VIH, tuberculose, paludisme : des progrès majeurs salués en Afrique francophone
L’Afrique francophone a enregistré des progrès considérables ces dernières années dans la lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme. Ces résultats ont été mis en lumière lors de la cérémonie d’ouverture de l’atelier régional consacré à la participation des communautés au 8ᵉ cycle de financement (GC8) du Fonds mondial, organisé à Saly. La rencontre a réuni des représentants d’une quinzaine de pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre, ainsi que des partenaires techniques et institutionnels engagés dans ce combat sanitaire.
Selon les responsables, les efforts conjoints des États, des structures sanitaires et des organisations communautaires ont permis d’élargir l’accès aux traitements, d’améliorer le dépistage et de renforcer les stratégies de prévention. Malgré ces avancées, les intervenants ont souligné que la région reste confrontée à des défis persistants comme la raréfaction des financements, les inégalités d’accès aux services de santé et la vulnérabilité de certaines populations.
Un contexte mondial en pleine mutation
D’après Georgina Yidanpoa Caswell, conseillère technique au Fonds mondial, cet atelier intervient dans un paysage mondial de la santé marqué par de profondes mutations. Elle a affirmé que « le monde que nous connaissions il y a un an n’existe plus », évoquant le durcissement des conditions de financement, les crises humanitaires, les chocs climatiques et la réduction de l’espace civique. Face à ces enjeux, les participants ont insisté sur la nécessité absolue de préserver l’accès aux soins essentiels pour les plus fragiles.
Le cycle de financement GC8 représente une étape décisive pour protéger les acquis et définir de nouvelles priorités. Aissatou Mbaye Ndiaye, présidente du Comité de coordination nationale du Sénégal, a souligné que ce cycle est bien plus qu’un simple exercice administratif. Elle a déclaré que « les subventions du Fonds mondial sont mises en œuvre par les pays et les acteurs de terrain, notamment les communautés et la société civile, qui transforment les ressources en résultats concrets ».
Le rôle central des communautés et la feuille de route vers 2027
Les organisations communautaires jouent un rôle moteur dans l’analyse des besoins, la mise en œuvre des programmes et le suivi de la redevabilité des financements. Dans un contexte de ressources internationales limitées, la société civile est également appelée à mobiliser davantage de financements domestiques et à diversifier ses partenariats. Hamidou Ouedraogo, du Réseau Accès aux Médicaments Essentiels (RAME), a salué l’appui du Fonds mondial dans le renforcement des capacités de ces acteurs.
La coordonnatrice du Hub régional Afrique francophone, Ida Sawadogo, a rappelé que le cycle actuel (GC7) s’achèvera fin 2026, avant le lancement du GC8 en janvier 2027. Chaque pays devra soumettre une demande de financement définissant ses interventions prioritaires. L’atelier de Saly vise ainsi à doter les participants d’outils pratiques pour renforcer l’implication des communautés dans l’élaboration de ces demandes.
Les experts rappellent toutefois que l’Afrique demeure l’une des régions les plus touchées, ce qui impose d’intensifier les efforts pour atteindre les objectifs mondiaux à l’horizon 2030.
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