Revendications syndicales : Sonko met en garde contre une pression qui pousse “à bout” l’État
Le Premier ministre Ousmane Sonko a consacré une part importante de son intervention à la question des revendications syndicales, dans un contexte économique qu’il décrit comme particulièrement contraint.
Selon lui, l’État fait face à une dette « abyssale » qui limite fortement ses marges de manœuvre budgétaires. « Il faut que les Sénégalais comprennent qu’il n’y a pas encore de richesses à distribuer », a-t-il martelé, appelant à un réalisme collectif.
Accords signés, nouvelles demandes
Le chef du gouvernement a pointé une dynamique qu’il juge préoccupante : la signature d’accords suivie de nouvelles revendications. « Nous signons un accord et ils en demandent un autre », a-t-il déclaré, évoquant même l’apparition de « revendications émergentes » dans certaines plateformes syndicales. Pour lui, cette situation traduit l’ampleur des engagements financiers accumulés au fil des années, dans un contexte où les ressources de l’État restent limitées.
Un avertissement ferme
Tout en reconnaissant le droit des syndicats à défendre les intérêts de leurs membres, Ousmane Sonko a mis en garde contre une pression excessive sur les finances publiques. « Il ne faut pas qu’on nous pousse à bout, sinon l’État fera face », a-t-il averti, dans un ton qui se veut à la fois ferme et dissuasif.
Le Premier ministre insiste sur la nécessité d’un effort partagé. Selon lui, le redressement économique exige des sacrifices collectifs. « Cette dette, nous la paierons ensemble », a-t-il affirmé. Avant de lancer «un appel à la responsabilité des partenaires sociaux, alors que le gouvernement tente de concilier dialogue social et impératifs de stabilité budgétaire ».
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