Rencontre Diomaye - Députés :« On ne doit pas faire cela au Palais », la mise au point d'Ousmane Sonko
Selon Ousmane Sonko, le chef de l’État l’aurait informé de son intention de rencontrer les députés de leur majorité. « Le président Diomaye m’a dit qu’il voulait voir les députés. Je lui ai répondu que ce n’était pas une bonne idée », a-t-il expliqué. Le principal point de discorde portait sur le cadre choisi pour cet échange. Pour Ousmane Sonko, la rencontre ne devait pas se tenir au Palais de la République. « On ne doit pas faire cela au Palais. Je ne veux pas qu’il pense que je suis entre lui et le parti. Il ne peut pas voir les membres du parti sans mon accord. Je suis le président du parti », a-t-il affirmé avec fermeté.
Finalement, le président a reçu des coordinateurs. Ousmane Sonko précise ne pas avoir pris part au cœur des discussions : « Je n’ai pas assisté à la rencontre. Je suis simplement passé brièvement. Il a discuté avec eux. » À l’issue de cette réunion, certains participants seraient sortis avec des incompréhensions ou des déceptions, selon le leader de PASTEF. Il estime que le cadre aurait pu être différent et plus neutre. « Il pouvait organiser la rencontre dans un hôtel ou dans un autre lieu. Et si ce sont les mêmes propos qui ont été tenus, c’était inutile », a-t-il déclaré.
Ousmane Sonko a néanmoins rappelé qu'il connaît bien les députés et respecte leur autonomie : « Ils ont leur liberté. Ils ont pris la joute politique. » De son côté, le président de la République aurait justifié son choix par des raisons pratiques, soulignant qu’il réside au Palais et qu’il dispose de la prérogative d'y recevoir les personnalités de son choix. Malgré les diverses interprétations, Ousmane Sonko insiste sur le fait qu’il ne s’agit pas d’une confrontation personnelle entre les deux têtes de l'exécutif.
« C’est déjà clair pour tout le monde. Cela ne vaut pas la peine d’en faire un problème », a-t-il assuré. Il a également révélé avoir pris la parole en s'appuyant sur des éléments de contexte non publics. « Lors de mes propos, je savais des choses que personne ne connaissait. J’avais vu des choses que personne ne connaît. Il fallait que je parle aux militants. Je suis au courant de tout, mais ayez confiance en nous. » En conclusion, le président de PASTEF appelle à la sérénité au sein des rangs. « PASTEF est parfois frileux. Il faut se calmer et travailler. En politique, il n’y a pas de miracle : il faut travailler. » Il a terminé son intervention en minimisant la portée des tensions évoquées, affirmant que le parti n'avait aucun problème majeur.
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