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Restauration: Dans la cuisine sénégalaise

Auteur: Lucienne Wassi, Stagiaire - lanouvelleexpression.info

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Communément appelé Dakéré, les restaurants sénégalais aiguisent le bonheur de plusieurs personnes dans la ville de Douala.

Il est  un peu  plus de 12h au lieu dit «Paris dance», au centre commercial Akwa. A cet endroit précisément, on a une panoplie de restaurants d’un autre genre. Salle climatisée, chaises et tables bien dressées, serveuses vêtues d’uniformes, caissière confortablement installée derrière un coffre, voilà le décor qui prévaut ici. L’heure d’affluence approche et chaque chose est à sa place. Des carafes d’eaux délicatement posées sur les tables, du  piment et du  sucre respectivement dans des boîtes et du cure-dents au besoin. Et cette forte odeur d’épices qui envahit la  salle. En fait  juste une cloison sépare la cuisine du restaurant. On s’achemine vers  l’heure de la pause et quelques clients se pointent déjà à l’horizon. Dans un coin de la salle, une jeune dame parcourt le menu posé sur sa table. Elle  fait son choix  et appelle une serveuse d’un signe de main.  Cette dernière prend sa commande et la passe à  son tour au personnel de la cuisine à partir de la petite fenêtre qui sert de canal de transmission. C’est un travail de chaîne et le service est bien organisé.  On  apprend que le menu est le même chaque jour et prévoit entre autres du riz sénégalais, riz Yassa, rognon, bifteck, spaghettis sautés avec de la viande, lait caillé, poisson, poulet braisé et du chawarmar pour ne citer que ceux-là. 

Quelques minutes  plus tard un plat tout chaud est posé sur la petite fenêtre. Pour ceux qui ont pris l’habitude de faire un  tour en terre culinaire sénégalaise chaque jour  c’est toujours un plaisir. «Je mange ici parce que la cuisine est bien faite et les plats sont consistants,  le cadre aussi est assez convivial», confie Serges, employé dans  une structure de la place. Les prix oscillent entre 1000 et 2500 frs et les plats sont visiblement  consistants.  

Si les serveuses sont des camerounaises pour la plupart, la cuisson reste une affaire de sénégalais. Ces plats sont d’ailleurs cuisinés par des  hommes. Ces restaurants sénégalais  pullulent dans les coins de la ville. La zone estudiantine  n’est pas en reste. On en trouve une dizaine. Dans le menu varié qui est proposé, chacun y va  selon sa préférence. «C’est le lait caillé et le chawarmar qui me font souvent venir ici, mais quand je n’ai pas le temps de faire la cuisine, j’emporte un plat que je mange deux fois parce que c’est costaud», dit Marlène étudiante. 

Pour Christiane qui travaille ici depuis de nombreuses années, les restaurants sénégalais ont obtenu leur lettre de noblesse grâce à  des spécialités telles que le lait caillé  servi avec de la farine de mil, le riz yassa, et le chawarmar. Pour elle les plats chauds et ceux à emporter restent aussi un atout. «Nous nous efforçons ici à satisfaire les clients, on donne le respect absolu aux  clients, et on ne peut pas tolérer que des gens ne soient pas satisfaits quand ils dépensent leur argent», insiste-t-elle en précisant que c’est leur service de qualité qui amène les camerounais  de plus en plus dans les restaurants sénégalais.

Auteur: Lucienne Wassi, Stagiaire - lanouvelleexpression.info
Publié le: Jeudi 29 Août 2013

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