À travers un communiqué transmis à la presse, ce dimanche 20 octobre, ces robes noires souviennent que pour la première fois, devant le Comité, l'État du Sénégal a reconnu que leur client "avait subi un préjudice du fait de sa détention arbitraire et de sa condamnation et qu'il était fondé à en obtenir réparation".
D'après eux, le Sénégal a également "reconnu que la mesure de grâce ayant permis la libération de Karim Wade avait été exclusivement décidée pour l'application des recommandations du Groupe de travail des Nations Unies sur la détention arbitraire, en dehors de tout marchandage politique ou "Protocole de Rebeuss" comme certains ont pu l'affirmer".
Le collectif des avocats de Karim Wade soutient aussi que le Sénégal, s'est engagé, devant le Comité, "à réformer la Cour de répression de l'enrichissement illicite, notamment en ouvrant un droit de recours contre les décisions de cette juridiction d'exception" et à "engager à permettre un réexamen de la déclaration de culpabilité et de la condamnation frappant Karim Wade".
Me Ciré Cledor Ly & Cie rappellent en outre qu'au cours de la réunion du Comité des droits de l'homme des Nations Unis, il a été fait remarquer à la délégation sénégalaise que : "la grâce octroyée à M. Wade n'allait pas dans le sens de la constatation du Comité car elle n'annule pas la condamnation…".
Ils invitent donc l'État du Sénégal "à respecter scrupuleusement les traités internationaux, notamment le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, qui garantissent le respect de l'État de droit, des libertés publiques et de la démocratie".
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