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LIQUIDATION DE LA SOCIETE HAMO S.A. : Le comité des 136 ex-travailleurs réclame à l'Etat 300 millions d'arriérés de salaires

Auteur: Abdoul Aziz SECK

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Le comité de gestion des intérêts des 136 ex-travailleurs et ayants-droits de la société Hamo S.a., en procédure de liquidation, ne sait plus à quel saint se vouer. Après la saisine de parlementaires comme Samir Abourizk, d'anciens membres du gouvernement comme Amath Dansokho qui était au département de l'Habitat, du médiateur de la République (Doudou Ndir à l'époque) pour être rétablis dans leurs droits et encaisser les 300 millions que la boîte leur doit à titre d'arriérés de salaires, ces derniers ont été surpris par la réponse du gouvernement qui dégage toute responsabilité, depuis que le ministre de l'Economie et des Finances leur a signifié, le 29 janvier 2010, que l'Etat n'est pas concerné par cette affaire. Dans sa réponse référencée N°000799 du 29 janvier 2010, adressée audit comité et dont ampliation a été servie au médiateur de la République, le ministre de l'Economie et des Finances écrit : «après l'examen de cette affaire par mes services compétents, je vous rappelle que la Société Hamo-S.a est une société privée. La participation de l'Etat au capital était très minoritaire (7%)». Le ministre ajoute que «la Société a été liquidée suivant les règles de droit privé. Le liquidateur n'a pas été nommé par l'Etat, mais par le Conseil d'administration. L'Etat ne peut être concerné par la créance née de la liquidation de Hamo-S.a». 

Où sont passés les 14% des actions de l'Etat ?

Une «dérobade», aux yeux de Serigne Ndoye, le porte-parole du comité de gestion des intérêts des 136 ex-travailleurs et ayants-droits de la société Hamo S.a qui a dénoncé ce qu'il appelle «une injustice». Exhibant une lettre adressée au Pca de la Société Hamo par Papa Ousmane Sakho, l'ancien ministre de l'Economie du Sénégal, en juin 1996, M. Ndoye note que, dans cette correspondance, le ministre mentionne ce qui suit : «La loi 87-23 du 18/8/1987 prévoit la privatisation totale de la société Hamo dans laquelle la participation directe de l'Etat est de 21%». Ce qui fait un écart de 14% sur les actions dont fait état l'actuel ministre de l'Economie du régime libéral et celui des socialistes alors au pouvoir en 96. Toutes choses qui amènent les 136 ex-travailleurs de la société Hamo à se demander où sont passées les autres actions de l'Etat, entre 1996 et aujourd'hui ?

Mieux, expliquent les ex-travailleurs de Hamo qui arguent de la présence de représentant de l'Etat dans le Conseil d'administration, «le gouvernement a eu à prendre entièrement en charge le paiement des arriérés de cotisations que la Société Hamo devait à l'Ipres en juin 2006». Si l'Etat n'est pas concerné par cette affaire, se demandent-ils, pourquoi a-t-il alors payé à l'Ipres ?  

Auteur: Abdoul Aziz SECK
Publié le: Mercredi 24 Février 2010

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