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Crise à l’UCAD : Le retour amer des étudiants de Mbour après la fermeture du campus

Auteur: Khady Ndoye

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Crise à l’UCAD : Le retour amer des étudiants de Mbour après la fermeture du campus

Les violences survenues à l'université ont contraint les étudiants originaires de Mbour à quitter précipitamment le campus. Entassés dans un bus bondé, beaucoup ont regagné leur ville dans l’urgence, tandis que d’autres, dépourvus de moyens de transport, sont restés bloqués sur place. Ce départ forcé fait suite aux affrontements sanglants de la veille et à la décision radicale des autorités de fermer le campus universitaire.

Face à l’escalade des tensions, l’Amicale des élèves et étudiants de Mbour (AMEEM) a dû prendre ses responsabilités. Une caravane de retour a été organisée en urgence avec l’appui du mouvement "Mbour Justice", afin d’extraire les étudiants d'une situation devenue instable et dangereuse.

Pour Serigne Khadim Ndiaye, secrétaire général de l’Amicale, les événements vécus par ses camarades relèvent de l’inacceptable.

« Nous ne nous attendions pas à un tel comportement de la part des autorités. La manière dont les étudiants ont été traités est déplorable et inhumaine. Nous avons assisté à des scènes monstrueuses : des policiers traitaient les étudiants comme des sauvages. Nous avons été barricadés toute la journée, sans possibilité de nous nourrir. Sortir signifiait risquer l’arrestation », dénonce-t-il avec amertume.

Le sentiment d'une « trahison » politique

Selon le responsable étudiant, les revendications portant sur le paiement des bourses ont été violemment réprimées, alors qu’elles constituent des droits fondamentaux. Le secrétaire général de l'AMEEM pointe également un changement de paradigme douloureux : « Hier, nous nous battions pour défendre un politicien. Aujourd’hui, nous nous battons pour nos droits. La bourse est un droit. Vouloir nous en priver ne peut que nourrir la colère et la révolte de l’ensemble des étudiants », martèle-t-il.

Ce sentiment de déception est partagé par l’étudiante Sokhna Faty Dieng. Très déçue du sort réservé à ses camarades, elle rappelle que beaucoup d'entre eux s'étaient « donnés corps et âme » pour l'avènement du régime actuel, avant de se retrouver aujourd'hui confrontés à la répression.

Auteur: Khady Ndoye
Publié le: Mardi 10 Février 2026

Commentaires (3)

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    Nianthio il y a 8 heures
    Prenez le temps de lire le livre "SOLUTIONS" et le " POROZET"
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    Xeme il y a 8 heures
    A chaque bashing médiatique, il faut se rappeler la stratégie de la pêche en eau trouble, de la chasse à la battue, et alors l'intelligence serait de prendre ses distance pour ne pas être emporté dans du faux, ou du travesti, du manipulé. Jusqu'à cet instant-ci, toutes les explications des étudiants (président de l'amicale, étudiants facultés médecines) restent fébriles. Fébriles parce que aucune explication ne s'est montrée catégorique parce que venant d'un témoin qui aurait vu. Toutes les explications des circonstances commencent par: "C'est Sonko, Diomaye, le ministre de l'intérieur, qui sont responsables et doivent démissionner ". Ensuite arrive "ce sont les forces de l'ordre qui l'ont tabassé, l'ont torturé, et laissé dans sa chambre, on l'a trouvé souffrant dans sa chambre, il a été évacué et est décédé ". Et on termine, prudent, par : "On va suivre pour situer les responsabilités ". On commence par citer des responsables. On finit par l'annonce d'attendre de connaître les responsables. Pour moi, cela pue la manipulation. Et, avec tout ce que j'ai vu depuis 15 ans, portés dans les médias, personne ne peut me reprocher mon droit au doute, quand je vois des incohérences.
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    Lui il y a 7 heures
    Allez faire le front chez vous pour une bonne bouffe et réclamer de l’argent de poche à vos parents. Bande de pauvres idiots !!!!!

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