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De la finale de la ligue avortée à la responsabilité de la ligue

Auteur: www.sen24heures.com

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La finale avortée de la coupe de la ligue est le reflet du mal profond dont souffre le football sénégalais. au-delà de toutes les considérations se pose le problème du dirigeant sportif. Samedi dernier, au nom du « masla » on a foulé au pied toutes les règles écrites pour trouver une parade et répondre à l’appel des hommes politiques. Qui cherchent une légitimité dans le sport.

La ligue professionnelle de football a été tout sauf professionnelle. Devant prendre ses responsabilités face à une situation, elle s’est dérobée sous le fallacieux prétexte que « le Premier ministre, parrain, de la compétition a demandé un report ». Cette même autorité a été la source de la division puisqu’elle avait demandé que la finale soit programmée à Alassane Djigo et non à Demba Diop. « Car, il ne voulait pas se faire huer pour une promesse non tenue à l’endroit des sportifs ».

Malheureusement, la décision… politique de la ligue a semé la pagaille. D’autant qu’elle est contraire à l’éthique sportive. « Le règlement du football dans tous les pays du monde veut que toute équipe convoquée dont l’absence sur le terrain est constatée soit déclaré forfait ».

Au Sénégal tel n’est pas le cas. Il faut gérer d’autres aspects qui n’ont rien à voir avec le football. Et, c’est le lieu de se demander si demain, les supporteurs de l’As Douanes décidaient de bloquer l’entrée du stade à leur équipe, quelle sera alors l’attitude de la ligue ? Ne serait-elle pas obligée de reprogrammer une nouvelle fois la finale ? Mieux, cette hypothétique finale sera-t-elle programmée à nouveau au stade Alassane Djigo ?

Le département du sport a toujours été considéré comme une porte de sortie du gouvernement. Tous les ministres depuis l’alternance qui ont occupé ce poste ont été limogés. Si le Premier ministre ne surveille pas ses entrées dans le mouvement associatif, il risque gros.

Seulement, les dirigeants du sport doivent apprendre à prendre leurs responsabilités. Et, cela passe d’abord par un affranchissement. Les hommes politiques n’ont pas tout cet intérêt qu’on leur prête.

Auteur: www.sen24heures.com
Publié le: Mardi 17 Novembre 2009

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