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En spectacle au Théâtre Sorano : Le groupe Wakon Gakusho en continuateur de la tradition japonaise

Auteur: lesoleil

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De passage à Dakar pour une série de concerts, le groupe japonais, Wakon Gakusho, a fait étalage de toute sa prestance avec un spectacle à cheval entre tradition et modernité nippones. Hier, au Théâtre national Daniel Sorano, la soirée organisée par l’ambassade nipponne à Dakar, de concert avec la Fondation du Japon, a montré le dynamisme de la coopération culturelle entre le Pays du Soleil Levant et le Sénégal.
En famille, ils sont venus et ont aimé, à l’image ce couple qui ne cesse d’acquiescer pour apprécier la performance de ces quatre artistes. En effet, cette soirée fut un bel exemple de brassage avec le Wakon Gakusho qui, de concert avec l’Ensemble lyrique traditionnel de Sorano, dans un tableau final, a rendu une belle copie.  
Le spectacle a débuté avec Ryota Kanazashi, le batteur de ce quatuor qui, en 2006, venait pour la première fois au Sénégal, pour un voyage d’échanges avec des percussionnistes sénégalais. Au vue de sa prestation, cet exercice lui a  certainement permis de prendre le tempo des sonorités sénégalaises, tout en amenant une grande partie de sa culture. Avec ce batteur, métronome de ce groupe, tout y est. L’aisance dans la gestuelle, le rythme.

Tout rappelle, comme l’a souligné l’ambassadeur du Japon au Sénégal, Takashi Kitahara, la sérénité d’esprit et la passion ardente, deux éléments socle du Pays du Soleil Levant.  Ce  qui fait aussi la force de Ryota Kanazashi, c’est cette déconcertante facilité à faire monter le tempo. Il semble bien prendre son pied. La bande de ces quatre heureux compères est complétée par Akhihisa Kominato. Ce dernier, crinière au vent, a de son souffle saccadé, fait parler sa flûte de bambou (Shakuhachi). Il a embarqué les spectateurs dans un slalom, avec des mélodies qui valsent. Il semble néanmoins être dans une douce transe, avec des hochements de têtes très forts, afin d’accompagner la mélodie.
Quant à Kazuhiro Fukui, l’homme au « xalam » (Shamisen en japonais ou guitare traditionnel sénégalais), ses doigts sont d’un tout autre apport, au contact des cordes. Le son est tantôt aigu, tantôt doux. Toute cette belle symphonie devait recevoir l’assentiment du Prince Soki Matsura, homme à la gestuelle large, adepte de la danse classique. Avec ses épouvantails et sous une pluie de confettis, il mime tantôt les arts martiaux, tantôt il se lance dans une frénétique danse du bâton.
Ce concert était un moyen de louer les relations entre le japon et le Sénégal, comme l’a déclaré l’ambassadeur Takashi Kitahara. De son avis, au-delà de l’économie, il faudrait penser à explorer d’autres domaines de coopération comme la culture, le secteur académique, de même que le volet culturel. C’est dans ce sens qu’il a souligné l’apport de Doudou Ndiaye Rose et Youssou Ndour, qui sont souvent au Japon. Mais aussi le concours de Haïku, la tournée du cinéma japonais au Sénégal et bien d’autres événements, de nature à raffermir les relations entre les deux pays. Ainsi, pour la fin, l’Ensemble lyrique traditionnel de Sorano, dans un tableau avec le groupe Wakon Gakusho, proposait un beau dialogue de cultures
Auteur: lesoleil
Publié le: Samedi 22 Février 2014

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