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Quand la Salāt, la Basmalah et le Coran décryptent le COVID-19

Auteur: Bilal At-Tawbah Bakary Boloba COLY

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Quand la Salāt, la Basmalah et le Coran décryptent le COVID-19

Dans nos précédents travaux, nous avons montré que la décomposition de la Salāt — notamment à travers ce que nous appelons son « ADN coranique » (ses inclinaisons et prosternations) — permet d’accéder à une lecture structurée et cohérente, éclairée par le Coran. Si l’on considère que l’aube correspond à la Salāt al-Fajr — composée de deux rak‘ats, soit 13 postures (inclinaisons et prosternations) — alors cette unité peut devenir une véritable clé de lecture.

Elle ouvre la voie à une interprétation dans laquelle la Salāt n’est plus seulement une pratique rituelle, mais un système symbolique porteur de sens. En effet, le nombre total de rak‘ats quotidiennes (17) et celui des postures (111) renvoient à la sourate 17, Al-Isrā’, qui compte précisément 111 versets. Or, cette sourate est celle du miracle du Voyage nocturne du Prophète Muhammad (PSL), au cours duquel la Salāt fut instituée.

Par ailleurs, la combinaison du nombre de Salāt quotidiennes (5) et du nombre total de postures (111) fait également écho à la sourate 5, verset 111, qui évoque le miracle de la Table garnie provenant du Paradis servie à Jésus (ʿĪsā) et aux Apôtres. Et la combinaison inverse Sourate 111 comptant 5 versets, annonce la damnation de l’ennemi du Prophète, Abū Lahab. Ainsi, la Salāt se révèle à nous sous un aspect profondément symbolique et spirituel : elle nourrit l’âme en rapprochant le croyant d’Allah, à l’image de la Table servie qui nourrit les corps et affermit la foi des apôtres. Elle apparaît également comme une protection et une force face aux ennemis d’Allah.

Je vous invite à une contemplation croisée de la Basmalah (« Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux »). La Basmalah est l’un des noms de la sourate Al-Fātiha, elle-même obligatoire dans chaque unité de la Salāt. Elle constitue également l’ouverture de presque toutes les sourates du Coran.

Le Coran compte 114 sourates, chacune débutant par la Basmalah, à l’exception de la sourate 9, At-Tawbah (Le Désaveu), qui en est dépourvue. Les exégètes expliquent généralement cette absence par le caractère solennel et déclaratif de cette sourate, liée à la rupture des pactes et à un contexte de confrontation.

Toutefois, le nombre total de Basmalah reste bien de 114, car la sourate 27, An-Naml (Les Fourmis), en contient deux : l’une en ouverture, comme toute sourate (hors sourate 9), et l’autre au verset 30, dans la lettre du prophète Sulaymān(Salomon)  adressée à la reine de Saba: [La reine dit : « Ô notables ! Une noble lettre m’a été lancée.]S27V29 Elle vient de Salomon, et c’est : « Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux, »S27V30

Ainsi, si l’on modélise la présence de la Basmalah par une valeur numérique — 1 lorsqu’elle est présente en ouverture, 0 lorsqu’elle est absente (sourate 9), et 2 lorsqu’elle apparaît deux fois (sourate 27) — on obtient une séquence structurée faite majoritairement de « 1 », avec deux singularités : un « 2 ». et un « 0 ».

11111111 0 11111111111111111 2 111111111111111111111111111111111111111111111111111111111111111111111111111111111111111.

Le nombre ainsi formé par les occurrences de la Basmalah à travers le Coran est connu et est un multiple de 7, une signature comme les 7 versets de la sourate AL-Fatiha (appelée la Mère du Coran), Les 7 points d’impact du corps pendant la prosternation (position la plus rapprochée d’Allah), les 7 cieux, les 7 terres, les 7 jours, les 7 portes de l’Enfer, les 6 Jours de la création et le Jour 7 du Jugement.  Allah est le Sage, l’Omniscient, et rien n’est laissé au hasard dans Ses œuvres.

Entre les deux singularités — le « 2 » et le « 0 » — on compte exactement 17 intervalles, ce qui peut être rapproché des 17 rak‘ats quotidiennes, chacune débutant par la Basmalah. En terme numérique on peut déduire de l’occurrence bornée par le  2 et 0:17X1. 20 ce qui peut être lu 17/1/20 soit 17 janvier 2020.

Quand on prend le nombre dans son entièreté nous avons 112X1.20 ce qui peut être lu 112/1/20 ou 1(1+2)/1/20 ou bien 13/1/20. 

Ainsi, le 13 janvier 2020 correspond au premier cas de COVID-19 détecté hors de Chine, en Thaïlande, marquant le début de l’internationalisation de la pandémie. Dans les jours suivants, plusieurs événements majeurs se succèdent :

– le 14 janvier 2020, confirmation de la transmission interhumaine ;

– le 15 janvier 2020, premier cas au Japon ;

– le 16 janvier 2020, première alerte épidémiologique par l’Organisation panaméricaine de la santé (PAHO).

On constate ainsi que la mondialisation de la pandémie se situent dans une fenêtre temporelle comprise entre le 13 et le 17 janvier 2020.

Ainsi, nous observons que le nombre 17 rappelle le total des rak‘ats quotidiennes — chacune débutant effectivement par la Basmalah — tandis que le nombre 13 correspond au nombre de postures (debout, inclinaisons et prosternations) pour une paire de rak‘ats, à l’image de la prière du Fajr. Ces éléments nous orientent vers une correspondance avec le tableau de la Salāt présenté ci-dessus. Dans ce tableau, la Salāt al-Maghrib se distingue particulièrement : elle est la seule dont la structure demeure constante, quelle que soit la situation du prieur, et à travers l’histoire de la pratique. Elle introduit également une variante notable, le nombre 7, venant s’ajouter à la constante 13 qui structure les autres séquences.

Par ailleurs, cette prière marque la transition vers la nuit — moment que le Coran décrit comme celui où les âmes retournent à Allah durant le sommeil. Cette dimension renforce la portée symbolique de la Salāt al-Maghrib comme seuil entre deux états : l’activité du jour et le retour nocturne des âmes. Enfin, il est intéressant de noter que le nombre total de postures pour cette séquence est de 13 + 7 = 20, ce qui introduit une nouvelle lecture numérique de l’ensemble. On obtient ainsi le tableau suivant :

Nous retrouvons ainsi le nombre 20 suggéré par l’agencement de la Basmalah, ainsi que les nombres 17 et 13, que l’on peut également lire à travers les écarts entre les deux singularités (le « 2 » et le « 0 »). Or, la sourate 20, Tā-Hā, versets 13 à 17, rapporte un dialogue majeur entre Allah et le prophète Moïse (Moussa) :

Sourate 20, Tā-Hā (extraits)

13. « Moi, Je t’ai choisi. Écoute donc ce qui va être révélé. »

14. « Certes, c’est Moi Allah : point de divinité en dehors de Moi. Adore-Moi donc et accomplis la Salāt pour te souvenir de Moi. »

15. « L’Heure va certes arriver — Je la tiens presque cachée — afin que chaque âme soit rétribuée selon ses efforts. »

16. « Que celui qui n’y croit pas et suit sa passion ne t’en détourne pas, sinon tu périras. »

17. « Et qu’y a-t-il dans ta main droite, ô Moïse ? »

Ce passage met en évidence deux éléments centraux : l’institution de la Salāt comme rappel d’Allah et l’évocation de la proximité de l’Heure. Dans une lecture symbolique, la structure de la Basmalah dans le Coran et celle de la Salāt renvoient aux dates du COVID et peuvent être rapprochées de ces versets. Mieux, le nombre de rak‘ats du vendredi est de 15 (la prière du Jumu‘ah remplaçant le Zuhr, qui passe de 4 à 2 rak‘ats), et l’on sait aussi que la fin d’un cycle humain serait associée au vendredi.

De même, l’absence de Basmalah (représentée par « 0 » dans la modélisation) peut être mise en relation, dans une approche symbolique, avec certaines séquences de la Salāt, notamment la prière du ‘Asr, et associée à la figure de Moïse — précisément interlocuteur dans le passage cité. Nous avons exposé en détail les arguments explicatifs dans l’Ouvrage « 13.7 Le code de l’univers crypté dans la prière musulmane : La Salāt… ». Ces rapprochements relèvent toutefois d’une lecture contemplative et symbolique, et doivent être distingués d’une interprétation exégétique classique.

Le COVID-19 constitue, quant à lui, une véritable rupture historique. Pour la première fois, le système mondial a été mis à l’arrêt de manière quasi simultanée. Contrairement aux grandes crises sanitaire du passé, souvent localisées ou progressives, cette pandémie a entraîné en quelques semaines une suspension coordonnée des mobilités, des économies, des institutions, et même de certaines pratiques religieuses à l’échelle planétaire.

Cette rupture ne tient pas uniquement à la nature du virus, mais à ce qu’elle a révélé : une humanité profondément interconnectée et interdépendante. Le monde a fonctionné, pour la première fois, comme un seul organisme, réagissant presque simultanément à une même menace. À ce titre, cela constitue une forme de rappel de l’unité originelle de l’humanité : une communauté confrontée collectivement à une même épreuve. Il ne s’agit donc pas seulement d’une crise sanitaire, mais d’un basculement dans la nature même du monde. Le COVID-19 révèle une humanité unifiée par ses systèmes — économiques, technologiques et sociaux — où toute perturbation locale peut désormais devenir immédiatement mondiale. Sommes-nous au seuil d’une reformation symbolique de la communauté humaine unique, d’Adam à Noé ?

Enfin, cette crise rappelle une réalité essentielle : malgré les avancées technologiques, l’être humain ne maîtrise pas ce qui est le plus fondamental pour sa vie — la respiration. L’air que nous respirons demeure une grâce d’Allah. Et il suffit d’une de Ses créatures microscopiques pour désorganiser l’ensemble du système mondial. Le Covid 19 est-il un signal divin ? Un avertissement que le progrès technologique ne nous mettra jamais hors de portée de la puissance d’Allah ? 

Bilal At-Tawbah 

Bakary Boloba COLY 

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Auteur: Bilal At-Tawbah Bakary Boloba COLY
Publié le: Lundi 06 Avril 2026

Commentaires (4)

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    Ret il y a 10 heures
    Cest ce qu'on appelle le "concordisme". On attend toujours que la science se prononcé, jamais avant, pour ensuite faire dire à ces textes religieux ce qu'on veut entendre.
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    niit il y a 9 heures
    youtube: ALI BABAL, MAJID OUKACHA, DJEFDJE,
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    Ty oon il y a 9 heures
    N'importe quoi !
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    Fela il y a 9 heures
    Teacher, don't teach me nosense !
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    DÉVELOPPEMENT AFRIQUE ? il y a 8 heures
    C’est dommage que rien n’a été préconisé pour le développement de notre continent. Arrêtez d’endormir le peuple. Pour le moment, tout ce que nous utilisons vient d’où ? Souhaitons et espérons que nos enfants et petits-enfants soient plus intelligents que nous.

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