[Billet d’humour] Pastef, cash et clash !
En plus d'être le parti politique le plus populaire du pays, le Pastef est aussi une agora permanente. Chacun prend la parole, affirme sa ligne… et expose ses divergences au grand jour. Le hic, c’est que tout le monde parle en même temps, et que l’harmonie promise ressemble de plus en plus à une cacophonie assumée. Résultat : le pouvoir s’exerce, mais dans une atmosphère de tension continue.
En tournée dans le bassin arachidier, le Premier ministre Ousmane Sonko n’a pas hésité à interpeller publiquement certains membres de son gouvernement impliqués dans la campagne. Une démarche rare, presque déroutante sous nos latitudes, où les désaccords se règlent habituellement à huis clos. Les uns y voient une marque de cohérence et de franchise, les autres un signal de désordre interne.
À l’Assemblée nationale, pourtant largement dominée par Pastef, le climat n’est guère plus apaisé. Une affaire de bolides fait grincer des dents. Guy Marius Sagna, fidèle à son rôle de sentinelle de la transparence, demande des comptes : « Je ne connais ni le coût, ni la marque des véhicules ».
Une déclaration sèche qui vise un dossier piloté par El Malick Ndiaye, président de l’institution. La réponse ne tarde pas. Abdoul Ahad Ndiaye monte au créneau et accuse son collègue de vouloir « le beurre et l’argent du beurre », et peut-être même la vache garée au parking parlementaire.
Sur un autre front, Waly Diouf Bodian, égal à lui-même, s’en prend au ministre-conseiller Aldiouma Sow, qu’il accuse d’avoir livré une analyse éloignée des réalités et des orientations du parti qu’il dit pourtant partager.
À ce rythme, la rupture annoncée pourrait surtout se traduire par une rupture de méthode… et de ton.
Commentaires (10)
Bonjour les dégâts !!!
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