Les propos tenus par le ministre des Collectivités locales, Abdoulaye Diouf Sarr, pour dire que la destitution de Mme Aïda Mbodj de son poste de présidente du Conseil départementale est conforme aux lois en vigueur, au Sénégal, n’agréent pas Me El Hadj Diouf. Initiateur d’une conférence de presse, ce mardi 24 mai 2016, le leader du Parti des travailleurs et du peuple (Ptp), a dénoncé une politique de deux poids deux mesures. Il en veut pour preuve que la loi pour la parité, bien qu’en vigueur, n’a pas été respectée à Touba, et que cela n’a pas valu aux autorités locales des sanctions.
«Pourquoi ne pas mettre une délégation spéciale à Touba. Il y a une violation de la loi pour la parité, dans cette cité religieuse, mais on n’en parle pas. J’approuve la rigueur de Touba. On a voulu tromper les femmes pour uniquement les faire voter. La parité, ce n’est pas pour les femmes. Faire moitié-moitié (50/50), c’est de la fumisterie», a pesté Me Diouf.
Une des raisons qui l’ont poussé à vouloir déposer, dans les jours qui viennent, «une proposition de loi pour abroger la loi sur la parité. Une loi qui fait désordre. Les gens doivent être choisis selon leur compétence et leur mérite et non selon leur sexe. Ce que Touba a compris. Touba a montré la voie. On fait la sourde oreille. On n’en parle pas. C’est de l’hypocrisie. Personne n’a attaqué la parité pensant que les femmes allaient les punir. Les hommes politiques sont tellement malhonnêtes. Dans ce pays, il y a trop de tricheries. On doit copier Touba. Personne n’ose mettre Touba sous délégation. Touba à raison», a conclu Me El Hadj Diouf.
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