Abdou Aziz Diop appelle à la protection des autorités religieuses face aux dérives des réseaux sociaux
Membre du Forum Civil et petit-fils d’El Hadji Malick Sy, Abdou Aziz Diop a exprimé son inquiétude face à la montée des tensions entre acteurs politiques et autorités religieuses au Sénégal. Il pointe du doigt les réseaux sociaux comme principal facteur de ces dérives et appelle à un encadrement plus strict afin de préserver la stabilité du pays.
Selon lui, le Sénégal se distingue par une singularité historique et sociologique rare. «Le Sénégal est un pays exceptionnel, car c’est l’un des rares États où le pouvoir spirituel et le pouvoir temporel coexistent de manière équilibrée», soutient-il. Cette complémentarité, estime-t-il, constitue l’un des fondements majeurs de la paix et de la stabilité nationales.
Abdou Aziz Diop rappelle également que la nation sénégalaise a précédé l’État. «Avant l’indépendance, il existait déjà une nation structurée, avec des autorités religieuses et traditionnelles reconnues», explique-t-il. À ses yeux, cette antériorité confère une légitimité aussi bien aux institutions étatiques qu’aux guides religieux, appelés à jouer un rôle central dans la régulation sociale.
Toutefois, ces derniers jours ont été marqués par des affrontements verbaux et des controverses opposant acteurs politiques et figures religieuses, notamment sur les plateformes numériques. Une situation jugée préoccupante par Abdou Aziz Diop, qui déplore le manque de retenue dans les échanges publics.
«Sur les réseaux sociaux, des personnes se permettent de caricaturer et d’injurier des autorités religieuses sans aucune limite», dénonce-t-il, qualifiant ces comportements de dangereux pour la cohésion sociale. Il appelle ainsi au respect des guides religieux, qu’il considère comme des piliers de l’équilibre social sénégalais.
Face à ces dérives, Abdou Aziz Diop plaide pour l’adoption d’un cadre juridique renforcé. Il suggère notamment la mise en place d’une loi protégeant les autorités religieuses, à l’image de l’article 80 du Code pénal qui encadre les atteintes au chef de l’État. Par ailleurs, il estime que la régulation des réseaux sociaux est devenue indispensable afin de prévenir les discours haineux et les atteintes aux valeurs fondamentales du pays.
Pour lui, la préservation de l’harmonie entre le spirituel et le temporel demeure un enjeu crucial pour l’avenir du Sénégal.
Commentaires (13)
Domi Serigne bou saga c’est pas grave, mais dès que niou tontou ko ame niou diouk di kasse aye droits. Arrêtez quand même!!!
Kou bagn koula saga boul saga
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