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MAGAL DE POROKHANE CE JEUDI : Sokhna Diarra Bousso, la voisine de Dieu

Auteur: Khadim Ndiaye (Stagiaire)

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La communauté mouride célèbre ce jeudi, le Magal de Porokhane. Cet évènement religieux est dédié à la mère de Cheikh Ahmadou Bamba Khadimou Rassoul, fondateur du Mouridisme. La cérémonie sera présidée par Serigne Mountakha Mbacké, actuel khalife de Serigne Bassirou Mbacké. 57e du genre, le Magal de cette année sera fêté sous le magistère de Serigne Sidy Moukhtar Mbacké, khalife général des Mourides.

Le Magal de Sokhna Diarra constitue un grand évènement de l’agenda mouride aux côtés du grand Magal de Touba. Ce grand rassemblement se tient dans le village de Porokhane, situé près de Nioro du Rip, dans la région de Kaolack. Il a été initié en 1951 par Serigne Bassirou Mbacké, quatrième fils de Khadimou Rassoul. À la suite de son rappel à Dieu, son fils aîné Serigne Moustapha Bachir Mbacké devient le khalife de Porokhane et s’employa à la modernisation du village. Aujourd’hui, l’école Mame Diarra, les forages, le lotissement du sanctuaire ainsi que son électrification entière portent son empreinte. Il a également aidé au bitumage des principales routes qui mènent à Porokhane. À sa disparition en Septembre 2007, ce grand exploiteur agricole et fervent érudit de l’Islam a été succédé au khalifat par Serigne Mountakha Bachir Mbacké. Le mausolée de Mame Diarra Bousso est le centre de gravité de Porokhane et constitue sa renommée. C’est pourquoi, elle est le lieu le plus ciblé des fidèles, venant de toutes les contrées du pays et de l’étranger pour puiser des grâces de la sainte mère du fondateur du Mouridisme, Cheikh Ahmadou Bamba. Autres faits marquants de ce grand Magal de Porokhane : la lecture du Coran et la déclamation des poèmes de Khadimou Rassoul, dans tous le village de Porokhane, pour rendre grâce à cet océan de sagesse. En marge de cet événement, une cérémonie officielle, présidé par l’actuel Khalife de Serigne Bassirou Mbacké, Serigne Mountakha, est organisée chaque année pour recevoir les représentant de l’Etat et des autres foyers religieuses. Par ailleurs, le magal de Sokna Diarra est le seul magal jusque-là dédié à une femme, au Sénégal. Toutefois, si Sokhna Diarra est la seule femme bénéficière de cette aura, c’est qu’elle a placé haut la barre en sacrifiant toute sa vie durant au service de Dieu et en accomplissant tous ses devoirs en vers son époux, Mame Mor Anta Salli Mbacké. Son nom, tout autant que sa vie, est riche en symboles.Mame Diariatou Lahi, la voisine de DieuSokhna Diarratoulahi plus connu sous le nom de Sokhna Diarra Bousso naquit en l’an 1252 de l’Hégire (1883), à Goléré, une localité située, au Nord-est du Sénégal. Elle la fille de Mohamed Bousso et de Mame Asta walo. Bien éduquée par ses deux parents, Mame Diarra récitait entièrement le saint Coran à l’âge de dix ans. Elle écrit aussi à cet âge l’intégralité du livre Saint. À dix-neuf ans, elle avait déjà terminé l’étude des sciences religieuses telles que la théologie et la jurisprudence. Formée, dans cette atmosphère de piété et de spiritualité, Sokhna Diarra était une femme entièrement dévouée. Elle ne ratait jamais une prière et accomplissait toutes les obligations et recommandations divines. Sokhna Diarra détenait par-dessus tout une force spirituelle rare chez une femme, force qui lui permit de percevoir très tôt et de taire les miracles qui se manifestaient en la personne de son fils Cheikh Ahmadou Bamba, Khadimou Rassoul. C’est d’ailleurs, cette sainteté et dévotion en Dieu qui lui a valu le surnom de Diâriyatul Lâhi ou voisine de Dieu. Par ailleurs, malgré tout le temps qu’elle consacrait aux actes de dévotion, elle accomplissait consciencieusement ses devoirs conjugaux et sociaux et faisait du travail son viatique. Mame Diarra se singularisa ainsi au sein de sa famille, par sa douceur, sa gentillesse, et sa disponibilité envers tout le monde. Elle aidait ses voisins et ne disait d’eux que du bien. Elle n’a jamais calomnié ni injurié dans sa vie. Certains de ses biographes soutiennent que c’est son père Serigne Mohamed Bousso qui dans un rêve, su que de Sokhna Diarra naîtra un homme d’une très grande dimension. C’est pourquoi, Il donna alors la main de sa fille au jurisconsulte et Cadi de Lat Dior, Serigne Momar Anta, germain de Cheikh Ahmadou Bamba, réputé pour sa probité morale et sa piété incommensurable. De Sokhna Diarra Bousso la tradition raconte une célèbre anecdote selon laquelle elle passa une nuit entière sous la pluie attendant jusqu’aux premières lueurs de l’aube l’ordre d’abandonner le pan de clôture que son époux lui avait demandé de tenir. C’est là un des milliers d’exemples de son dévouement en vers son époux, Mame Mor Anta Salli Mbacké. De même, la majeure partie de ses contemporains attestent que Sokhna Mariama Bousso ne demandait jamais de l’argent à son époux pour la préparation des repas. Elle se débrouillait seule en cas de difficultés, selon ses propres moyens, pour assurer les dépenses quotidiennes. Parce qu’elle avait l’intime conviction que de l’ampleur des sacrifices consentis, dépendront de la grandeur et de la bénédiction de sa progéniture. Serigne Moussa Kâ raconte qu’un jour, elle est allée même jusqu’à mettre ses bracelets en gage auprès de la femme qui lui fournissait du lait caillé qu’elle s’était fait un devoir de servir quotidiennement.

Auteur: Khadim Ndiaye (Stagiaire)
Publié le: Jeudi 14 Mars 2013

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