Il y a de quoi jubiler du côté de la Mauritanie après la qualification des «Mourabitoues» devant le Sénégal aux prochains Championnats d’Afrique des nations (Chan), une compétition réservée uniquement aux joueurs locaux.
Avec cette belle victoire (2-0), les mauritaniens obtiennent leur succès devant le Sénégal depuis les indépendances des deux nations en 1960 au niveau des équipes nationales de football.
Des scores fleuves comme le un (10-1) au début des années 70 à Dakar, la Mauritanie a toujours courbé l’échine devant le Sénégal.Ainsi avec la glorieuse équipe nationale mauritanienne au début des années 80 avec des joueurs comme Diop Babacar dit «Diobo» de Ksar, Mini ou Mohamed Sall dit Rasta de l’Asc Garde nationale, n’a jamais inquiété les «Lions» en confrontation surtout lors des tournois de la Zone 2 dits Amilcar Cabral. D’ailleurs les rares fois que les «Mourabitounes» se sont qualifiés en demi-finale, ils ont été écartés par les «Lions» du Sénégal.
Ce fut le cas, en 1981 à Banjul, en Gambie où le Sénégal s’est difficilement imposé après les prolongations (2-3). Toutefois, lors des éliminatoires de la Can 1996 en Afrique du Sud, les Mauritaniens avaient créé la sensation en décrochant un nul blanc au stade Léopold Senghor.
Mais au retour quelques mois plus tard dans le courant de l’année 1995, le Sénégal s’est imposé au stade Olympique (1-0) avec une réalisation de l’ancien pensionnaire du club de la Sotrac puis Uso, Mamadou Diallo.
Mais seul le travail paie, les Mauritaniens ont pris la peine de monter une équipe nationale contrairement au Sénégal qui a une sélection. Avec cette première qualification historique, la Mauritanie vient de récolter les premiers fruits d’un long travail.
Des moyens ont fait aussi la différence. Là où les Sénégalais promettent des miettes aux joueurs en cas de qualification, la fédération mauritanienne propose à chaque joueur une prime de qualification d’un million d’Ouguiya (monnaie locale) soit un peu plus de trois millions de francs Cfa par joueur.
Certainement le coût financier a fait la différence tout comme la présence dans les gradins du président de la République Ould Aziz, a sans doute motivé les joueurs à aller jusqu’au bout.
Le tout grâce à une équipe dirigée par un homme en l’occurrence le technicien français Patrice Neveu, qui a fait de cette compétition sa priorité.
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