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Dignité et confidentialité : Le guide du CNLS pour la prise en charge des prisonniers vivant avec le VIH

Auteur: Yandé Diop

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Dignité et confidentialité : Le guide du CNLS pour la prise en charge des prisonniers vivant avec le VIH

Le Conseil national de lutte contre le sida (CNLS), organe rattaché à la Primature, a publié une note stratégique concernant la prise en charge des détenus vivant avec le VIH. Ce document souligne que « les personnes privées de liberté bénéficient des mêmes standards de soins que ceux appliqués dans la communauté ».

Fin de l'isolement et respect de la vie commune

S'appuyant sur les directives nationales et internationales, l'institution précise qu'une personne détenue « peut vivre en communauté sans risque de transmission ou de contamination dans le milieu carcéral ». À ce titre, elle peut partager les mêmes cellules que les autres détenus, car « un isolement systématique ne saurait être justifié » sur la seule base de son état de santé.

Confidentialité et secret médical renforcés

Le CNLS insiste sur le fait que « le statut sérologique d’un détenu ne doit en aucun cas être divulgué ». Pour garantir ce droit, le document préconise que « le dossier médical doit être distinct de celui de l’administration pénitentiaire » et conservé rigoureusement à l’infirmerie sous la responsabilité exclusive du personnel soignant.

Continuité des soins et dépistage volontaire

Un accent particulier est mis sur la « continuité du traitement antirétroviral » afin d'éviter toute interruption thérapeutique. Le suivi médical est assuré dans des structures spécialisées, les rendez-vous étant fixés « en fonction de l’état clinique du patient et de sa réponse au traitement ». Enfin, pour les cas non documentés, un dépistage volontaire est proposé, mais il doit impérativement être « assorti d’une prise en charge psychosociale, le tout dans le strict respect de la confidentialité ».

Par cette note, le CNLS rappelle que la santé publique en prison repose sur une approche « fondée sur le respect des droits humains ».

Auteur: Yandé Diop
Publié le: Mardi 24 Février 2026

Commentaires (4)

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    Go il y a 3 heures
    Il était temps de remettre les choses à l'ordre. On ne peut pas à longueur de journée stigmatiser des gens en publiant systématiquement leur bulletin médical dans la presse. Les homos restent des êtres humains. Apparemment au senegal. Ils sont considérés comme moins que des animaux.
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    Beug sa rew il y a 2 heures
    Salam Je voudrais attirer l attention des autorités sur ce qu ils laissent continuer et qui pourrait aboutir à mort d homme ou quelque chose de irrémédiable. Agissez et arrêtez cette saignée avant que l irréparable se produise et que vous soyez des médecins après la mort ! Comment peut ton en arriver là dans un pays qui se respecte et je me pose certaines questions - est ce un crime de transmettre volontairement le VIH ? Oui - est ce un crime d être séropositif ? Non - peut on contaminer si on suit correctement son traitement ? Non , et les dossiers médicaux des personnes incriminées va le démontrer car je pense pas qu une personne va privilégier de contaminer volontairement des personnes et courir le risque de développer le Sida qui est la phase terminale d une personne infectée au VIH ce que beaucoup ignore car assimilant deux choses différentes. - est ce seulement les Gays qui sont séropositifs ? Non car pleins de sénégalais émigrés dans des pays de la sous région, loin de leurs épouses ont rencontrés des travailleuses du sexe et contaminés avant de revenir contaminer leurs épouses. Je parle en connaissance de cause car travaillant dans la santé. Pourquoi en instruction ? Parce que avec un bon avocat toutes ces personnes rentreraient chez elles le même jours car pas contagieuses depuis longtemps. Pourquoi en est on arrivé là ? Parce que la société sénégalaise les stigmatise et eux se marient ou ont des copines pour échapper aux regards accusateurs. L homosexualité existe partout et continuera d exister car le mot existe dans le coran et donc existera sur terre tant que le monde est. Les gens sur les réseaux sociaux vivent du sang des personnes qu ils mettent sur la toile et ceux qui l encouragent c est parce que ça ne touche pas un membre de leur famille sans quoi ils voudraient que cela s arrête. Ne franchissons pas le point de nos retours on a tous nos défauts. Gni diabarou diambour , gni violeur, gni lek alalou djirime , gni de fén et le prophète PSl a dit que Dioulite Dina def lep bamou dess fén. Laaaaaa Je d accord pour un traçage mais seulement dans le cadre médical pour éviter une propagation de la maladie mais à ce rythme les gens vont plus aller récupérer leur traitement et ça risque d être plus compliqué , comme qui dirait safara bou diour diangoro. Encourageons les personnes séropositives à prendre un traitement et évitons de les stigmatiser. Wa Salam
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    verdik il y a 2 heures
    Le VIH est une question de santé publique, pas un outil de stigmatisation. La manière dont certaines situations sont médiatisées aujourd’hui risque de créer plus de peur que de prévention. Quand un test positif peut conduire à être étiqueté ou jugé, beaucoup de personnes hésiteront à aller se faire dépister. Et cela est dangereux pour tout le monde. Le dépistage doit rester confidentiel, volontaire et respectueux de la dignité humaine. Une approche responsable consisterait à agir avec discrétion, orienter les personnes concernées vers les centres de prise en charge et organiser des campagnes de sensibilisation apaisées, sans bruit ni stigmatisation. Protéger la santé publique passe par la confiance. Et la confiance naît du respect.
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    Bamba il y a 1 heure
    Au Senegal et dans la diaspora, 98% des homos se réclament tous de Serigne Touba. Toutes ces personnes, on les a entendu un jour jurer par Khadimou Rassoul. Voila un sujet qui mérite une grande réflexion chez les mourides et chez les Khalifs. Est ce que c’est le nombre qui doit primer sur la qualité….Pourquoi déf katou lou bone yeupeu au Senegal et dans la diasporas sont presque tous des talibés de Bamba. Ou bien le mouridisme les attire sans pour autant les guérir dans la bonne voie?

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