L’an deux du régime de Macky Sall est diversement apprécié et célébré. Alors que l’opposition, incarnée par le Parti démocratique sénégalais (PDS) et Rewmi de Idrissa Seck, fait dans le nihilisme, la gouvernement présente un bilan d’étape lustrant sous l’angle de promesses tenues : « Ça a été dit, c’est fait ».
Il est vrai que le successeur d’Abdoulaye Wade a posé des actes à caractère social appréciés par beaucoup : réduction de l’impôt sur les salaires, baisse des prix du loyer, endiguement de l’inflation sur certains produits de grande consommation (riz, huile, sucre), démarrage même résiduelle (pour enfants de 0 à 5 ans), d’une Couverture maladie universelle (CMU), subvention voire gratuité pour des soins de santé, début d’application de l’initiative de Bourses familiales de 100 000 FCFA l’année pour des familles pauvres. Pour ne citer que les actions les plus significatives mises en exergue par le gouvernement du Premier ministre Aminata Touré.
Il est vrai en outre que l’activité économique, même en timide redressement (4.3 % en 2013 et 5.1 % en 2014, contre 2,6% en 2011, 3,7% en 2012), reste difficile pour les entreprises, sur fond de chômage endémique. D’où les nombreuses promesses à tenir à travers le Plan Sénégal Emergent (PSE) visant un taux minimum de croissance de 7%.
L’immensité des défis socio-économiques à relever est telle que le pouvoir affecte un « triomphe » modeste. Et omet, comme pour en trahir la quasi impasse judiciaire, de mentionner la traque des biens mal acquis dans le bilan d’étape sur la gouvernance de « rupture », « vertueuse » et « sobre » prônée par Macky Sall.
Deux ans après, le temps presse pour celui qui a promis, et par encore fait, de réduire son mandat de 7 à 5 ans et entend rempiler en 2017.
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