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Sécurité privée : Le ministre de l'Intérieur verrouille le secteur pour les nationaux

Auteur: Yandé Diop

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Sécurité privée : Le ministre de l'Intérieur verrouille le secteur pour les nationaux

Face aux députés, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique a apporté d’importantes précisions sur le projet de loi encadrant les activités de sécurité privée, la réglementation du séjour des étrangers, ainsi que sur plusieurs questions liées à la discipline au sein des forces de défense et de sécurité (FDS).

Le nouveau texte vise à renforcer le contrôle d'un secteur considéré comme une extension d’une prérogative régalienne de l’État. Le ministre a insisté sur l’exigence d’une certification professionnelle, délivrée uniquement à l’issue d’une formation obligatoire dans un centre agréé. Désormais, l’agrément des entreprises sera conditionné au respect strict de ces exigences, avec des sanctions prévues en cas de manquement au Code du travail.

Concernant la souveraineté du secteur, le ministre s’est voulu catégorique : conformément à l’article 4 du projet, les activités de sécurité privée sont réservées aux personnes physiques de nationalité sénégalaise et aux personnes morales de droit sénégalais. « La sécurité privée touche à une mission sensible. En principe, elle doit être exercée par des Sénégalais et pour des Sénégalais », a-t-il affirmé.

Usage des armes : un encadrement rigoureux

Le texte prévoit un encadrement extrêmement strict du port d’armes par les agents privés. L’autorisation restera exceptionnelle et impérativement soumise à une formation spécialisée préalable. Le ministre a rappelé que, même pour les forces publiques, l’usage des armes est régi par le principe de proportionnalité et ne saurait, par conséquent, être banalisé dans le secteur privé.

Séjour des étrangers : un cadre légal en vigueur depuis 1971

Interpellé sur la gestion des flux migratoires, le ministre a rappelé que le Sénégal s’appuie sur la loi n°71-10 du 25 janvier 1971. Si, dans l’espace CEDEAO, le droit d’établissement permet un séjour de trois mois sans formalité, l’obtention d’une carte d’identité d’étranger devient obligatoire au-delà de cette période. Il a également précisé que les frais liés à ces titres constituent une ressource pour les recettes de l’État.

Discipline et réintégrations : les cas des policières et des ASP

Le ministre est également revenu sur le renvoi controversé de sept élèves policières. Il a expliqué que cette décision découlait du règlement intérieur de la Direction générale de la Police nationale (DGPN), où l’état de grossesse est considéré comme une « inaptitude temporaire » incompatible avec la rigueur physique de la formation. Toutefois, il a ouvert la porte à un apaisement en indiquant qu'une « réévaluation de la situation pourrait être envisagée » suite à de nouveaux éléments.

Enfin, une note positive a été apportée concernant les Agents de sécurité de proximité (ASP) radiés entre 2021 et 2024 : le ministre a annoncé que ces derniers ont tous été formés et réintégrés au cours de l’année 2025.

Auteur: Yandé Diop
Publié le: Jeudi 19 Février 2026

Commentaires (4)

  • image
    Moussa il y a 2 heures
    Des nuls à la manette
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    MODOU il y a 2 heures
    Un ministre aux ordres de Petit Menteur. Tu répondras de la mort de feu Abdoulaye Ba. Capable de tout pour plaire à son maître comme l’autre dame, limitée, tarée et arrogante. Votre facture sera salée. Dotoul Yague.
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    Aythia rek il y a 1 heure
    Pratiquement la quasi totalité des étrangers sont devenus sénégalais en achetant la carte d'identité sénégalaise 15000f en moyenne.
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    Ouest Foire Souffre il y a 28 minutes
    une situation extrêmement préoccupante qui prévaut depuis plusieurs mois dans le quartier de Ouest Foire, précisément en face du mur de l’aéroport. Cette zone est devenue un véritable marché à ciel ouvert de vente de drogues, où circulent ouvertement des substances illicites de toutes sortes, sans dissimulation. Les vendeurs opèrent en toute impunité, défiant ouvertement les forces de sécurité. Des épaves de véhicules, utilisées par des mécaniciens installés sur place, serviraient de cachettes pour la drogue, ce qui laisse craindre des formes de complicités locales qu’il conviendrait d’élucider. La situation est d’autant plus alarmante que : Des enfants et des jeunes mineurs viennent y acheter des drogues connues localement sous le nom de “tangal”, ainsi que d’autres substances nouvelles et dangereuses ; Des rixes violentes sont fréquentes, impliquant des armes blanches, des tessons de bouteilles et autres objets dangereux ; Les populations vivent dans un climat permanent de peur, d’insécurité et de désordre. Aujourd’hui, Ouest Foire est perçue par ses habitants comme une zone de non-droit. Malgré les multiples plaintes, alertes et démarches entreprises auprès de la Mairie de Yoff, de la Sous-préfecture des Almadies, de la Gouvernance de Dakar et de plusieurs ministères, aucune réponse concrète ni action visible n’a été enregistrée. Ce silence prolongé est vécu par les populations comme un abandon total de l’État, voire comme un signal de tolérance implicite accordé aux trafiquants. Les habitants, exaspérés et désespérés, s’interrogent : Que faut-il faire pour être entendus ? Que faut-il dire pour que l’État agisse ? Faut-il attendre un drame irréversible impliquant des enfants ou des familles innocentes ? Nous tenons à souligner que cette note n’est ni un acte de défiance ni une dénonciation gratuite, mais un cri d’alarme citoyen, fondé sur une réalité quotidienne vécue par des populations abandonnées, malgré leur attachement aux institutions et au respect de la loi. Nous appelons respectueusement mais fermement à : une intervention sécuritaire urgente et durable dans la zone concernée ; une enquête sérieuse sur les réseaux de trafic et les éventuelles complicités ; des mesures de protection des populations, en particulier des enfants et des jeunes ; une réponse institutionnelle claire, afin de restaurer la confiance entre l’État et les citoyens.

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