré que sa sœur, élève au lycée Pape Clément à Pessac, avait été impliquée dans une altercation avec d’autres lycéens le matin de sa disparition, le 12 janvier.

Auteur: Le Parisien
Publié le: Jeudi 05 Février 2026

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