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L’adoption vaut-elle approbation ? : Un constitutionnaliste tranche le débat

Auteur: Aminata SARR

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L’adoption vaut-elle approbation ? : Un constitutionnaliste tranche le débat

Le débat autour de la révision de la Constitution est loin de s'éteindre au Sénégal. Après les déclarations du président de l'Assemblée nationale, Ousmane Sonko, soutenant que l'adoption d'une loi de révision par les députés vaudrait approbation définitive, un expert en droit public apporte un cinglant démenti juridique.

L'enseignant-chercheur en droit public à l'Université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis, le Dr Yaya Niang, affirme que cette interprétation ne repose « ni sur la Constitution ni sur la jurisprudence du Conseil constitutionnel ». S'appuyant rigoureusement sur l'article 103 de la charte fondamentale et sur les décisions de la haute juridiction, il tranche sans ambiguïté : « La déclaration selon laquelle l'adoption vaut approbation ne découle ni de la Constitution, encore moins d'une quelconque jurisprudence. »

Selon le constitutionnaliste, la jurisprudence invoquée dit exactement l'inverse de ce qui est avancé au perchoir. Elle admet qu'une approbation peut valoir adoption, mais uniquement lorsque le président de la République a, au préalable, formellement décidé que la loi de révision serait approuvée par la seule Assemblée nationale. « L'inverse n'est pas possible », insiste-t-il.

Le Dr Yaya Niang en déduit qu'aucune approbation parlementaire ne peut intervenir sans une décision préalable et explicite du chef de l'État fixant cette procédure. Assimiler l'adoption à l'approbation reviendrait, selon lui, à priver le président de la République d'une prérogative exclusive que lui confère expressément la Constitution : celle de choisir librement la voie d'approbation (référendaire ou parlementaire) d'une révision constitutionnelle.

Au-delà de la stricte controverse juridique, le Dr Yaya Niang appelle à la retenue et à la coopération institutionnelle, dans un contexte national de plus en plus marqué par des tensions vives entre les pouvoirs exécutif et législatif. À ses yeux, « une collaboration franche des institutions » demeure la seule voie légale et responsable susceptible de garantir une révision constitutionnelle conforme aux exigences de l'État de droit.

Auteur: Aminata SARR
Publié le: Mardi 30 Juin 2026

Commentaires (21)

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    Modou il y a 14 heures
    Yaina déss tji wakhi sonko
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    Darkpenguin il y a 12 heures
    Ayant recueilli l'aval des trois cinquièmes (3/5) des représentants du peuple sénégalais, la révision constitutionnelle est bel et bien adoptée et devrait, en principe, être promulguée dans les prochains jours. Sauf caprice de « princes » — un spectacle familier dans notre sous-région, où l'émotion et les arrière-pensées prennent en otage la raison et le discernement, il serait incompréhensible, dans un État de droit, qu'il en aille autrement.
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    aprnewgeneration il y a 14 heures
    Que dit la jurisprudence du conseil constitutionnel de 2016 ???
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    SENY il y a 14 heures
    N'est-ce pas ce prétendu constitutionnaliste qui remettait en cause la possibilité pour l'Assemblée nationale de porter une proposition de réforme ? Il est difficile d'accorder de la crédibilité à quelqu'un dont les prises de position semblent varier au gré des circonstances. À mes yeux, il fait partie de ceux qui cherchent davantage à orienter l'opinion qu'à éclairer le débat.
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    Allez apprendre il y a 13 heures
    Une détestable foire ou de jeunes enseignants défilent dans les médias pour se faire connaître alors qu’ils n’ont jamais fait leurs preuves à l’université et ne sont pas connus pour être d’excellents spécialistes. Juste faire partie de l’animation et du spectacle. Dire des banalités en expliquant des textes que des gens qui comprennent juste le français comprennent. Allez faire vos preuves par des articles scientifiques, participer à des colloques, apprendre surtout… Au lieu de vous faire passer pour de grands spécialistes alors que vous êtes au bas de la hiérarchie universitaire. Arrêtez d’être au service des politiciens. Vous tuez l’université pour de misérables postes dans des ministères et autres.
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    Ouii il y a 13 heures
    Un grand constitutionnaliste, sérieux et rigoureux. Ousmane n'est pas un professeur ni un juge. Il doit se limiter à influencer son troupeau de moutons et se soigner à sweet beauté
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    Ngor Jegaan il y a 13 heures
    Moi, je préfère lire/écouter Abdou Nguer que ces soit-disant intellos rigolos, parce que lui au moins il ne cherche pas à convaincre mais juste à faire ce pourquoi il est payé (saboter et ne pas dire la vérité) et au passage à faire rire.
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    Xeme il y a 12 heures
    Journal officiel du Sénégal du 20 Janvier 2006. Affaire N° 3 - C - 2005 du 18 Janvier 2006. On peut le retrouver sur le net, en tapant dans votre moteur de recherche les mots que j'ai écrit. Et dans cette décision, le CC dit que en cas de révision constitutionnelle par l'assemblée nationale, l'adoption vaut l'approbation. Donc, notre expert nous dit que le CC ment. Il est libre. Seulement, même quand le CC ment, son mensonge devient jurisprudence. C'est à dire que ce sera toujours son mensonge qui sera appliqué aux cas identiques jusqu'au jour où la loi sur laquelle il s'était basé pour mentir sera modifiée. On n'est plus dans un cas d'opinion ou d'expertise. On a un cas de jurisprudence. Et c'est lui qui sera reconduit. Le problème de Diomaye, sa malchance, c'est d'être conseillé par des experts pareils. Ils confondent droit et opinion.
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    Quantbusiness il y a 11 heures
    Ahhhhh C'est le meme Xeme qui nous disait que le Birkina Fasso n'avait plus de dette exterieure loooooooooool. La il veut s'aventurer sur la Constitution du Senegal et une interpretationde la decisison du Conseil Constitutionnel. Cet eclairage du Prof est limpide pour le novice en droit que je suis. C'est un excellent eclairage. Je me suis toujours pose la question concernant l'urgence de cette reforme de la Constitution comme s'il n'y a pas de problemes au Senegal. Voila un PM qui a ete limoge et tout d'un coup il s'invtite a L"assemblee nationale. Maintenant il veut installer le chaos dans le pays comme il a l'habitude de le faire. Ce n'est pas la premiere tentative de monsieur Ousmane Sonko. La confrontation et les rapports de force sont ses methodes privilegiees et rien d'autre. Il aurait pu a la limite trouver un terrain d'entente avec le Chef de l'Etat pour initier une reforme de ce genre qui est loin d'etre la priorite au Senegal. Pourquoi il attend plus de deux ans apres l'acension de Pastef au pouvoir ?
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    Xeme il y a 10 heures
    Le Burkina avait totalement payé sa dette extérieure. Et j'avais même ajouté que le FMI lui court derrière. Actuellement, le Mozambique et le Nigéria ne doivent aucun franc au FMI. Tout payé. Le Ghana refuse tout programme du FMI. va te renseigner.
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    Quantbusiness il y a 10 heures
    Le Senegal est un pays respecte a cause de sa vivante democratie et sa stabilite depuis son independance en 1960. La Constitution est un des piliers de la stabilie institutionnelle du pays. C'est d'ailleurs un veraitable atout economique et la fondation de nos rappaorts avec nos patenaires au developpement. C'est la gages de tous les investissements directs entrangers au Senegal. Or le President est le garant de cette stabilite institutionnelle et non le President de l'Assemblee Nationale. Pour toucher a cette charte fondamentale qui est la Constitution il faut le faire dans les regles de l'art. C'est a dire passer par le President de la Republique et les senegalais qui l'ont elus. Ce n'est pas parce que monsieur Sonko a ete l'artisan de l'avenement de son parti au pouvoir avec plus de 54% aux elections qu'il peut tout faire. Il eput meme dirige le Senegal via sa station a la Primature (avec une caisse noire ou fonds politique, un secretaire porte parole du gouvernement, le pouvoir d'organiser un caonseil de ministres sans la presence du President...etc). Miantenant qu'il n'est plus a la primature il veut reequilibrer les pouvoirs entre le legislatif et l'executif a partir du perchoir ou l'Assemblee Nationale. Est-ce que cette prerogative lui revient ? Est-ce qu'on va passer le rester du mandat presidentiel a faire de la politique et organiser des elections au Senegal. L'annee prochaine il y aura les elections departementales et dans deux ans une nouvelle presidentielle. AU moment ou les previsions de croissance pour cette sont en baisse par rapport a aux deux dernieres annees. Je ne parle meme du probleme de la dette et sa resolution. Alors je susi en droit d'interroger ceux qui gouvernement le Senegal sur l'urgence de cette reforme de la Constitution du Senegal.
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    L'extrémiste il y a 3 heures
    Je pense devoir revenir

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