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Affaire Farba Ngom : le coup de gueule d'un ancien magistrat

Auteur: Senewebnews-RP

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« Ça fait désordre », (ancien magistrat)

L’ancien président de la Cour d’appel de Kaolack, le magistrat à la retraite Ousmane Kane, juge incohérente et préoccupante la séquence judiciaire ayant conduit à la liberté provisoire de Tahirou Sarr et de Farba Ngom, suivie d’un appel du parquet visant uniquement ce dernier. Interrogé par L’Observateur, il parle d’une situation « abracadabrante ».

Dans son argumentaire, l’ex-juge pointe une contradiction juridique flagrante : Tahirou Sarr a recouvré la liberté après avoir prouvé que ses créances sur l’État dépassaient les montants incriminés. Pourtant, le parquet, qui a consenti à cette libération, s’oppose à celle de Farba Ngom, alors même que ce dernier est poursuivi pour avoir reçu ces mêmes fonds.

« Comment l’argent propre de l’un peut-il devenir subitement sale lorsqu’il entre dans le patrimoine de l’autre ? », s’interroge le magistrat.

« Ci-gît la reddition des comptes »

Pour l’interlocuteur du quotidien du Groupe futurs médias, cette affaire sonne le glas de la politique de reddition des comptes, qu’il qualifie de véritable gâchis. Il dénonce trois dérives majeures.

D’abord, une procédure inversée : des mandats de dépôt fondés sur de simples soupçons de la CENTIF, transformés en infractions pénales, sans que les mis en cause n’aient eu la possibilité de se justifier au préalable.

Ensuite, un désordre institutionnel : le juge d’instruction a ordonné ces libérations alors qu’un recours était encore pendant devant la Cour suprême, au mépris de la « courtoisie judiciaire » et au risque de décisions contradictoires.

Enfin, un « non-lieu » déguisé : en libérant les prévenus au motif que les faits ne sont pas délictueux, le juge délivre, selon lui, un véritable « certificat d’honorabilité » qui vide le dossier de sa substance.

Le magistrat s’inquiète enfin d’un traitement discriminatoire à l’égard de Farba Ngom, possiblement influencé par des déclarations publiques antérieures de l’actuel Premier ministre. Ousmane Kane regrette, dans le même temps, que la justice paie le prix de ces « liens de soumission » persistants entre le ministère public et le pouvoir exécutif.

Auteur: Senewebnews-RP
Publié le: Mercredi 14 Janvier 2026

Commentaires (23)

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    Samba ba il y a 4 mois
    Il suffit de regarder les noms de famille pour comprendre veux qui défendent les délinquants de la République..leur plan de faire du Sénégal une nation fumbe a échoué. Merci Sonko
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    Ardo il y a 4 mois
    La vérité n'a pas de nom de famille ou de race . Seul des gens haineux malheureux bon à rien écervelée dont leur coeur bouillonne de méchanceté veulent le malheur des autres. Vous êtes que des pires calamité des rageux honnis de leur famille.
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    Ccc il y a 4 mois
    Et toi tu es sûrement Diatta , Bodian, Sane ou quelque chose comme ça ..
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    mlomp il y a 4 mois
    Mdr surement un diedhiou , bodian, diatta , sané , derriere ce commentaire haineux et ethniciste. Ces discours régionalistes ethniciste se sont réveillés dés que votre gourou a fait irruption dans la politique. Donc pour vous , avant d'analyser ce que la personne a dit vous cherchez dabord son nom de famille??? Degueulasse
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    PANAFRICAIN il y a 4 mois
    Un ancien magistrat du systéme . tahirou sarr je viens d'apprendre qu'il est plus toucouleur que farba lui-même. Macky a distribué tout l'argent du pays aus foutankés. comment un griot du président peut devenir subitemeny milliardaire , un vendeur d'habits qui avait 2 boutique en 2011 aussi devenu subitement milliardaire.
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    poulokoba il y a 4 mois
    khoudado mor ma, tu dis que tu t'appel samba Ba? tous les bababe on lavé leur mains et ta bu l'eau, un faut rien tu ne merite pas ton nom de famille, va lakara
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    Alassane il y a 4 mois
    Je n'aime pas beaucoup Farba à cause de sa personnalité assez sulfureuse mais personne ne peut actuellement nier le caractère politique de cette affaire. C'est vraiment une honte pour la justice sénégalaise
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    Mbidou il y a 4 mois
    Il y'a problème. L'argent venant du trésor est propre, l'argent de Tahirou Sarr semble propre et pourquoi L'argent reçu par Farba Ngom serait-t-il sale ?
    Sonko l'avait dit "Farba Ngom ne fera plus jamais de campagne". Ce scénario est en train de se dérouler.
    Une odeur de déjà vu.
    Rendre des comptes, oui mais pas d'acharnement judiciaire.
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    campagne il y a 4 mois
    si farba ngom ne fera plus campagne, des millions de farba ngom comme moi feront campagne pour stopper cette injustice qu’ousmane sonko et pastef veulent utiliser pour detruire ce pays.
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    Défenseur il y a 4 mois
    Quel est le péché le plus grand entre voler ce qui n'appartient à personne ( ou bien commun sans destinataire) et voler à quelqu'un ce qu'il a travaillé ?
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    Non il y a 4 mois
    Ce n'est pas une question de nom ou région, c'est une question vérité et de principes.
    Sonko n'a jamais agit comme un vrai Djola...c'est simple non, c'est juste un con capricieux qui confond le pouvoir public à ses désirs. Foutez la paix à Farba. Même si vous le détenez 100 ans, la vérité ne va pas variée.
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    Défenseur il y a 4 mois
    Retraite ! Hahaha ! Chez les croyants Dieu est partout ! D''ailleurs autre question . Qui craindre entre justice divine et celle humaine ?
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    Lesfaux il y a 4 mois
    Pape cheikh sylla journaliste Farba Ngom est indéfendable il faut être intelligent pour juste savoir qu’il n’est pas malade car tout ce qu’il a fait c’est de la triche l’équipe médicale est complice et doit être suivie l’expertise médicale est fausse car une personne ne peut pas faire tout ce quil a fait donc Farba ngom a voulu jouer sur la conscience etatique pour faire son jeu de dupe il a été découvert il faut être sérieux dans tous les cas apr kene Bakou fa
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    go il y a 4 mois
    mr dans l'affaire soncko adji sarr il y'avait des choses plus pire on ta jamais entendu parler
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    X il y a 4 mois
    C'était la même à l'époque, il y a toujours manque de rupture dans certains secteurs.
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    Anonyme il y a 4 mois
    Encore Ousmane Kane votre attitude m'inquiète sincèrement. Faisais tu le sale boulot lors que tu exerçait ? En tout tes sorties montrent que votre intégrité était à revoir. Comment peux-tu critiquer tes paires juges et magistrats publiquement et sans gêne ? Aurais-tu accepté ces mêmes propos envers toi lors de tes décisions de justice ? Je vous prie de vous taire et reposer vous car à l'au delà Dieu jugera les juges .
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    Astou il y a 4 mois
    Ce magistrat a été accusé lorsqu'il était en fonction á Kaolack. Il faut répondre aux accusations. Tok télé du fen avec vos medias
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    Défenseur il y a 4 mois
    Réponse à Lajoma ! Vu tes mots, tu dois être quelqu'un de très faible, très très faible même.
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    Jeunesse il y a 4 mois
    Khalis Dikhoul jama
    Que des vendus dans ce pays
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    GR il y a 4 mois
    Ces avocats aussi vraiment pourquoi n’avoir pas averti leur client des dangers qu’il encourait en violant les réglements pénitenciaires au contraire ils ont répondu à toutes les sollicitations de Farbête.
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    Jules il y a 4 mois
    Senegal , arretons lrs revanches , arretons arretons
    personne n'est a l'abris je dis personne ,
    Aujourdhui tu as le pouvoir mais demain ça sera ppur une autrre et alorrs as tu pensé a ta famille et tes proches
    Bakna rék
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    A vous de juger - il y a 4 mois
    Donnez moi le degré de gravité selon qu'on soit accusé dans l'une de ces situations:
    1/ - Etre accusé de jouer de la pornographie avec la jeunesse;
    2/ Etre accusé de regarder des vidéos de pornographie dans son téléphone.
    A vos claviers et victoire aux lions de la téranga
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    VERITE il y a 4 mois
    J'ai tellement honte d'avoir voté pour ses gens là.
    Le pays vit des difficultés énormes, presque tout est bloqué, les sénégalais sont fatigués.
    Des gens incompétents sont là a nous divertir, ils ne savent même plus ce qu'ils font, tellement nul.
    Ils s'acharnent sue une personne qu'ils vont rendre célèbre et incontournable.
    J'ai jamais vu des gens aussi médiocres.
    Je m'en douter que serait 5 années de règlement de compte, d'insultes, d'enfantillages, de tâtonnements, de gabegies.
    Ils ne sont même pas à la cheville de macky sall.
    Tchim.
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    Camou il y a 4 mois
    Un magistrat, même s'il est à la retraite, doit se garder de communiquer sur des affaires, encore plus s'il ne les maîtrise pas. Au-delà des affaires elles-mêmes, il faut une compétence particulière pour juger des affaires financières, d'où le parquet financier. De plus, qui lui dit que Tahirou n'a pas signé un accord avec la justice en contrepartie d'autres divulgations? Mandu daal baxna
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    Chouchou il y a 4 mois
    Depuis quelques temps, pour quelle raison est-il si agité (cet ex magistrat) ? Djakler na.
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    Pape il y a 4 mois
    Ce Ousmane Kane s agite beaucoup.
    C est lui que le magistrat Dia avait dénoncé quand il était a kaolack
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    Avocat il y a 4 mois
    Avis juridique sur le cas de FARBA NGOM

    Question :

    “Au Sénégal, le ministre de la justice a t'il le droit de communiquer au public les éléments trouvés après une inspection (saisie et analyse) d'un téléphone trouvé sur un prisonnier ?”

    Réponse :
    La question de la communication au public des éléments trouvés après l'analyse d'un téléphone saisi sur un détenu est extrêmement sensible et encadrée par des principes juridiques stricts. La réponse est généralement non, le ministre de la Justice n'a pas ce droit, et ce pour plusieurs raisons fondamentales.
    Voici les principaux fondements juridiques et déontologiques qui s'opposent à une telle communication publique :
    1. Le Principe de la Présomption d'Innocence (Art. 9 du Code de procédure pénale)
    • Tout individu est présumé innocent jusqu'à ce que sa culpabilité soit établie par une décision de justice définitive.
    • Divulguer des éléments d'enquête (même saisissants) au public avant un procès revient à le juger médiatiquement et porte une atteinte grave à ce principe constitutionnel. Cela peut influencer l'opinion publique et nuire à l'équité du procès.
    2. Le Secret de l'Instruction et de l'Enquête (Art. 11 du Code de procédure pénale)
    • Les investigations pénales sont, par principe, couvertes par le secret. Ce secret vise à :
    o Protéger l'efficacité de l'enquête (ne pas alerter d'éventuels complices).
    o Préserver les droits de la défense (les preuves doivent d'abord être soumises contradictoirement à la défense et au parquet, pas au public).
    o Protéger la réputation des personnes mises en cause mais qui pourraient être innocentées par la suite.
    • Le Ministre de la Justice, en tant qu'autorité de poursuite (chef du Parquet), est lui-même tenu à ce secret. Sa violation est un délit pénal.
    3. Le Secret Professionnel et la Déontologie du Magistrat
    • Les magistrats (et le Garde des Sceaux est le premier magistrat) sont tenus au secret professionnel concernant les informations dont ils ont connaissance dans l'exercice de leurs fonctions.
    • Communiquer des preuves potentielles relève de l'activité judiciaire, non de la communication gouvernementale. C'est au tribunal, lors des débats publics, que les preuves sont exposées et débattues.
    4. Le Droit au Respect de la Vie Privée (Art. 9 du Code civil, et instruments internationaux)
    • Le contenu d'un téléphone personnel est le reflet de la vie privée, familiale et professionnelle de l'individu, ainsi que de ses correspondances secrètes.
    • Sa divulgation publique, en dehors du cadre strictement nécessaire à la manifestation de la vérité lors d'un procès, constituerait une violation massive de ce droit fondamental.
    5. Le Principe de Séparation des Pouvoirs
    • Le Ministre de la Justice est une autorité politique (exécutif) et administrative (chef de l'administration pénitentiaire et des services judiciaires).
    • La communication publique de preuves dans une affaire en cours relève du pouvoir judiciaire (le parquet qui poursuit, le juge qui instruit ou qui statue).
    • Empiéter sur ce rôle en "présentant" des preuves au public brouillerait gravement cette séparation et pourrait être perçu comme une tentative d'influencer la justice ou l'opinion.
    Quelles sont les communications permises ?
    Le Ministre ou ses services peuvent communiquer sur :
    • Des statistiques générales (nombre de téléphones saisis, nombre de perquisitions menées).
    • Des déclarations de principe sur la lutte contre la criminalité en prison.
    • L'issue d'un procès après qu'un jugement définitif ait été rendu publiquement (dans ce cas, les éléments sont devenus publics à l'audience).
    Conséquence en cas de violation
    Si un Ministre de la Justice communiquait de tels éléments, il s'exposerait à :
    • Des sanctions disciplinaires.
    • Des poursuites pénales pour violation du secret de l'instruction (Art. 206 du Code pénal sénégalais).
    • Une cassation de la procédure judiciaire en cours, car la preuve divulguée et le préjugé créé pourraient être considérés comme ayant violé le droit à un procès équitable.
    En conclusion :
    Le Ministre de la Justice du Sénégal n'a pas le droit de communiquer au public les éléments trouvés après l'analyse d'un téléphone saisi sur un prisonnier, si ces éléments sont liés à une enquête ou une procédure en cours. Cette communication est le rôle exclusif de l'autorité judiciaire (Procureur, Juge) lors des audiences publiques du tribunal, dans le respect des droits de la défense. Toute divulgation en amont serait une faute grave contre les principes de l'État de droit
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    Avocat il y a 4 mois
    Avis juridique sur le cas de FARBA NGOM

    Question :

    “Au Sénégal, le ministre de la justice a t'il le droit de communiquer au public les éléments trouvés après une inspection (saisie et analyse) d'un téléphone trouvé sur un prisonnier ?”

    Réponse :
    La question de la communication au public des éléments trouvés après l'analyse d'un téléphone saisi sur un détenu est extrêmement sensible et encadrée par des principes juridiques stricts. La réponse est généralement non, le ministre de la Justice n'a pas ce droit, et ce pour plusieurs raisons fondamentales.
    Voici les principaux fondements juridiques et déontologiques qui s'opposent à une telle communication publique :
    1. Le Principe de la Présomption d'Innocence (Art. 9 du Code de procédure pénale)
    • Tout individu est présumé innocent jusqu'à ce que sa culpabilité soit établie par une décision de justice définitive.
    • Divulguer des éléments d'enquête (même saisissants) au public avant un procès revient à le juger médiatiquement et porte une atteinte grave à ce principe constitutionnel. Cela peut influencer l'opinion publique et nuire à l'équité du procès.
    2. Le Secret de l'Instruction et de l'Enquête (Art. 11 du Code de procédure pénale)
    • Les investigations pénales sont, par principe, couvertes par le secret. Ce secret vise à :
    o Protéger l'efficacité de l'enquête (ne pas alerter d'éventuels complices).
    o Préserver les droits de la défense (les preuves doivent d'abord être soumises contradictoirement à la défense et au parquet, pas au public).
    o Protéger la réputation des personnes mises en cause mais qui pourraient être innocentées par la suite.
    • Le Ministre de la Justice, en tant qu'autorité de poursuite (chef du Parquet), est lui-même tenu à ce secret. Sa violation est un délit pénal.
    3. Le Secret Professionnel et la Déontologie du Magistrat
    • Les magistrats (et le Garde des Sceaux est le premier magistrat) sont tenus au secret professionnel concernant les informations dont ils ont connaissance dans l'exercice de leurs fonctions.
    • Communiquer des preuves potentielles relève de l'activité judiciaire, non de la communication gouvernementale. C'est au tribunal, lors des débats publics, que les preuves sont exposées et débattues.
    4. Le Droit au Respect de la Vie Privée (Art. 9 du Code civil, et instruments internationaux)
    • Le contenu d'un téléphone personnel est le reflet de la vie privée, familiale et professionnelle de l'individu, ainsi que de ses correspondances secrètes.
    • Sa divulgation publique, en dehors du cadre strictement nécessaire à la manifestation de la vérité lors d'un procès, constituerait une violation massive de ce droit fondamental.
    5. Le Principe de Séparation des Pouvoirs
    • Le Ministre de la Justice est une autorité politique (exécutif) et administrative (chef de l'administration pénitentiaire et des services judiciaires).
    • La communication publique de preuves dans une affaire en cours relève du pouvoir judiciaire (le parquet qui poursuit, le juge qui instruit ou qui statue).
    • Empiéter sur ce rôle en "présentant" des preuves au public brouillerait gravement cette séparation et pourrait être perçu comme une tentative d'influencer la justice ou l'opinion.
    Quelles sont les communications permises ?
    Le Ministre ou ses services peuvent communiquer sur :
    • Des statistiques générales (nombre de téléphones saisis, nombre de perquisitions menées).
    • Des déclarations de principe sur la lutte contre la criminalité en prison.
    • L'issue d'un procès après qu'un jugement définitif ait été rendu publiquement (dans ce cas, les éléments sont devenus publics à l'audience).
    Conséquence en cas de violation
    Si un Ministre de la Justice communiquait de tels éléments, il s'exposerait à :
    • Des sanctions disciplinaires.
    • Des poursuites pénales pour violation du secret de l'instruction (Art. 206 du Code pénal sénégalais).
    • Une cassation de la procédure judiciaire en cours, car la preuve divulguée et le préjugé créé pourraient être considérés comme ayant violé le droit à un procès équitable.
    En conclusion :
    Le Ministre de la Justice du Sénégal n'a pas le droit de communiquer au public les éléments trouvés après l'analyse d'un téléphone saisi sur un prisonnier, si ces éléments sont liés à une enquête ou une procédure en cours. Cette communication est le rôle exclusif de l'autorité judiciaire (Procureur, Juge) lors des audiences publiques du tribunal, dans le respect des droits de la défense. Toute divulgation en amont serait une faute grave contre les principes de l'État de droit
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    Ddiouf il y a 4 mois
    Le désordre a toujours été le second nom de la magistrature, rien de nouveau sous le soleil.
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    Lumière il y a 4 mois
    Cet ancien Président est il une référence ???

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