Calendar icon
Monday 25 May, 2026
Weather icon
á Dakar
Close icon
Se connecter

Sonko à l'Assemblée : Anta Babacar Ngom parle d'une «tentative de braquage institutionnel»

Auteur: Cheikh CAMARA (Correspondant à Thiès)

image

Sonko à l'Assemblée : Anta Babacar Ngom parle d'une «tentative de braquage institutionnel»

🎧 Écouter l'article 53 écoutes

« Le retour d'Ousmane Sonko à l'Assemblée nationale ne résiste pas à une lecture rigoureuse des textes. La Constitution, le règlement intérieur de l'Assemblée nationale et le Code électoral récusent une telle possibilité ». Telle est la conviction de la députée Anta Babacar Ngom, présidente de l'Alternative pour la relève citoyenne/And Liggèey Sunu Senegaal (ARC).

Elle évoque l'article 54 de la Constitution qui précise que la qualité de membre du gouvernement est incompatible avec un mandat parlementaire. Et que l'article 109 de l'ancien règlement intérieur reprend cette règle en disposant que « le mandat de député est incompatible avec la qualité de membre du gouvernement ». 

L'article 7 du même règlement organise, quant à lui, la démission du député et l'installation du suppléant.

Enfin, remarque la parlementaire, le Code électoral, dans son régime des incompatibilités, impose au député placé dans une situation incompatible de faire cesser cette incompatibilité dans les 8 jours, sous peine de constater la démission d'office. 

Pour Anta Babacar, « de toutes les façons, le droit applicable en décembre 2024 ne prévoyait ni suspension du mandat parlementaire ni droit automatique à réintégration ».

Elle considère qu'appliquer aujourd'hui les dispositions de la réforme de 2025, un régime postérieur, pour justifier son retour reviendrait à créer une rétroactivité contraire à la sécurité juridique. 

De plus, a-t-elle rappelé, en décembre 2024, Ousmane Sonko était déjà Premier ministre lorsqu'il a été élu député. Il ne s'agissait donc pas d'un député nommé ministre, mais d'un membre du gouvernement élu député.

Pour la présidente de l'ARC, cette situation créait une incompatibilité immédiate et l'obligeait à choisir : « Démissionner de la primature pour être installé député ou rester Premier ministre. » Il a choisi de rester Premier ministre. Il n'a donc jamais été effectivement installé comme député de la 15e législature.

Dès lors, souligne la députée, aucun mandat parlementaire ne pouvait être suspendu, puisque la suspension suppose un mandat préalablement exercé. 

Plus grave encore, fait-elle constater, cette affaire s'inscrit dans une dérive institutionnelle préoccupante. Elle remarque que ces derniers temps, le régime de PASTEF semble installer une pratique dangereuse : des passages en force parlementaires, des procédures accélérées, des convocations précipitées et des réunions tenues dans des conditions qui interrogent, y compris en jours non ouvrables, sur des dispositions pourtant juridiquement sensibles et politiquement lourdes de conséquences. Anta Babacar se demande bien « quelle urgence nationale justifie une telle précipitation ».

Pour elle, « les institutions ne doivent pas être des instruments de convenance politique. Elles ne sont pas des jouets que l'on manipule au gré des intérêts du moment ». 

Et d'indiquer : « Les Sénégalais doivent rester vigilants et se mobiliser face à cette tendance dangereuse. » Car, poursuit la députée, lorsqu'un pouvoir commence à tordre les règles pour résoudre ses propres équations politiques, il fragilise l'État de droit, abîme la démocratie et expose le pays à des blocages institutionnels graves. 

Auteur: Cheikh CAMARA (Correspondant à Thiès)
Publié le: Lundi 25 Mai 2026

Commentaires (15)

  • image
    Iceberg Brainstorming il y a 8 heures
    J'ai un seul et unique conseil à mes très chers compatriotes et surtout aux jeunes de ce pays: PROTEGEZ PROS PAR TOUS LES MOYENS... Le système est de nouveau à l'attaque et cette fois ci, il a sortit son ultime arme, la division interne... Pauvre Diomay il est cuit le jour bamou take thiakhba... Il défendra de grès ou de force notre république maçonnique....Regardez bien les rats d'égout qui sortent et qui vont sortir sous peu... Le système dans toute sa laideur, de vieux traîtres qui ont finis de vendre toute leur descendance pour du fric ou du cul, voilà la dite élite l'africaine depuis les indépendances, ON EN A MARRE, SEUL LE PEUPLE PEUT SE LIBÈRER... Une seule personne ne peut se battre contre cette horde d'animaux sauvages à l'instinct basic.. Wasalam
  • image
    Ndeyssane il y a 8 heures
    Anta en chômage actuellement c'est la vente des moutons respect aux sénégalais qui veulent pas acheter du poulet l'assemblée sera dissoute tu seras plus députée
  • image
    Bali il y a 8 heures
    Vraiment Pastef c'est la malhonnêteté caractérisé e.ils sont entrain de jouer avec nos institutions et l'avenir du pays.c est ça votre projet détruire le Sénégal.suis déçu.
  • image
    APR Kulunas il y a 8 heures
    Sonko sera bien au perchoir InchaAllah et vous aura TOUS à l'œil.. Kouki rendal niou tegal la!
  • image
    Darkpenguin il y a 7 heures
    Quant on gagne ensemble on gouverne ensemble nous sommes dans une démocratie des partis et non dans un royaume. Le Sénégal, terre d'expérience et de savants, ne peut se permettre d'être entièrement entre les mains d'un aventurier naïf et inexpérimenté, avec toute sa fragilité et sa vulnérabilité aux influences internes et externes, mû par le ressentiment et l'ego, qui cherche à concentrer entre ses mains tous les leviers du pouvoir qui déterminent notre destin. Le danger qui nous menace est l'immaturité et l'inexpérience, combinées au désir de satisfaire des intérêts personnels mal évalués. Cela ne fonctionnera pas ; de telles motivations, il est clair, ne peuvent prospérer et entraîner dans leur chute le destin d'un pays entier, et en particulier d'un pays comme le Sénégal, avec son héritage politique, sa culture démocratique et son sens de l'unité, dans une quête de pouvoir personnel et individualiste, cherchant à exclure tous ceux qui ont contribué à l'avènement du changement afin de s'emparer seul des leviers du pouvoir. C'est une vérité dialectique que les mêmes causes produisent les mêmes effets. S'emparer du pouvoir par une lutte populaire mobilisée par les masses pour changer leur destin par les urnes, dans une tentative d'une spoliation cette même lutte des masses reviendra, n'acceptera et permettra pas à l'aventure de prospérer et de s'emparer de tout les pouvoirs par la même lutte du peuple qui l'avait instauré en place. C'est peine perdue.
  • image
    David W il y a 7 heures
    Et encore une qui n'a rien compris.
  • image
    Setlu il y a 7 heures
    Anta guinar ngom , elle est tres limitee .
  • image
    lol il y a 1 heure
    Même quand vous ne savez pas bien lire et écrire, vous ne pouvez pas vous empêcher de rabaisser
  • image
    Almamy il y a 7 heures
    -L'instrumentalisation et la manipulation des règles institutions à des fins de contournement pour satisfaire les ambitions d'un rare égocentrisme exacerbé: Qui pour arrêter et freiner cette abusive et constante démarche?
  • image
    Dakar il y a 7 heures
    démissionné de son poste de député par aveux et restant à la primature Depuis son limogeages veux obtenir de l humilité parlementaire coûte que coûte à quelle fin ou pour éteindre quel action judiciaire ? Nous demandons Monsieur le président de saisir le conseil constitutionnel à ce sujet et à tous les républicains de nous édifier à ce sujet De démission et vouloir être reconduit directement président de l Assemblée nationale Que la constitution prévoit et que le règlement intérieur prévoit jub jubeul jubenty
  • image
    monavis il y a 7 heures
    Sonko est déjà maire ?
  • image
    Aliou. An il y a 7 heures
    Gars yi ragal naniou sonko nak . Tous ceux qui etaient entraîn de jubiler vendredi chez eux , sortent pour nous emmerder.Il sera 0resident de l’assemblée puis President de la Republique , l’autre Traitre qui se croyait intelligent va mordre dans la poussiere et degager il est nul sans base politique infuençable et idiot.la plus grosse erreur du siécle
  • image
    Omar il y a 7 heures
    S il se présente demain à l assemblée les FDS doivent le chasser et l Empêcher de formenter son coup d état constitutionnel Demain le président de la république devra prendre toutes ses responsabilités pour empêcher cette forfaiture après tout nous sommes dans un état de droit
  • image
    Ayato il y a 6 heures
    Sonko a été élu. Sonko n’est plus au gouvernement puisqu’il été viré par le PR.Il revient député.
  • image
    Manipulation Rek il y a 5 heures
    L'article 7 du même règlement organise, quant à lui, la démission du député et l'installation du suppléant. Sonko n'a jamais demissionne. Ou est la lettre de demission? l'article 54 de la Constitution qui précise que la qualité de membre du gouvernement est incompatible avec un mandat parlementaire Sonko n'est plus membre du gouvernement. ARRETEZ la manipulation.
  • image
    Les peureux il y a 5 heures
    Ils ont peur de Sonko.

Participer à la Discussion

Règles de la communauté :

  • Soyez courtois. Pas de messages agressifs ou insultants.
  • Pas de messages inutiles, répétitifs ou hors-sujet.
  • Pas d'attaques personnelles. Critiquez les idées, pas les personnes.
  • Contenu diffamatoire, vulgaire, violent ou sexuel interdit.
  • Pas de publicité ni de messages entièrement en MAJUSCULES.

💡 Astuce : Utilisez des emojis depuis votre téléphone ou le module emoji ci-dessous. Cliquez sur GIF pour ajouter un GIF animé. Collez un lien X/Twitter, TikTok ou Instagram pour l'afficher automatiquement.