Bien que le verdict soit prononcé depuis maintenant trois jours, l'affaire Khalifa Sall continue à susciter moult commentaires. De l'avis de Me Amadou Aly Kane, membre du barreau, un certain nombre de contradictions sont à relever dans la décision de justice rendue.
"La décision rendue a été motivée en droit, certes, mais, il reste qu'elle est remplie de contradictions. Pour illustration, les deniers en cause sont censés être ceux de la ville, issus du budget voté par son conseil et affectés aux dépenses du cabinet du maire. Nonobstant tout cela, le maire et son Daf sont accusés d'avoir commis une escroquerie sur leurs propres ressources budgétaires. Et ce, en l'absence d'une quelconque preuve d'enrichissement personnel de leur part", note-t-il.
"Les mêmes sont accusés d'avoir commis de fausses certifications de dépenses, pénalement punissables, alors même que la loi organique sur la Cour des comptes qualifie de tels faits comme des fautes financières passibles de la chambre de discipline financière de la Cour. Sauf s'ils ont été commis, dans un but d'enrichissement personnel de leur auteur. Ce qui n'a été prouvé à aucun stade de la procédure", poursuit-il.
Et Me Amadou Aly Kane de s'interroger : "Enfin la confiscation des biens qui a été décidée sera faite au profit de qui ? Si on garde en tête qu'il n'y a pas de partie civile identifiée à ce stade".
Pour rappel, le député-maire de Dakar, Khalifa Sall a été condamné ce vendredi à une peine d'emprisonnement ferme de cinq ans et cinq millions d'amende pour faux et usage de faux dans l'affaire dite de la caisse d'avance de la mairie de Dakar.
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