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Enfants lutteurs : Madjiguene Diop (CAPE) s'insurge contre l'exploitation des mineurs dans l'arène (2/2)

Auteur: Adama Sy

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Enfants lutteurs : Madjiguene Diop (CAPE) s'insurge contre l'exploitation des mineurs dans l'arène (2/2)

Une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux et sur YouTube suscite une vive polémique à Dakar. Les images, diffusées notamment sur la chaîne Sen Leader, montrent des enfants âgés de 7 à 10 ans s’adonnant à la lutte dans une mise en scène calquée sur les combats de lutteurs professionnels. Cette pratique, qui choque et inquiète, relance le débat sur le respect des droits et de la protection de l’enfant au Sénégal.

Face à cette situation jugée alarmante, la Cellule d’Appui à la Protection de l’Enfance (CAPE), dirigée par Madame Madjiguène Diop, est sortie de son silence pour dénoncer vigoureusement ces pratiques qu’elle qualifie de profondément préoccupantes.

« À cet âge, un enfant doit être protégé, scolarisé et évoluer dans un environnement sécurisé. Le droit sénégalais impose une obligation scolaire pour tous les enfants de 6 à 16 ans. Toute activité qui détourne l’enfant de l’école ou met en danger son intégrité physique et psychologique doit nous alerter », rappelle la coordinatrice de la CAPE.

Si la lutte constitue un patrimoine culturel important au Sénégal, sa pratique par de très jeunes enfants, sans encadrement strict, pose un sérieux problème de compatibilité avec les droits fondamentaux de l’être humain en devenir.

Des risques multiples et graves

Selon la CAPE, les dangers liés à la lutte précoce sont nombreux. Sur le plan physique, les enfants sont exposés à des blessures, des chocs violents, des traumatismes et des atteintes potentielles à leur croissance. Sur le plan psychologique, ils peuvent subir du stress, de la peur, une pression familiale ou sociale excessive, ainsi qu’une banalisation prématurée de la violence.

Le risque scolaire est également pointé du doigt : déscolarisation, absentéisme, baisse des performances et déséquilibre entre études, repos et loisirs. À long terme, ces pratiques peuvent entraîner des séquelles physiques durables et un décrochage scolaire, limitant les perspectives d’avenir, d’autant plus que très peu d’enfants parviennent réellement à faire carrière dans la lutte professionnelle.

Un appel à la responsabilité collective

Pour la CAPE, l’urgence est claire. Il faut renforcer la sensibilisation des parents sur l’obligation scolaire et les dangers de la lutte pratiquée trop tôt. L’encadrement des activités sportives impliquant des mineurs doit être strictement réglementé avec l’implication des autorités locales, scolaires et sportives.

Madame Madjiguène Diop insiste également sur la nécessité de développer des espaces de loisirs adaptés favorisant des activités physiques éducatives, ludiques et non violentes, respectueuses du développement de l’enfant. « Dans sa forme compétitive et violente, la lutte n’est pas adaptée aux enfants de 8 à 9 ans. Le droit au loisir est reconnu, mais il doit s’exercer dans un cadre protecteur, sans violence », tranche-t-elle.

La CAPE lance enfin un message clair aux parents et aux autorités. Aux premiers, elle rappelle que leur responsabilité première est de protéger leurs enfants et de les maintenir à l’école. Aux seconds, elle demande un renforcement des contrôles, de la réglementation et de l’encadrement des activités sportives impliquant des mineurs. Un appel fort pour que les droits de l’enfant priment sur toute autre considération.

Auteur: Adama Sy
Publié le: Lundi 09 Février 2026

Commentaires (7)

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    Lutteurs il y a 4 heures
    Il faut parler des darahs et des talibé qui sont les plus grandes fabriques d'homosexuels au senegal. La lutte est un sport mais avant tout un jeu comme le karaté est autre si les enfants veulent lutter qu'ils le font
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    Dojo judo et karaté il y a 4 heures
    Donc il faut interdire les dojos de judi karaté taek wonder tous les sportifs de combat aux enfants. Dans ce pays il y a de grave confusion et un complexe d'aliénation grave. Il est vrai que notre intelligence ne nous permet pas de valoriser notre potentiel culturel et les opportunités ancestrales
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    MG il y a 4 heures
    Laisser ces enfants s amuser la lutte est un sport comme tout autre sport. Allez plutot recadre les daras ou les enfants sont abuser dans tou les senses
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    ass il y a 4 heures
    je n'arrive pas à lire le texte à cause de sa beauté je monte je descends je monte je descends
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    Avis il y a 4 heures
    Khalé bi mome … eh ben !
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    mans dieng il y a 3 heures
    diadieuf sama yaye boye
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    Ben il y a 3 heures
    Les enfants ont le droit d'apprendre Elle passe à côté
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    Very il y a 2 heures
    Quand les enfants font du Karaté, de la Boxe ou du Judo.... ces associations ne disent rien, au senegal la lutte est un sport national, à l'époque dans certains quartiers populaires,il y avaient des petits combat de lutte organisé dans les bayales ou les jeunes s'adonnaient ou s'entrainaient à la lutte,et la plupart des jeunes qui allaient jouer au foot à la plage, pouvaient entre deux séances de foot s'entrainer avec les lutteurs ou faire du footing avec les lutteurs..... Il faut certes encadrer la pratique de ce sport pour les enfant, mais il ya pas de quoi en faire tout un tintamare.... Et parmis ces enfants qui s'entrainaneint dans mon quartier beaucoup ont continué les etudes et beaucoup ont de très belles carrières professionnelles nationales et internationnales dans divers domaine, de l'administration , mais aussien la Medecine , l'informatique, la création d'entreprise..... Donc arrêtons de vouloir brider nos enfants

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