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« Il faut régler les divergences en interne » : Daouda Tall avertit l’exécutif

Auteur: Léna THIOUNE

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« Il faut régler les divergences en interne » : Daouda Tall avertit l’exécutif

La gouvernance sénégalaise traverse une période de crispations palpables. Pour l’invité du "Grand Jury" de la RFM de ce dimanche 30 novembre, Daouda Tall, président du think thank Idées Sénégal, les tensions qui agitent l’exécutif sont les signes d’un fonctionnement bousculé. 

Parlant de « divergences claires et nettes dans l’exercice du pouvoir », M. Tall affirme que ces divergences sont perceptibles autant au sein du gouvernement qu’au niveau de la majorité.

 « On observe de plus en plus de voix qui s’alignent contre certaines décisions du président de la République », dit-il, en référence aux sorties de quelques députés et responsables du parti au pouvoir, le Pastef. 

Pour lui, les tensions devraient être gérées en interne, avant qu’elles n’alimentent le débat public. « Il faut régler les divergences au sein du gouvernement avant qu’elles ne deviennent publiques », dit-il.

Évoquant l’affaire visant le ministre de l’Environnement, Abdourahmane Diouf, Daouda Tall estime que l’épisode reflète un manque d’anticipation et d’arbitrage interne . « Lorsqu’on accuse un ministre de malversation, il va falloir régler le problème avant que ça n’arrive au public », souligne-t-il. 

Si des divergences de politique publique ne sont « pas gênantes », il considère, en revanche, qu’une accusation touchant à la probité d’un ministre exige une réaction rapide et ferme. Faute de quoi, la cohésion au sein du gouvernement en pâtit.

Daouda met également en garde contre les conséquences extérieures de cette situation. « Un président affaibli à l’intérieur n’est pas très fort à l’international », affirme-t-il, rappelant que les partenaires et les investisseurs étrangers évaluent en permanence les signaux politiques envoyés par le pays. 

« Les acteurs internationaux lisent la politique, l’économie, la stabilité… Tout cela compte dans la notation d’un pays », insiste-t-il.

Auteur: Léna THIOUNE
Publié le: Dimanche 30 Novembre 2025

Commentaires (8)

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    Darkpenguin il y a 4 heures

    It's not his fault if he finds himself in this situation. Those who opposed his candidacy, him and the Fastef party, maneuvered relentlessly and even went too far as to shed blood to prevent the Senegalese people from exercising their democratic right to choose their preferred candidate. This electoral strategic manipulation was necessary to elect him and see-through him the one they wanted to be entrusted with their confidence. It would be easy for him to adapt to this political reality and govern effectively, working in close collaboration with his running mate OusmaneSonko, whom his legitimacy is linked to his own. Moreover, his former and current detractors understand this so well that they are trying to divide the two by forming a coalition "DIOMAYE PRÉSIDENT " a coalition of renegade very versatile individuals who have betrayed everything they stand before and are today's engaged in political maneuvers to destabilize the very person they claim to support.

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    Anta Fall il y a 4 heures

    C'est pas de sa faute s'il se trouve dans cette situation, ceux qui s'opposaient contre son memtor, lui et le Fastef ont manœuvré comme pas possible et sont allés jusqu'à verser du sang d'autrui pour empêcher l'expression démocratique des sénégalais sur un candidat de leurs préférences. Il a fallu cette gymnastique électorale pour l'élire et voir à travers sa personne l'autre dont ils voulaient qu'il soit dépositaire de leur confiance. Et il serait facile pour lui de s'accommoder à cette réalité politique pour gouverner comme cela se doit en symbiose avec son colistier dont sa légitimité lui est associée. D'ailleurs ces pourfendeurs d'hier et d'aujourd'hui l'ont si bien compris qu'ils cherchent à les diviser en se regroupant dans une coalition composée de renégats des gens très versatiles qui ont tout renier qui sont dans des manœuvres politiques de déstabilisation de celui dont ils se rèclament soutenir.

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    Le retour du système il y a 3 heures

    L’erreur de Diomaye est de s’entourer des soi-disant expérimentés issus du système qui a conduit le Sénégal parmi les pays les plus pauvres. Ces acteurs, incapables de vivre hors du pouvoir, reviennent toujours par des coalitions ou des majorités élargies. Entre un membre du système comme Amadou et un jeune décidé à changer les choses, le peuple avait choisi la jeunesse. Il faut donc laisser les jeunes travailler et éviter une campagne électorale permanente.Que c’est vieux qui sont la depuis Senghor aillent soyez leurs maladies chroniques et nous foutre la paix.Le Senegal ne peut pas continuer de les prendre en charge jusqu’à leur mort .
    Si Diomaye ne veut plus entendre que Sonko est à l’origine de son élection, qu’il démissionne et organise une présidentielle anticipée pour l’affronter directement. Sinon, quelqu’un qui n’a même pas pu gagner dans son village natal, Ndiagagnao, manque de légitimité pour diriger le pays.

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    Naka ci péxé il y a 3 heures

    On a senti pendant un moment que ça n'allait plus entre les deux.Sonko a essayé de dissuader Diomaye sans succès.
    J'ai bien aimé l'attitude de nos ministres hier.Les fuyards du vendredi voulaient des querelles de borne fontaine qu'on leur a refusées.
    Certaines de leurs questions ne sont posées que pour essayer de les mettre en mal avec la population ou de creuser un fossé entre Sonko et Diomaye.Ils sont dans leur rôle certes,mais un peu de sérieux les aurait incités à se présenter à l'assemblée vendredi pour faire des remarques et des propositions.

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    Lol il y a 3 heures

    Pour la première fois dans l’histoire politique du Sénégal, un président, au lieu d’aider son Premier ministre à obtenir une majorité parlementaire comme l’ont toujours fait ses prédécesseurs, se contente de souhaiter bonne chance à tout le monde. C’est à ce moment qu’il a acté sa trahison.
    Par la suite, sournois comme il est, Diomaye envoie son exécutant chargé des basses besognes, son « monsieur spécialiste en tout », Cheikh Omar Diagne, aller jusqu’à insulter les tarihas pour empêcher Sonko d’obtenir sa majorité.
    Plus lâche et plus traître que Diomaye, il n’y en a pas qui marchent sur cette terre… Et venant de lui, ce n’est malheureusement pas étonnant.

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    Heuch il y a 3 heures

    Daouda Tall, président du think thank Idées Sénégal se trompe d’époque. Il sera bientot un retraite du vacarme intellectuel. La démocratie sénégalaise, la vraie, vous a signifié poliment mais fermement la retraite anticipé.
    Vos leçons theoriques que vous n'avez jamais su appliquer restent aux oubliettes.
    Vos entretiens, articles , contributions se veulent solennels, mais l’irrévérence y suinte tellement qu’on croirait entendre le dernier râle d’un système que le peuple a déjà conduit à l’abattoir médiatique.
    Que vous le voulez ou non: les Sénégalais ont tout compris.
    On croit rêver.
    Ce sont les pompiers pyromanes qui, après avoir brûlé la maison, reviennent exiger le rapport des dégâts.
    Aujourd’hui, ils jouent les démocrates tardifs. C'est touchant,

    Rien que pour ca nous devons une belle chandelle au Premier des ministres , Mr Ousmane Sonko. Ce dernier nous a permis de voir la lumiere.

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    porozet il y a 3 heures

    Donc le machin etait une arnaque !! surprise

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    Anonyme il y a 2 heures

    Irronie!
    Ceux qui si s'indignaiient hier du sac à main Louis Vuitton sont ceux qui s'érigent aujourd'hui en bouclier autour de la famille propriètaire ce sac.
    Et l'inverse est vrai. Les défenseurs d'hier de l'achat ce sac sont aujourd'hui les pires critiques de la famille qui a acheté ce sac.
    Les signes étaient apparents dès les premières semaines, mais l'émotion due l'euphorie de la victoire était si élevée et le rationnel si bas.
    Emotion et raison évoluent en sens inverse.

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