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Représentation du Sénégal à Paris : Le Consulat général sans chef depuis quatre mois

Auteur: Moustapha BARRY

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La nomination d’un consul général à Paris tarde encore à tomber. Depuis près de quatre mois, les Sénégalais de la circonscription consulaire parisienne lisent et relisent les communiqués du Conseil des ministres pour savoir qui doit être leur consul. Puisque ce Conseil des ministres est suspendu jusqu’en septembre, ils prennent leur mal en patience. Certains parlent de retard «inacceptable», d’autres soulignent que c’est la volonté des autorités sénégalaises de revoir la carte diplomatique et consulaire qui expliquerait que Paris reste encore sans consul. Une situation inédite, en tout cas. 

(Correspondant permanent à Paris) - Le Consulat général du Sénégal à Paris est sans chef depuis le départ  de Léopold Faye, il y a près de quatre mois. Même si c’est le chargé d’affaires qui exécute les affaires courantes, la nomination d’un nouveau Consul général à Paris est devenue une exigence des Sénégalais de la capitale française. «Ce retard démontre que le pouvoir fait de l’approximation. Ça ne décide pas de façon cohérente», déplore Doro Sy du Parti socialiste sénégalais.  Même son de cloche chez l’apériste Ameth Sarr qui pense que les Sénégalais de la circonscription consulaire de Paris ont «besoin d’un consul». «Même dans une famille, il y a un chef», fait-il remarquer, insistant sur le fait que même s’il y a l’exécution des affaires courantes, c’est le consul qui prend «les grandes décisions». «C’est comme dans un ministère. Même S’il n’y a pas de ministre, ça fonctionne. Mais un ministère a besoin d’un ministre», insiste-t-il.

Du côté du Pds, l’on rue dans les brancards. «C’est à déplorer», commence Méïssa Touré, commissaire de ce parti en France. Pour lui, ce retard dans la nomination du consul général démontre que ceux qui nous gouvernent sont des «incapables». «S’ils sont incapables de nommer un consul qu’ils nous le disent», dénonce-t-il, expliquant cet état de fait par les «rivalités qui existent au sein de l’Apr-France où tout le monde veut devenir Consul». Il invite le ministre des Affaires étrangères à prendre en charge «le plus vite cette question».Quant à Amadou Diallo dit «Diallo Beauvais», un moment pressenti au poste, il tempère. Même s’il ne s’explique pas ce retard dans la nomination du nouveau consul, il estime que cela peut être lié à la nouvelle vision des autorités sénégalaises qui veulent redéfinir la carte diplomatique et consulaire du Sénégal. Il estime aussi qu’il n’y a pas de quoi fouetter un chat d’autant plus qu’il n’est pas au courant d’une quelconque complainte des Sénégalais de la circonscription consulaire parisienne disant qu’on ne s’occupe pas bien d’eux au niveau du Consulat depuis le départ de Léopold Faye. Même si, reconnaît-il, «dans un pays comme la France, on ne doit pas rester si longtemps sans consul. C’est quelque chose d’inédit». Il espère voir «d’ici la fin du mois d’août nommé le futur consul du Sénégal à Paris», espérant que le président de la République et son ministre des Affaires étrangères y travaillent.

PROFIL - Consul, mode d’emploi

En attendant, presque tous dessinent les critères que doit remplir le futur locataire de la rue du Général Hamelin, siège du consulat général du Sénégal à Paris. «On attend une rupture au niveau du Consulat. Il faut quelqu’un qui remplit les critères de base. Il doit être au-dessus de tout soupçon des accointances politiques ; il ne doit pas être un politicien, il doit être équidistant des partis politiques et un administrateur reconnu et respecté», trace Doro Sy. Meissa Touré pense la même chose, estimant que le consulat ne doit pas être transformé en «une permanence de l’Apr».

Selon Amadou Diallo «Beauvais», que le futur consul soit politique ou non, cela le laisse indifférent. «Qu’il appartienne à un parti politique ou non, cela importe peu. L’essentiel, c’est qu’il s’acquitte de sa tâche convenablement en sachant qu’il est là pour tous les Sénégalais», explique celui que des rumeurs avaient annoncé comme futur Consul général du Sénégal à Paris. «Ce n’est pas du tout contraignant qu’il soit politique. Il faut qu’il soit neutre, qu’il gère les secrets d’Etat», ajoute Diallo. Car, souligne-t-il, le Consul,  «c’est un maire d’une grande ville, qui joue aussi le rôle du préfet, intervient sur le terrain, auprès des Sénégalais». Il estime que le consul doit être à l’image du président de la République qui est politique, mais qui sert tous les Sénégalais sans distinction de couleur politique.

Auteur: Moustapha BARRY
Publié le: Samedi 11 Août 2012

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