Pascal Siakam, moteur des Pacers: briller en NBA pour éclairer la jeunesse africaine
Pascal Siakam ne se contente pas de porter les Indiana Pacers. Alors que la franchise traverse une tempête de blessures, incluse celle de son meneur vedette Tyrese Haliburton, l’enfant de Douala s’est imposé comme le véritable « moteur » de l’équipe.
Mais au-delà des statistiques d’All-Star, c’est un homme profondément attaché à sa terre natale qui s’est confié lors de cet entretien exclusif. Pour Siakam, chaque panier marqué est un hommage à ses racines camerounaises et un levier pour l’avenir du continent. Un message qui résonne avec force de Douala jusqu’aux côtes du Sénégal.
Pour « Spicy P », la réussite en NBA n'est pas une fin en soi, mais un privilège qui oblige. Sa fondation, PS43, est née d'une promesse silencieuse faite à son père, Tchamo Siakam, pour lequel l'instruction était la base de toute réussite. « Connaître d'où je viens et avoir cette opportunité d'être en NBA, avoir les moyens d'aider les autres,» explique Pascal avec humilité. « La raison pour laquelle j'ai créé ma fondation - PS43 Foundation - c'est d'aider les enfants avec les études et la technologie. C'est quelque chose que j'ai le privilège de faire. Et c'est aussi un hommage à mon père, pour lequel c'était très important. Soit, c’est une grande passion et j'espère aider beaucoup de gens. »
Le regard tourné vers l'horizon, Siakam observe avec une fierté non dissimulée l'explosion du talent sur le continent. Que ce soit au Cameroun ou dans une filiale de l’NBA Academy ou dans un tournoi BAL, l'influence de la NBA grandit, et Pascal en est l'un des plus fiers ambassadeurs. « Ça fait plaisir de voir que même la NBA a des infrastructures et des programmes pour aider la jeunesse africaine. Pour moi, c'est quelque chose de très beau de voir beaucoup plus d'Africains en NBA, et on espère que ça continuera comme-ça. C'est une fierté de voir comment ça évolue.»
Sur le parquet, la saison 2025-2026 est un test de résilience. Malgré la fatigue et l'enchaînement des matchs, le « lion indomptable » camerounais refuse de baisser les bras, fidèle à la discipline qu'il s'impose. « C'est une saison compliquée pour nous, beaucoup de blessures, et on a dû subir beaucoup. Mais à la fin pour moi, tout ce que j'essaie de faire, c'est d'être présent tous les jours, de montrer l'exemple, de travailler dur et de donner tout ce que je peux pour l'équipe. Pour le moment c'est dur, mais on espère on va continuer à se battre et avoir l’opportunité de gagner un peu plus de matchs aussi. »
À 31 ans, dans sa dixième saison NBA, Siakam a compris que le talent ne suffit plus. Pour rester au sommet, il explore de nouvelles voies, notamment une hygiène de vie rigoureuse et des régimes adaptés. Dans les vestiaires après un match, on entend qu’il demande un repas sans gluten et on lui demande si c’est son nouveau secret pour être au top. « J'essaie, j'essaie... avec le…je ne veux pas dire l'âge parce que je ne veux pas faire comme si j’étais trop âgé » s'amuse-t-il. « Mais quand tu continues, tu es en NBA, tu essaies de trouver comment faire pour t'améliorer. Essayer d’avoir des trucs qui pourront m’aider à être plus performant. C’est ça l’objectif. »
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