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Grève des transporteurs : Alioune Badara Coulibaly dénonce le "mépris" de l'État face à un secteur clé

Auteur: Khady Ndoye

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Alioune Badara Coulibaly, porte-parole de l'APR, sur la grève des transporteurs

La grève des transporteurs continue de paralyser une partie du pays, dans un climat de fortes tensions entre les syndicats et les autorités. Le porte-parole de l'APR, Alioune Badara Coulibaly s'est vivement exprimé sur la situation, dénonçant un "mépris du pouvoir politique" face aux enjeux cruciaux du secteur.

Selon lui, le transport constitue un pilier fondamental du développement économique, véritable colonne vertébrale de la logistique nationale.

"Nos pouvoirs publics ont-ils conscience que le transport est un pilier fondamental du développement économique, agissant comme une épine dorsale de la logistique en reliant les producteurs aux consommateurs. Comprennent-ils que cette activité stimule la croissance ? Qu'elle crée des emplois, facilite le commerce et désenclave les zones reculées ? C'est d'ailleurs pour toutes ces raisons qu'un système de transport efficace devient crucial pour la productivité et la compétitivité d'un pays", dit-il, regrettant que les autorités ne prennent pas la pleine mesure de son importance.

Il ne manque pas de rappeler que le week-end dernier, après plusieurs heures de discussions au ministère des Transports terrestres et aériens, aucun compromis n'a été trouvé avec la Fédération des syndicats des transports routiers du Sénégal.

Parmi les principales doléances figurent : le transport irrégulier, l'interdiction de circuler la nuit, la régulation des minicars dits "Cheikhou Chérifou", les tracasseries routières, le non-respect des engagements sur la réduction des contrôles.

Autant de points qui, selon les transporteurs, n'ont pas été sérieusement examinés.

Pour Alioune Badara Coulibaly, cette crise s'inscrit dans un contexte de morosité économique généralisée. Il pointe l'incapacité du gouvernement à apporter des réponses concrètes, malgré les attentes suscitées après l'alternance.

"Contrairement à ses promesses sur la question, le tandem au pouvoir brille par son impuissance à prendre à bras le corps les écueils qui se dressent sur son chemin. Il perd de vue le fait qu'un domaine tel le transport est un levier stratégique dont le bon fonctionnement et l'efficacité renforcent la puissance d'une nation. Ses défaillances, comme, il est constaté depuis quelques jours, restent un obstacle majeur au développement économique", dénonce M. Coulibaly.

Le porte-parole évoque d'ailleurs un "désenchantement" croissant entre les populations et le pouvoir, notamment après les promesses portées par le Pastef. Selon lui, le projet de transformation systémique attendu par les Sénégalais "n'existe que de nom", alimentant une profonde déception.

"Les Sénégalais avaient cru aux promesses. Ils espéraient récolter très rapidement les fruits de la lutte aux côtés du Pastef. C'est pourquoi l'embarras est encore plus grand quand, intellectuels, étudiants, marchands ambulants, agriculteurs et simples citoyens découvrent que le «Porozet» de transformation systémique pour lequel ils étaient allés en croisade contre Macky Sall et son régime, au prix de nombreuses vies humaines, n'existe que de nom. Immense déception !", nargue le porte-parole.

Pour le porte-parole de l'APR, la détermination des transporteurs témoigne de la gravité de leurs revendications.

"Pour en revenir aux transporteurs, rouges de colère du fait d'un manque d'attention et de considération des autorités politiques, on doit rappeler que ce sont tout d'abord des entrepreneurs, en charge d'une mission de service public. Une journée sans activité constitue d'importantes pertes en ressources financières. S'ils en sont arrivés au stade où ils n'en ont cure, c'est que les revendications que les gouvernants peinent à satisfaire, revêtent un intérêt particulier à leurs yeux. Dieu sait que s'il y'a un régime qui devait être prompt à répondre favorablement aux besoins des travailleurs, peu importe la catégorie socio professionnelle, c'est bien celui du Pastef", dit-il.

Il rappelle également une contradiction qu'il juge frappante : les plus hautes autorités de l'État, dont le président, le Premier ministre et le ministre des Transports, ont tous un passé syndical.

"Ils ont autrefois défendu les travailleurs avec fermeté. Aujourd'hui, ils font preuve d'indifférence face aux doléances des transporteurs", contate-t-il avec amertume.

Khady Ndoye

Auteur: Khady Ndoye
Publié le: Mardi 07 Avril 2026

Commentaires (4)

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    Dioni il y a 4 semaines
    Boulaine niou yappeu l état doit être fort devant ces charlatans de transporteurs et déposer tous les véhicules inaptes au transport des voyageurs à la casse pour toujours et renouveler le parc automobile national en réduisant surtout l âge des véhicules à importer d 10 ans est trop pour les sénégalais car nous trop négligent et corrompus pour respecter les visites techniques
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    Hé! il y a 4 semaines
    Ne vous cherchez pas un. alibi. Les gens se souviennent et des mots et de l'attitude d'Ousmane Sonko et PASTEF, lors d'une grève des transporteurs comme celle-ci. quand ils étaient encore dans l'opposition. Kham nagnou noumou démé.
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    Sénégal rek il y a 4 semaines
    Moi j'ai un problème avec ce ministre. "Guemeul door" prends l'exemple de ton prédécesseur pour résoudre le problème de la population ces syndicalistes n'ont aucune vergogne
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    Mor il y a 3 semaines
    Les trasporteurs ne sont que des oprtunostes hipcrytes et assassin ils tue plus que toutes les patologies regroupee l etat doit etre tres ferme avec ce cancer
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    dieme il y a 3 semaines
    monsieutr accident avec anaser le ministre le plus nul, redoublant de la FAC , gérant d un petit crédit mutuel

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