Seydi Gassama : « L’État ne doit pas dépenser des milliards pour un référendum »
Le directeur exécutif d’Amnesty International/Sénégal, Seydi Gassama, s’est exprimé samedi sur la question des réformes institutionnelles annoncées par le chef de l'État Bassirou Diomaye Faye lors de son adresse à la Nation. Dans un post sur Facebook, il a déclaré que l’organisation d’un référendum serait inopportune dans le contexte économique actuel du pays.
Selon lui, « l’État ne doit pas mettre des milliards, au moment où le pays connaît une grave crise financière, pour organiser un référendum ». Il a rappelé que les réformes envisagées ne sont pas nouvelles et qu’elles ont déjà fait l’objet d’un large consensus national.
Seydi Gassama souligne en effet que ces propositions ont été discutées et validées lors des assises de la justice et du dialogue national, cadres inclusifs ayant réuni partis politiques, organisations de la société civile, syndicats et organisations religieuses de toutes obédiences.
Dès lors, il considère que la voie parlementaire retenue par le président de la République est « la plus indiquée » pour traduire ces réformes en textes législatifs.
Au-delà de la méthode, le responsable d’Amnesty International/Sénégal revient sur une revendication centrale portée par son organisation lors du dialogue national : la protection des droits civils et politiques. Il rappelle que ces droits sont garantis par la Constitution sénégalaise ainsi que par les traités internationaux relatifs aux droits humains.
Dans ce sens, Seydi Gassama estime que la déchéance des droits civils et politiques ne devrait intervenir qu’à l’issue d’une décision judiciaire. « La déchéance de ces droits ne devrait être prononcée que par un juge, à la suite d’une condamnation pour les infractions les plus graves », a-t-il insisté.
M. Gassama a enfin plaidé pour une révision du code électoral afin de renforcer la protection de ces droits fondamentaux. Car, d'après lui, des modifications s’imposent afin d’éviter toute atteinte arbitraire aux libertés politiques et de garantir un cadre électoral conforme aux standards démocratiques et aux engagements internationaux du Sénégal.
Commentaires (16)
Tout changement du consensus de 1992 devrait forcément passer par un référendum, Si l'état n'a pas d'argent pour l'organiser, il n'a qu'à laisser la constitution telle quelle.
VOUS CROYEZ QUE LE PAYS APPARTIENT A X OU Y MAIS ARRETE .
DEPUIS 2021 QUE VOUS EMMERDIEZ DANS CE PAYS SANS RIEN REALISER .
ATTENTION LES SENEGALAIS SONT TOUJOURS PRETS
Non monsieur. Ce double jeu de Gassama doit être dénoncé. Je ne vois pas pourquoi il ne défend pas tout simplement la constitution actuelle. Dans le pire des cas le peuple doit rester maitre de son destin.
A ceux qui disent que c'est pour Ousmane Sonko : 1) Ousmane Sonko n'a pas de problème d'éligibilité ; 2) quelqu'un comme Barthélémy Dias pourrait participer aux locales de 2027, alors qu'actuellement ce n'est pas le cas.
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